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Cette fiche vous est proposée par : Guilux


Guerres Helléniques

Tokyo, Japon, Fondation Graad, 22 Juin 2007, 14h55.


Le Japon était encore un des rares pays à ne pas s’être soumis à Alexandre. Il faut dire qu’après la démonstration de l’île d’Andromède, les destructions de Paris, de Berlin et de Londres, avaient convaincu de nombreux gouvernements de se rallier à l’empereur comme il se faisait désormais appeler. A présent, seuls quelques pays riches comme le Japon, les Etats-Unis ou la Russie résistaient encore à cet homme, les pays les plus pauvres ayant rapidement compris où étaient leurs intérêts. Mais les peuples des pays réfractaires craignaient l’armée d’Alexandre et faisaient pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils acceptent ses conditions.


Shina et Milos étaient revenus de Chine la veille, il était de plus en plus difficile de voyager ces temps-ci, c’est pour cela qu’ils avaient mis trois jours pour regagner Tokyo. Aucun autre chevalier ne s’était pour l’instant manifesté. L’inquiétude augmentait dans le camp d’Athéna et des tensions se créaient entre les chevaliers, Ichi et Nachi étant favorables à un compromis plutôt qu’à une bataille. Cette réaction avait d’ailleurs beaucoup surpris Shina.


Shina : Jamais nous ne négocierons avec ce fou furieux.


Nachi : Mais sois réaliste Shina, nous sommes deux chevaliers de Bronze et deux d’Argent, contre des ennemis qui ont éliminé trois chevaliers Divins. Nous n’avons aucune chance.


Ichi : Nachi a raison, la seule solution est un compromis pacifique.


Milos : Mais écoutez-vous ! Etes-vous des disciples d’Athéna ? Vous qui l’avez connue devriez plus que quiconque vouloir venger cet affront.


Shina : Cessons de nous disputer. Nous allons faire le point. Il y a quatre-vingt-huit armures sacrées d’Athéna. A ce jour, seulement trente et une avaient un porteur, onze chevaliers de Bronzes, sept d’Argent, huit d’Or et les cinq chevaliers Divins. Sur les onze bronzes, deux se trouvaient au Sanctuaire et trois en Asgard qui sont soit morts soit devenus des ennemis. Ban et Geki sont morts, et Jabu a disparu. June était sur l’île d’Andromède. Marine n’a plus donné de nouvelles depuis plus de dix ans. Les quatre autres chevaliers d’Argent se trouvaient soit au Sanctuaire soit en Asgard et ont sûrement suivi le même chemin que leurs homologues de rang inférieur. Nous n’avons aucune nouvelle des huit chevaliers d’Or. Tous ce que je sais, c’est que Kiki détient l’armure d’or du Bélier. Enfin, trois des cinq chevaliers Divins sont considérés comme morts.


Shina réprouva un haut le cœur en disant ça, repensant à Seiya. Mais au fond d’elle même elle sentait qu’il n’était pas mort.


Nachi : Donc si je compte, nous serions au plus, quatorze chevaliers.


Ichi : C’est de la folie, nous ne savons même pas combien ils sont.


Milos : Et alors, ne sommes-nous pas prêts à mourir pour défendre la Terre contre ce tyran ?


Voix : Arrêtez de vous disputer.


Apparut alors dans l’encadrement de la porte, une femme portant une urne dorée sur le dos. Il s’agissait de l’armure d’or du Verseau.


Shina : Elena ! Alors les rumeurs qui circulaient sur ton compte étaient vraies, tu es le chevalier d’Or du Verseau.


Elena : Effectivement, Hyoga m’a enseigné tout ce qu’il savait, et à force de persévérance, j’ai obtenu ce rang. Mais ceci n’est pas important. J’ai écouté ton discours et je vais y apporter quelques éléments nouveaux. Hyoga n’est pas mort, nous avons effectivement été attaqués et deux chevaliers nous ont trahi. L’un est mort et l’autre et retourné au Sanctuaire, avec Olympias, un des généraux d’Alexandre. De notre côté, le chevalier de la Colombe est mort et Hyoga est gravement blessé mais devrait s’en tirer. Miguel veille sur lui à Gloch, un village proche de Moscou. Sinon en ce qui concerne les huit chevaliers d’Or, Kiki du Bélier se trouve à Jamir et n’a pas dû recevoir votre message. Je n’ai pas de nouvelles des autres chevaliers depuis des mois.


Ichi : Mais comment se fait t’il que personne ne connaisse les chevaliers d’Or et leur lieu d’entraînement ?


Elena : Seiya l’a voulu ainsi, seuls les chevaliers d’Or et lui-même possédaient ses informations. Mais je vois qu’il n’a pas pu s’empêcher d’en parler à Shina.


Shina : Il m’avait juste donné des bribes d’information pour le cas où il y aurait des problèmes, ce qui est le cas aujourd’hui.


Ichi : Mais qui sont les six autres chevaliers d’Or ?


Elena : Je ne peux te dévoiler leur identité. Mais je doute qu’ils nous rejoignent ici. Donc je peux en conclure que nous serons seulement cinq à combattre.


Athènes, Grèce, Le Sanctuaire, 22 Juin 2007, 8h00.


Depuis son invasion, le Sanctuaire était en effervescence. Tous essayaient de ne pas déplaire à leur nouveau maître, car des rumeurs faisaient dire qu’il torturait atrocement ceux qui ne le satisfaisaient pas. Cela faisait maintenant presque deux semaines qu’il avait installé son quartier général à Athènes et Alexeï commençait à se demander comment tout ceci allait finir. Il avait ordonné à contre cœur la destruction des trois plus grandes capitales européennes, et il allait être encore obligé de tuer des innocents pour que les Etats-Unis se soumettent. Olympias se dirigeait d’un pas rapide vers la demeure d’Alexandre, anciennement appelée salle du trône du Grand Pope. Elle ne portait pas son armure et ses longs cheveux blonds volaient dans le vent provenant de la mer. Alexeï leur avait demandé, à elle et aux autres généraux, de n’utiliser leur vrai nom qu’entre eux. Ceci avait pour effet de rapprocher ces derniers les uns des autres et renforcer leur amitié. Alexeï l’avait fait pour qu’ils aient une grande complicité lors des combats. Mais ces derniers jours, des rumeurs circulaient sur la relation liant Yakosklva à Alexeï, certains pensaient qu’il y avait plus que de l’amitié entre les deux. Elle ne prêtait pas attention aux railleries de ses camarades, et même si elle devait reconnaître qu’Alexeï était très séduisant, elle savait qu’il ne se passerait rien entre eux, il était empereur, il ne pouvait pas s’attacher à une femme. Elle entra dans la salle et s’agenouilla devant lui.


Alexeï : Ce n’est pas la peine Yakosklva, je vous ai déjà dit à toi et aux autres généraux de me traiter comme un ami et pas comme votre chef.


Yakosklva : Excuse-moi Alexeï, je voulais seulement ne pas te manquer de respect.


Alexeï : Pourquoi viens-tu me voir ?


Yakosklva :  Il nous a fait parvenir un message.


Alexeï : Et que dit-il ?


Yakosklva : Il détient de nouveaux renseignements capitaux pour notre victoire. Il m’envoie le lieu où se terrerait le chevalier Divin du Cygne, mais il serait gravement blessé et gardé seulement par un chevalier de Bronze.


Alexeï : Est-ce que tout ce que nous faisons est vraiment nécessaire?


Yakosklva ne comprit pas le sens de la question. Et fut troublée par l’incohérence d’une telle question avec le sujet de la discussion.


Yakosklva : De quoi parles-tu ?


Alexeï : De cette guerre, je voulais seulement que le peuple de Macédoine redevienne libre, et maintenant j’ordonne à mes hommes de réduire des villes en cendres et de tuer des innocents. Est-ce que c’est le seul moyen de faire naître une paix durable dans ce monde ?


Alexeï avait l’air triste et fatigué, Yakosklva comprit alors que c’était un homme comme les autres, et non comme elle le supposait avant, juste un empereur. Elle entreprit de lui redonner la force qu’il avait perdue.


Yakosklva : L’histoire de notre pays nous a enseigné quelque chose Alexeï. Après la seconde guerre mondiale, la Yougoslavie fut créée et Tito devint dictateur. Malgré ses défauts, il permis au peuple yougoslave de vivre dans l’égalité et la liberté. A sa mort, les élections amenèrent Milosevic au pouvoir, et l’union de notre pays s’effondra.


Alexeï : Où veux-tu en venir ?


Yakosklva : Pour que la paix existe, il est parfois nécessaire qu’un homme prenne le pouvoir et même si certaines de ses décisions semblent tyranniques, elles permettent l’instauration de la paix.


Alexeï : Tu as raison, je ne dois plus douter de moi.


Il se redressa sur son siège et regarda Yakosklva avec la même assurance que d’habitude.


Alexeï : Ce renseignement est le gage de sa fidélité. Envoie un chevalier en Sibérie immédiatement, qu’il nous débarrasse de Hyoga et de son apprenti.


Yakosklva : Je sais exactement qui je vais envoyer.


Yakosklva quitta alors la salle, heureuse de voir qu’Alexeï avait toute confiance en elle. Elle n’aperçut pas à l’entrée l’ombre d’Actéon qui avait écouté leur conversation. Pendant ce temps, dans la maison du Taureau, Yourkov, le porteur de l’armure divine de Cendre, était en train de faire des exercices physiques. Bien qu’il n’ait pas besoin de plus de masse musculaire, il essayait d’entretenir sa forme au mieux, étant privé de bataille. Effectivement, Alexeï ne lui avait confié aucune mission alors qu’il était un des plus puissants généraux. Il ne comprenait pas pourquoi il restait au Sanctuaire. Yourkov était bulgare, il avait servi son pays en tant que militaire pendant des années, jusqu'à la mort de sa femme et de ses enfants lors d’un règlement de compte mafieux. Le gouvernement ne faisant rien pour venger sa famille, il avait décidé de quitter l’armée et de devenir mercenaire. Il fut alors engagé pour faire la guerre civile macédonienne. Yourkov était entrain de frapper dans un putching-ball lorsque Zarko entra dans le temple.


Zarko : Tu n’as pas l’air de bonne humeur Yourkov.


Yourkov : C’est que je ne comprends pas pourquoi tous les généraux ont été envoyés tuer les ennemis de notre cause et que je suis le seul à qui Alexeï ait demandé de rester ici.


Zarko : Sois patient, Alexeï ne te garde pas juste pour t’énerver, il doit avoir une bonne raison, c’est un très bon tacticien. En deux semaines, il a réussi où plusieurs dieux ont échoué. C’est quelqu’un d’extraordinaire qui nous mènera vers la gloire.


Actéon : Je n’en serais pas si sûr que ça si j’étais toi. Il est facilement influençable. J’ai surpris une discussion entre lui et Yakosklva, et si elle ne l’avait pas convaincu de continuer, il aurait sûrement laissé tomber son plan d’invasion de la Terre.


Yourkov : Tu m’as fait peur Actéon, je ne t’avais pas entendu arriver.


Zarko : Tu dis que tu viens de surprendre une conversation entre Yakosklva et Alexeï ? En privé ?


Actéon : Effectivement.


Zarko : Cela m’inquiète, je trouve que notre empereur s’attache trop à elle. Cela risque de nous porter préjudice. L’amour rend les hommes aveugles.


Actéon : Crois-tu vraiment que le rapprochement d’Alexeï et de Yakosklva mette en danger notre action ?


Yourkov : L’amour peut aussi être une force dans la bataille. Mais je pense de toute façon que Yakosklva est lucide et qu’elle ne laissera pas ses sentiments influer sur notre destinée à tous.


Zarko : J’espère que tu as raison Yourkov.


Zarko quitta ses compagnons pour se rendre dans le temple des Gémeaux. Les deux autres le regardèrent s’éloigner avec cette démarche processionnaire. Sûrement des restes de son ancienne occupation.


Actéon : Zarko ne croit pas en l’amour, c’est peut-être pour ça qu’il est devenu prêtre.


Yourkov : Il a tort, car l’amour des autres est ce qu’il y a de plus important. Cela permet d’avoir un but dans la vie, un espoir.


Actéon : La seule personne que je n’ai jamais aimée, était ma mère, mais ces salopards l’ont tuée et je ne le leur pardonnerai jamais.


Yourkov : Voila une autre des forces de l’amour, lorsqu’on perd un être cher, le désir de vengeance nous rend plus forts. Et crois-moi je comprends ce que tu ressens.


Il y eu un long silence entre les deux hommes, comme si s’était un hommage à leurs familles décédées. Puis Actéon brisa le silence.


Actéon : Sais-tu où est Ismaël ?


Yourkov : Aux dernières nouvelles, il était en Chine du côté de Rozan, pour trouver le chevalier Divin du Dragon.


Actéon : Cet enfant a l’âme d’un grand guerrier. Tu savais qu’à l’age de sept ans, il se battait déjà pour son pays ? Il est entré au Mossad à l’age de douze ans, il voue une haine démesurée aux musulmans.


Yourkov : Je ne le savais pas, mais comment s’est-il retrouvé en Macédoine ?


Actéon : Tu crois que la guerre a éclaté comment ? Israël a financé secrètement les brigades orthodoxes de Macédoine. Et qui soupçonnerait un enfant de seize ans d’être un espion israélien ?


Yourkov : La vie nous réserve bien des surprises et je pense que tous ici, si nous nous battons pour un monde meilleur, c’est parce que nous avons vécu un traumatisme qui a bouleversé notre vision des choses.


Actéon : Tu es très philosophe pour un militaire, c’est quelque chose qu’on ne croirait pas en te voyant. Bon, je vais te laisser t’entraîner, je dois me rendre à Washington pour persuader les Etats-Unis de se soumettre.


Yourkov : N’y vas pas trop fort, à Berlin tu as failli déclencher une catastrophe nationale, c’est juste un moyen de pression ne l’oublie pas.


Tandis qu’Actéon quittait la maison du Taureau, Yourkov reprenait son entraînement.


Tokyo, Japon, Fondation Graad, 25 Juin 2007, 19h37.


Depuis l’arrivée d’Elena, les tensions étaient retombées entre les différents chevaliers. Peut-être que la présence d’un chevalier d’Or les réconfortait. Ils s’étaient octroyés une semaine de repos après les récents évènements afin de faire le point chacun de leur côté et de préparer la future bataille qui semblait inévitable. Shina avait décidé de retourner dans les bois où elle avait déclaré son amour à Seiya en se plaçant entre l’attaque de feu Aiola du Lion et son amour. A cette époque, jamais elle n’aurait imaginé que quelques années plus tard, il lui demanderait de devenir sa femme. Elle avait enlevé son masque et ses cheveux baignaient dans le vent. Pour la première fois depuis longtemps elle était sereine, elle était certaine que Seiya n’était pas mort, c’est pour cela qu’elle voulait se rendre au Sanctuaire. Pour le délivrer des griffes de ce fou. Elle sentit alors une présence. Elle remit son masque et se prépara à combattre. Apparut alors un homme vêtu d’un manteau et d’une capuche qui dissimulait son visage, identique à ceux que portaient les chevaliers d’Or renégat lors de la Guerre Sainte contre Hadès.


Shina : Qui es-tu ?


Inconnu : Je ne suis pas ton ennemi Shina.


Shina : Comment connais-tu mon nom ?


Inconnu : Tu ne reconnais même plus tes vieux amis ?


Jabu ôta alors sa capuche pour qu’elle puisse le voir. Il avait l’air fatigué et était en appui sur un bâton.


Shina : Jabu, que je suis heureuse de te voir, nous croyions que tu avais été tué.


Jabu : Il s’en est fallu de peu, mais j’ai survécu.


Sa jambe flancha lui arrachant un gémissement de douleur et il tomba contre un arbre.


Shina : Mais tu es blessé !


Jabu : Oui, mais ce n’est pas grave. Ecoute plutôt ce que j’ai à te dire, c’est de la plus haute importance. Lors de mon combat contre Parménion, un des généraux d’Alexandre, j’ai appris qu’il y avait eu un traître qui leur avait dévoilé l’emplacement des camps d’entraînement des chevaliers d’Athéna. Or, comme tu le sais, il n’y avait que treize personnes qui connaissaient l’emplacement des camps.


Shina : Les treize survivants des dernières guerres saintes. Mais c’est impossible, aucun d’entre nous n’aurait pu faire une chose pareille.


Jabu : Malheureusement, c’est la triste vérité. Je te le dis à toi car j’ai confiance et je ne crois pas que ce soit toi qui nous aies trahi.


Shina : Ce ne peut pas être non plus un des cinq chevaliers Divins, ils n’auraient pas renié tout ce pour quoi ils se sont battus juste pour devenir plus puissants. Ban et Geki sont morts, nous avons vu leurs cadavres. Il reste Marine, Kiki, Nachi et Ichi. Les deux derniers sont avec moi depuis deux semaines et je n’ai rien trouvé d’anormal dans leurs attitudes, mais j’ai du mal à croire les deux autres capables de nous trahir.


Jabu : C’est à toi qu’il incombe la tâche de découvrir qui c’est.


Jabu remit sa capuche et commença à s’éloigner en prenant appui sur son bâton.


Shina : Mais où vas-tu ? Pourquoi ne restes-tu pas pour combattre avec nous ?


Jabu : Je ne suis plus digne de porter l’armure sacrée de la Licorne.


Shina : Mais pourquoi ? Explique-moi !


Jabu disparut dans les sous bois et Shina ne vit pas les larmes qui baignaient son visage. Elle le laissa partir sentant qu’il avait perdu son cosmos. Elle retourna alors vers la fondation, l’esprit atrocement tourmenté.


Machu Picchu, Pérou, 25 Juin 2007, 6h00.


Le Pérou était un pays pauvre, où la majorité de la population avait du mal à trouver assez d’argent pour pouvoir se nourrir et se vêtir correctement. C’était pourtant l’un des plus beaux pays d’Amérique Latine. Berceau de la civilisation Inca il y avait dans ce pays de magnifiques paysages, et des monuments antiques s’intégrant parfaitement à la nature, ce qui n’était pas le cas de la plupart des constructions modernes. Il existait, perdue dans la vallée de Tampu, une ancienne ville Inca abandonnée, Machu Picchu. Cette ville avait été découverte longtemps après l’invasion espagnole et la plupart des sépultures étaient celles de femmes. On surnommait donc cette ville, la ville des femmes. On supposait que c’était le lieu où les femmes de l’Inca, fils du soleil, vivaient, à l’écart du reste de leur civilisation.


Maintenant cette ville était très touristique, mais le fait qu’elle soit perdue dans la cordillère des Andes lui avait permis d’accueillir le seul centre d’entraînement de chevaliers créé par Seiya, lui seul en connaissait l’existence et pour tout le monde Marine, qui en était responsable, s’était retirée pour goûter à un repos bien mérité. C’était l’unique centre d’entraînement des femmes chevaliers, pour le moment aucun chevalier n’en était revenu, Elena ayant eu le droit de suivre un entraînement en Sibérie à la demande de Hyoga.


Comme tous les jours, Marine et son apprentie revenaient de leur footing matinal. Le fait de courir en altitude, plus de deux mille mètres au-dessus de la mer donnait une endurance hors du commun une fois de retour à une altitude normale. Marine était inquiète pour Seiya. D’après ses informateurs, un dénommé Alexandre aurait pris le pouvoir en Grèce et soumettrait le monde en faisant usage d’armes impressionnantes. Elle avait peine à croire que les chevaliers Divins d’Athéna pouvaient laisser faire une chose pareille. Aussi elle avait décidé de retourner en Grèce, mais avant tout elle devait faire passer l’ultime épreuve à son apprentie. Elle se retourna vers Marielle, qui essayait de reprendre son souffle. C’était une très belle jeune fille de vingt-deux ans, avec des cheveux lisses, noirs comme la nuit, descendant jusqu'à sa taille. Elle laissait tout le temps deux mèches passer devant ses épaules comme le faisait Haggen de Mérak. Comme toutes les femmes chevaliers, elle portait un masque qui empêchait de voir son visage. Elle était d’origine norvégienne et avait quitté son pays pour devenir chevalier. Comme la plupart des femmes de son pays elle était grande et mince et avait une poitrine peu développée, ce qui n’enlevait rien à son charme. Elle s’appuya sur un rocher pour mieux reprendre sa respiration.


Marine : Très bien Marielle, c’est aujourd’hui que ta formation va se terminer. Depuis quatre ans que tu suis mon enseignement, tu as enfin atteint le niveau digne d’un chevalier d’Athéna. Tu es prête pour l’épreuve ultime.


Marielle : Ce fut un grand honneur de m’entraîner avec vous, maître, et j’espère que je me montrerai digne de votre confiance.


Les deux femmes se dirigèrent vers l’ancien temple du Soleil de Machu Picchu. Elles entrèrent dans une salle aux murs de pierre, avec les restes d’une statue représentant un ancien empereur inca. Il y avait une trappe au centre de la pièce.


Marine : Tu vas descendre dans ce trou, il y a cinq armures de Bronze. A toi de trouver celle qui t’est destinée. Mais attention, une fois descendue tu seras seule face à tes pires cauchemars et je ne pourrai plus t’aider. A toi de surmonter tes peurs pour devenir chevalier.


Marielle : Je n’ai pas peur, je reviendrai avec une armure.


Marielle descendit dans la grotte, il faisait noir et la forte humidité rendait l’air nauséabond. Elle n’osait pas bouger, le noir était impénétrable. Soudain des images lui vinrent à l’esprit. Elle se revit lorsqu’elle avait dix-sept ans, elle était à l’école des Beaux-Arts d’Oslo. Puis le souvenir de cette terrible nuit où tout avait changé. Le viol collectif dont elle avait été victime et qui l’avait poussée à devenir chevalier. Elle s’accroupit, assaillie par ces images insoutenables. Elle commença à pleurer. Elle se souvint alors de tout ce qu’elle avait appris ici depuis quatre ans et elle se ressaisit. Les images disparurent et elle se redressa. De nouvelles images apparurent alors, lui rappelant la mort de ses parents, et à chaque fois qu’elle battait une de ces visions de nouvelles apparaissaient. Après avoir revécu tous les pires moments de sa vie elle sentit une formidable énergie l’envahir. Pour la première fois elle sentit son cosmos grandir en elle, une lumière emplit alors la salle. Elle découvrit les cinq urnes sacrées rangées les unes à côté des autres. Elle avait vaincu ses démons, elle avait réussi l’épreuve ultime. L’urne de l’armure de bronze du Peintre s’ouvrit et Marielle découvrit sa future armure. L’armure représentait une femme tenant un pinceau et un jeu de cartes représentant les couleurs de l’arc-en-ciel, il en émanait une lueur violette qui s’harmonisa avec l’aura qui entourait Marielle. Marine apparut alors dans la salle.


Marine : Bien, je suis fière de toi, désormais tu seras, Marielle chevalier de Bronze du Peintre.


Les deux femmes sortirent du temple. Le soleil brillait, et Marielle comprit que la lumière qui était apparue dans la grotte n’apparaissait qu’à midi, lorsque le soleil était au plus haut dans le ciel. Elle ne s’était pas rendue compte du temps qu’elle avait passé dans la grotte, mais ces six heures avaient été les plus désagréables de toute sa vie. Mais elle était heureuse d’être désormais chevalier.


Marielle : Que dois-je faire maintenant maître ?


Marine : Tu vas venir avec moi, nous allons retourner en Grèce.


Marielle sentit que Marine lui cachait quelque chose, et même si elle ne lui avait encore rien dit, elle serait bientôt au courant.


Tokyo, Japon, Fondation Graad, 26 Juin 2007, 2h30.


Shina n’arrivait pas à dormir, sa rencontre avec Jabu et surtout ce qu’il lui avait dit l’avaient profondément troublée. Elle n’arrêtait pas de se demander qui avait pu trahir le Sanctuaire. Il était impensable qu’un chevalier Divin soit le traître, pourtant Shiryu avait disparu au moment de l’invasion du Sanctuaire, et personne n’avait vu Ikki depuis longtemps. De plus on n’avait pas retrouvé les corps de Shun et de June. Les seuls qu’elle pouvait éliminer étaient son mari et Hyoga qui était gravement blessé d’après Elena. Même si elle n’avait plus de nouvelles de Marine, le fait qu’elle se soit retirée pour vivre une vie paisible, l’éliminait aussi. Elle ne trahirait pas Athéna pour le pouvoir, puisqu’elle avait refusé le peu de pouvoir que Seiya fût prêt à lui confier. Kiki était un chevalier d’Or, mais il avait lui aussi étrangement disparu. Ban, Geki et Jabu étaient hors course, les deux premiers étaient morts et le troisième était sa source. Il restait Nachi et Ichi, mais ils étaient ensemble depuis plusieurs semaines et elle n’avait pas décelé de marque d’amitié envers Alexandre. Certes ils avaient proposé qu’on dialogue avec lui, mais elle savait que c’était plus à cause de la peur qu’il inspirait que d’une éventuelle trahison. Elle avait donc six suspects, Shiryu, Shun, Ikki, Kiki, Nachi et Ichi. Mais lequel avait pu trahir son serment d’allégeance auprès d’Athéna ? Elle se leva et alla dans la cuisine se servir un grand verre de lait.


Milos : Tu as du mal à dormir Shina ?


Shina : Tu m’as fait peur imbécile. Oui, j’ai un problème qui m’empêche de dormir.


Milos : Parles-moi en, je pourrai peut-être t’aider.


Shina : Non, c’est un problème que moi seule peux résoudre. Mais toi, tu ne dors pas ?


Milos : J’aime la nuit, je suis allé me promener dans le parc et j’ai regardé les étoiles.


Shina : Mais il est près de deux heures du matin.


Milos : Je sais, mais c’est à cette heure ci que les étoiles sont les plus belles. En plus j’ai remarqué quelque chose d’étrange, une constellation brille plus que d’habitude.


Shina : Cela veut dire qu’un chevalier a revêtu pour la première fois son armure, mais c’est impossible, puisque tous les maîtres chevaliers vivants sont ici. De quelle constellation s’agissait-il ?


Milos : La constellation du Peintre.


Shina : Tu as du rêver, cette armure fait partie des cinq armures dérobées au Sanctuaire il y a dix ans, personne ne peut l’avoir revêtue.


Shina repartit vers sa chambre, laissant Milos seul dans la cuisine, perdu dans ses pensés.


Milos : Lorsque les étoiles se sont mises à briller plus fort, j’ai cru ressentir un cosmos que j’ai connu il y a longtemps… Marielle, est-ce vraiment toi qui as revêtu cette armure volée ? Pourquoi ne m’as pas tu dis où tu partais ?

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le 01/01/1970 à 01:00:00 par




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