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Guerres Helléniques

Tokyo, Japon, Fondation Graad, 17 Juin 2007, 16h00.


Après le départ de Saori Kido, la petite fille adoptive de Mitsumasa Kido, la fondation fut confiée à leur plus fidèle conseiller, Youkiro Tatsumi. Il continua à développer la fondation, avec, comme l’avaient fait les Kidos avant lui, le souci de faire le bien et d’aider les misérables. Il avait été fortement affecté par la décision d’Athéna, alias Saori Kido de se retirer de la vie terrestre, lui qui l’avait connue toute petite. Il avait continué les recherches entreprises par M. Kido, mais les chevaliers d’Acier ne connaissant pas le cosmos, ils ne pouvaient rivaliser avec leurs homologues de Bronze, d’Argent ou d’Or. Aussi, les principales activités de la fondation étaient à présent purement caritatives. Et les bienfaits de la fondation étaient reconnus dans le monde entier, un monde où le genre d’action qu’elle entreprenait était très rare. Les hommes étaient devenus égoïstes et solitaires, et la société était de plus en plus inégale. Aussi, la prise de pouvoir d’Alexeï en Macédoine avait provoqué un déclic. Les idées qu’il répandait n’étaient pas totalement mauvaises, et beaucoup de gens pensaient comme lui.


Youkiro fut surpris de voir arriver Shina, Nachi et Ichi, en milieu d’après midi à la fondation, cela faisait plus d’un an qu’il n’avait pas eu de nouvelles du Sanctuaire ou de quiconque en rapport avec celui-ci. Les trois chevaliers avaient l’air abattu. Youkiro s’avança à leur rencontre et s’adressa directement aux deux chevaliers masculins en ignorant Shina alors qu’il savait qu’en tant que femme du Grand Pope et chevalier d’Argent, elle représentait l’autorité. Mais tous savaient que la galanterie n’était pas le point fort de Youkiro et qu’il avait toujours était gêné que Seiya l’ait prise elle, une grecque, comme femme.


Youkiro : Que faites-vous ici ? Cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu de vos nouvelles.


Nachi : Nous avons besoin que la fondation nous accueille.


Youkiro : Mais pourquoi, il y a un problème ?


Nachi : C’est …


Shina : Laisse Nachi, je vais lui expliquer. Le Sanctuaire a été attaqué il y a une semaine. Il semblerait que tous ceux qui se trouvaient là-bas aient été tués. Alexandre, le nouveau président de la Macédoine a semble t’il pris le contrôle de la Grèce. Et depuis cet instant tous les centres d’entraînement des chevaliers d’Athéna ont été attaqués. Sous les ordres de Seiya, j’ai commencé à réunir les seuls chevaliers rescapés de la dernière guerre sainte, mais notre ennemi a été plus rapide, Geki et Ban ont été exécutés, Hyoga ne donne pas de signe de vie, Jabu a disparu et nous nous rendons en Chine pour retrouver Shiryu avant de nous rendre sur l’île d’Andromède. Mais avant nous avons besoin de savoir si la fondation Graad va nous aider, et nous assurer un soutien logistique.


Youkiro : Eh bien ce que tu m’apprends est alarmant, étiez-vous au courant que ce matin Alexandre a demandé aux pays du monde entier de se soumettre ? Sinon il les réduirait à néant.


Nachi : Cet homme est fou. Il faut qu’on l’arrête mais on ne pourra pas y arriver sans Shiryu et Shun.


Youkiro : Et Ikki, pourquoi ne faites-vous pas appel à lui ?


Shina : Il a disparu depuis longtemps et nul ne sait où il est allé.


Youkiro : Il n’y a pas de problème, vous pouvez vous installer ici. La fondation restera fidèle à mademoiselle Kido, même si elle a choisi de nous quitter.


Nachi : Merci Tatsumi.


Youkiro : Tu n’es plus un enfant, tu peux m’appeler par mon prénom.


Nachi : Si tu veux Youkiro.


Depuis qu’ils étaient arrivés c’était la première fois que Nachi souriait, ce qui fit comprendre à Youkiro que la situation était dramatique. Il accompagna les trois chevaliers dans ce qui avait été à une époque, le centre de commandement d’Athéna et qui maintenant servait d’hôtel particulier pour des conférences sur la paix ou la pauvreté. Il les laissa se reposer et retourna s’occuper des affaires courantes. Il devait en effet surveiller avec attention l’évolution de la situation politique du monde.


Iles d’Andromède, Ethiopie, 17 Juin 2007, 10h10.


Depuis qu’Athéna s’était retirée, Shun et June étaient les maîtres de l’île d’Andromède, ce petit bout de caillou perdu au milieu de l’océan Indien où avait jadis été sacrifiée la fille du roi d’Ethiopie. Lorsqu’ils étaient revenus, ils avaient dû tout reconstruire en partant de zéro, la terrible attaque de Milo, défunt chevalier du Scorpion, n’ayant laissé que des décombres. Ils avaient ainsi créé un village sur la côte où des pêcheurs s’étaient installés, et avaient bâti le centre d’entraînement au coeur de l’île pour que les apprentis soient isolés de la vie normale et puissent se concentrer sur leur formation.


En ce jour resplendissant comme il y en avait beaucoup dans la région, June revenait du village avec les provisions pour Shun et son nouvel apprenti qui était destiné à devenir le chevalier de Cassiopée. Alors qu’elle marchait le long du sentier qui la ramenait vers le centre de l’île, un homme se dressa devant elle. Il avait de magnifiques cheveux blancs et il portait des lunettes de soleil noires ce qui faisait contraste avec son teint pale. Son physique musclé le rendait très séduisant.


Eumène de Cardia : Puis-je vous aider mademoiselle ?


June : Madame ! Et non merci, j’y arriverai seule.


Le ton qu’elle avait utilisé fit faire un mouvement de recul à Eumène, impressionné par l’agressivité d’une si jolie femme.


Eumène de Cardia : Excusez-moi. Je suis étranger ici, et j’aimerais rencontrer le maître de cette île, savez-vous où je peux le trouver ?


June : Shun ? Je vis avec lui, ce n’est pas très loin, si vous voulez me suivre.


Eumène de Cardia : Ce sera avec un grand bonheur.


June : Excusez mon indiscrétion mais comment vous appelez-vous ? Et pourquoi voulez-vous voir Shun ?


Eumène de Cardia : Je m’appelle Eumène de Cardia et je ne peux pas vous dire pourquoi je viens le voir, mais c’est de la plus haute importance.


June : Pas de problème, je me mêle rarement aux affaires de mon mari. Eumène, c’est grec, non ?


Eumène de Cardia : Macédonien, pour être exact.


June ne réagit pas à la dernière réplique d’Eumène, et il se douta que sur cette île perdue, les représentants d’Athéna n’avaient pas eu vent des récents évènements qui avaient bouleversé la Grèce. Ils restèrent silencieux jusqu'à leur arrivée au camp d’entraînement. Shun était en train d’expliquer les bases du cosmos au jeune garçon lorsqu’il ressentit un cosmos hostile s’approcher d’eux. Il se retourna et vit June accompagnée de cet homme.


Shun : Qui est-ce ?


June : Il s’appelle Eumène, il vient de Macédoine, il voulait te parler.


Eumène : Voici donc Shun d’Andromède, un des cinq chevaliers Divins d’Athéna.


Shun : Qui es-tu et comment connais-tu mon nom et mon rang ?


Eumène : Cela fait beaucoup de questions auxquelles je n’ai pas le temps de répondre. Je suis venu pour te tuer, chevalier Divin d’Andromède.


Eumène fit alors exploser son cosmos, et l’armure divine d’Etoile apparut devant lui puis le recouvrit. L’armure était d’une extrême simplicité, les jambières avaient la forme de la partie du corps qu’elles recouvraient, comme les protections des bras. La protection de son torse était assurée par une sorte de débardeur qui dessinait la forme des muscles et était fixée à un ceinturon qui, à l’aide de deux battants, protégeait les cuisses. Il n’avait pas de casque mais une sorte de bandeau qui lui tenait les cheveux en arrière. Il avait gardé ses lunettes noires, qui contrastaient avec le blanc étincelant de son armure. Shun était impressionné par la puissance qu’il dégageait. Il regarda sa femme et son apprenti et vit la peur sur leurs visages. En un éclair aveuglant, Eumène fit apparaître dans sa main une épée, que le chevalier Divin crut reconnaître. A la grande surprise de Shun, June fit exploser son cosmos et l’armure du Caméléon vint à elle.


June : Tu ne toucheras pas à Shun !


Elle se jeta vers Eumène en faisant tournoyer son fouet, il esquiva la misérable attaque de son adversaire et d’un coup de lame fendit l’armure de June dans le dos. Elle tomba sur le sol, du sang coulant de la blessure ouverte par Eumène. Shun devant la facilité avec laquelle son adversaire avait mis à terre sa femme, fit exploser son cosmos et l’armure divine d’Andromède apparut dans toute sa splendeur. Son adversaire eut un petit sourire.


Eumène : Cela fait longtemps que j’attends ce moment, affronter un chevalier Divin.


Shun : Malheureusement pour toi tu risques de le regretter, car ce sera ton dernier combat sur cette terre.


Chaîne Nébulaire !!!


 


La chaîne de Shun fendit l’air en direction de son adversaire, mais celui-ci esquiva sans difficulté. Mais sans que ce dernier s’en aperçoive, Shun d’un coup de poignet donna une trajectoire circulaire à sa chaîne.


Eumène : Ce n’est donc que ça la chaîne d’Andromède ? Je m’attendais à quelque chose de plus dangereux.


Il ne vit pas la chaîne revenir dans son dos, elle passa juste au-dessus de l’épaule dénudée d’Eumène et l’égratigna. Un filet de sang se mit à couler le long de son armure blanche.


Eumène : Mmm, j’ai peut-être négligé ta puissance, mais tu ne pourras pas résister à ma prochaine attaque.


Shun regarda son apprenti qui s’était dissimulé derrière un rocher. Il était en sécurité, mais la puissance d’Eumène inquiétait Shun. Il concentra son cosmos et son armure se mit à étinceler comme le soleil, ses cheveux prirent une teinture dorée et ses lunettes volèrent en éclats découvrant ses yeux qui étaient blancs, il n’avait pas de pupilles. A la vue de ces yeux, Shun fut pris d’un frisson.


Shun : Non ce n’est pas possible !


 


Shun eut juste le temps de pousser un cri vers sa femme avant que le cosmos de son adversaire n’explose.


Explosion Solaire !!!


Chaîne Nébulaire !!!


La puissance qu’avait concentré Eumène se libéra et provoqua une explosion cent fois supérieure à celle d’une bombe atomique. L’île d’Andromède fut rayée de la carte et tous ses occupants furent tués.


Tokyo, Japon, Fondation Graad, 17 Juin 2007, 21h00.


La nouvelle laissa tout le monde sans voix à la fondation. L’île d’Andromède avait été détruite par une explosion de nature inconnue. Aucun des habitants n’avait survécu. Alexandre avait déclaré que c’était ce qui attendait toutes les capitales mondiales, si les gouvernements ne se soumettaient pas à sa volonté.


Nachi : Ce n’est pas possible, qui a pu faire une chose pareille ? Shun était le gardien de cette île, comment a-t-il pu se faire battre ?


Shina : De la même façon que Seiya. Nos adversaires sont plus puissants qu’on le croyait.


Ichi : Effectivement, s’ils sont vraiment ceux qui ont fait ça, nous ne pouvons que nous soumettre. Si même les chevaliers Divins d’Athéna ne sont pas de taille, que pouvons-nous faire ?


Shina : Il faut que l’on prévienne Shiryu, il est en danger.


Nachi : Mais comment comptes-tu faire ?


Shina : Je vais me rendre au cinq pics. Nachi et Ichi vous resterez ici pour accueillir les chevaliers encore fidèles à Athéna.


Nachi : Mais comment vont-ils savoir qu’on est ici ?


Shina : Youkiro, tu vas faire passer un message par l’intermédiaire de la fondation, un message codé que seul les chevaliers d’Or et les chevaliers Divins comprendront, c’est Seiya qui me l’a donné pour l’éventualité où le sanctuaire serait attaqué. Espérons qu’ils pourront trouver d’autres chevaliers.


Youkiro : D’accord Shina, je m’occupe de tout.


Shina : Malheureusement, j’ai peur qu’il ne reste plus beaucoup de chevaliers à sauver.


Le ton triste qu’employait Shina rappela à tous qu’elle avait perdu son mari dans cette guerre. Et ils furent impressionnés par la maîtrise dont elle faisait preuve pour permettre à l’ordre de chevalerie d’Athéna de survivre.


Alger, Algérie, 18 Juin 2007, 11h20.


La vieille ville d’Alger était en ébullition après la catastrophe de l’île d’Andromède. Depuis l’indépendance, différentes factions tentaient de prendre le pouvoir en Algérie et il était peu probable que le gouvernement cède le pouvoir à Alexandre, aussi tout le monde voulait quitter la ville. Le pays était au bord de l’anarchie, mais ce que peu savaient, c’était qu’un petit village du pays avait déjà était rasé par Alexandre.


Effectivement, le camp d’entraînement qui était dirigé par Jabu de la Licorne avait été détruit et tous les habitants du village d’Ezerb, voisin, avaient été exterminés. Au milieu de toute cette foule, un homme avançait couvert d’une cape qui empêchait de discerner ses traits, c’était Jabu. Il avait l’air ivre, il titubait d’un coté à l’autre de la rue. Soudain, il s’arrêta, une voix avait attiré son attention, une voix qu’il connaissait. Cela provenait d’une radio, posée sur le comptoir d’un café.


Radio : … jamais la fondation ne s’associera à cet ignoble individu, qui pour assouvir sa soif de pouvoir prend en otage la planète. Et j’ai un message à passer, que tous les défenseurs de la Terre se réunissent où tout a commencé.


Jabu : Le message codé, la fondation. Il faut que je retourne au Japon.


Radio : C’était Youkiro Tatsumi, le président de la fondation Graad, la plus importante fondation de solidarité dans le monde. Mais malgré cet appel à la résistance de nombreux pays …


Il se dirigea vers le port d’un pas décidé, prendre l’avion en Algérie étant, par les temps qui courraient, très dangereux.


Cinq Pics de Rozan, Chine, 18 Juin 19h00.


Cette région de la Chine était sans doute la plus belle, avec les montagnes, les cascades, la forêt… Elle aurait pu être classée parmi les merveilles du monde. Mais ce paysage était le dernier souci de Shina, elle devait à tout prix prévenir Shiryu du danger qui les menaçait. Elle arriva à la demeure de ce dernier, celle de son ancien maître, qu’il occupait désormais avec sa femme, Shunreï. La maison n’était pas bien grande et était loin de posséder tout le luxe moderne, mais Shiryu y était attaché. Shina s’approcha et frappa à la porte. Elle entendit du bruit à l’intérieur, quelqu’un venait lui ouvrir.


Shunreï : Shina ! Quelle bonne surprise, comment vas-tu ?


Shina : Bonjour Shunreï, ça ne va pas pour le mieux malheureusement, j’apporte de mauvaises nouvelles à Shiryu.


Shunreï : Mais ne reste pas dehors, entre, j’ai déjà un invité.


Shina fut perplexe, qui pouvait bien venir voir Shiryu, il n’y avait aucun apprenti en stage dans la région, et Shiryu avait tout fait pour ne pas attirer l’attention sur lui. Elle pensa alors à l’île d’Andromède, et s’il s’agissait de l’un d’entre eux ? Elle entra dans le salon, prête à se battre.


Homme : Shina !


Shina : Milos ! Mais que fais-tu ici, je te croyais en République Tchèque ?


Milos était un jeune Tchèque qu’elle avait recueilli lors d’une de ses missions pour le Sanctuaire avant qu’elle ne se marie. Après un dur entraînement, Seiya lui avait accordé le privilège de porter l’armure d’argent de Persée. Milos était la caricature de l’homme slave, des cheveux courts, blonds et des yeux bleus. Il était assez grand et possédait une musculature importante mais fine ce qui en faisait un jeune homme charmant. Il avait suivi l’enseignement de Seiya, et Shina l’avait soutenu, car l’entraînement qu’il avait suivi était particulièrement dur. Shina le considéré comme son fils, d’autant plus que le coup que lui avait porté Aioria du Lion dans le jardin de l’hôpital de la fondation, l’avais rendu stérile.


Milos : J’ai suivi les conseils de Seiya, je suis venu en Chine pour rencontrer celui qui a vaincu mon prédécesseur. Je ferais les recherches sur mon passé plus tard.


Shina : Mais tu n’es pas au courant de ce qu’il s’est passé ?


Shina expliqua en détail tous les évènements qui avaient eu lieu ces dernières semaines. L’accession d’Alexandre au poste de président de Macédoine. L’invasion de la Grèce et la chute du Sanctuaire. L’ultimatum lancé au reste du monde et enfin la démonstration de l’île d’Andromède. Sans oublier l’anéantissement de tous les centres d’entraînement d’Athéna. Ses deux interlocuteurs, furent complètement abasourdis par ce qu’ils venaient d’apprendre, et il y eut un long silence avant que l’un d’eux ne reprenne la parole.


Milos : Ce n’est pas possible, si je te comprends bien, deux chevaliers Divins seraient déjà morts ?


Shina : Peut-être plus, nous n’avons plus aucune nouvelle de nos centres du nord de la Sibérie.


Milos : Mais alors, que pouvons-nous faire ? Si même les chevaliers les plus puissants de l’ordre ne peuvent pas rivaliser.


Shina : Pour l’instant nous essayons de regrouper tous les chevaliers encore fidèles à Athéna.


Milos : Nous ?


Shina : J’arrive du Japon, où avec l’aide de la fondation Graad, Nachi, Ichi, et moi-même essayons de rassembler les chevaliers. Je suis venue chercher Shiryu, mais je suis heureuse de te trouver sain et sauf.


Shunreï : Shiryu, comme j’étais entrain de l’expliquer à Milos quand tu es arrivée, est parti méditer dans la montagne.


Shina : Et quand revient-il ?


Shiryu : Je n’en sais rien, mais généralement cela dure plusieurs semaines, or il est parti il y a une semaine à peine. Je ne l’attends pas avant deux ou trois semaines.


Shina : Nous n’avons pas le temps d’attendre. Tu pourras lui raconter tout ce que je vous ai dit ?


Shunreï : Ne t’inquiètes pas le message sera transmis.


Shina : Milos, tu viens avec moi.


Milos : Très bien, je verrai maître Shiryu une autre fois.


Shina sourit devant l’insouciance de son jeune compagnon, mais cela les autres ne s’en rendirent pas compte. Elle espérait pour lui qu’il y aurait une autre fois, mais elle sentait que lors de cette bataille, peu d’entre eux survivraient.


Quelque part au milieu de l’océan Indien, 20 Juin 2007, 21h46.


La mer était agitée et malgré sa masse imposante le paquebot tanguait énormément. La luminosité avait fortement baissé et seuls les éclairs de l’orage permettaient de distinguer un homme qui se dirigeait vers le poste de pilotage. Il avait du mal à marcher et il espérait pouvoir atteindre le Japon avant que sa blessure ne l’immobilise complètement. Il s’appuya sur la rambarde pour reprendre son souffle. Sa jambe le faisait de plus en plus souffrir.


Jabu : Comment se fait t’il que cette blessure ne cicatrise pas, j’ai l’impression qu’une flamme brûle dans ma jambe.


Il se remémora le combat, ou plutôt le massacre au cours duquel il avait été blessé.


Ezerb, Algérie, 16 Juin 2007, 12h36.


Jabu était parti faire des courses aux villages voisins, il était seul à présent. Son dernier apprenti avait abandonné. Et il allait pouvoir profiter de l’été qui s’annonçait. Dans sa contrée reculée, il n’avait pas encore appris que le Sanctuaire avait été envahi. Il se dirigeait tranquillement vers son fournisseur habituel lorsqu’il sentit ce cosmos hostile se rapprocher. Il vit alors l’attroupement au milieu de la rue, au centre se tenait un gamin muni d’un trident d’un bleu turquoise de la même couleur que ses yeux. Il tenait dans son autre main le col d’un vieillard totalement apeuré.


Parménion : Je cherche Jabu de la Licorne, s’il ne se présente pas immédiatement, je tuerai cet homme.


Tous les villageois étaient apeurés et intrigués de voir un si jeune homme menacer un vieillard ainsi. Jabu s’approcha et comprit que le cosmos qu’il ressentait émanait de ce gamin.


Jabu : Je suis Jabu de la Licorne.


Les gens s’écartèrent et laissèrent passer le chevalier de Bronze.


Jabu : Pourquoi veux-tu me voir ? Tu n’as pas besoin de menacer un vieillard pour t’adresser à moi.


Parménion : Je me nomme Parménion, je suis l’un des cinq généraux d’Alexandre et je suis venu te donner l’ordre de te soumettre à ce dernier.


Jabu : Je ne reçois mes ordres que du Sanctuaire, et puis comment as-tu trouvé ce camp d’entraînement, seuls quelques chevaliers connaissent les emplacements des camps.


Parménion : Tu n’es pas au courant ? Le Sanctuaire a été vaincu. Et il existe parmi tes quelques chevaliers des hommes qui parlent facilement lorsqu’on leur propose de devenir plus puissants.


La surprise pouvait se lire sur le visage de Jabu. Et Parménion en fut tout réjoui.


Jabu : Qui a pu faire ça, Seiya ? Non, il est trop honnête, mais le fait que le Sanctuaire soit tombé voudrait dire que la puissance de ces hommes est énorme. Tout ce que je sais, c’est qu’il y a un traître parmi les orphelins de la fondation. Il me faut de toute urgence prévenir les autres.


Parménion : De toute évidence tu n’es pas disposé à te soumettre. Je vais donc devoir t’éliminer.


Jabu : Tu oses défier un chevalier d’Athéna ?


Jabu fit exploser son cosmos et l’armure de la Licorne vint à lui. Parménion le regardait droit dans les yeux. Ses courts cheveux roux reflétant la lumière du soleil, mais Jabu ne distingua aucune peur sur son visage.


Le Galop de la Licorne !!!


 


Jabu : Sans armure, il va mourir sur le coup. Mais pourquoi ne bouge t’il pas ?


 


Au dernier moment, Parménion dessina un arc de cercle avec son trident. Il esquiva l’attaque facilement et fendit la jambière de Jabu, lui infligeant une profonde blessure. Il s’écroula sur le sol, ayant l’impression qu’on lui avait arraché la jambe.


Jabu : Mais comment a-t-il fait ? Sans armure ! Il est trop puissant, je ne peux pas lutter contre lui. Je vais devoir fuir, il faut à tout prix prévenir les autres qu’il y a un traître parmi nous.


Parménion : Tu es pathétique, je vais en finir rapidement avec toi, j’ai un plus gros chat à fouetter, j’ai l’honneur d’affronter le chevalier Divin du Dragon et je ne vais pas perdre de temps avec toi.


Parménion avança vers Jabu, son trident pointé vers la tête de celui-ci. Jabu saisit alors une poignée de sable qu’il lança à la figure de Parménion. Pendant que celui-ci essayait de dégager ses yeux, Jabu s’enfuit et se cacha dans une rue adjacente. Lorsque Parménion revint à lui, il commença à s’énerver.


Parménion : Chevalier, si tu ne te montres pas, je vais raser ce village et tuer tous ses habitants !


Jabu partit alors en courant vers la route d’Alger, sans se retourner même lorsqu’il entendit les cris et les pleurs des habitants d’Ezerb.


Quelque part au milieu de l’océan Indien, 20 Juin 2007, 21h48.


Jabu arriva enfin au poste de pilotage. Il y avait trois hommes, le comandant se tenait devant la barre, l’officier radio essayé de trouvé une fréquence valide, ce qui était très dur par ce temps et un matelot qui s’était réfugié là en attendant que la tempête se calme.


Jabu : Capitaine, combien de temps avant d’arriver au Japon.


Capitaine : Si le temps ne se calme pas, il nous faudra cinq jours minimum.


Jabu : Merci Capitaine.


Jabu ressortit sur le pont et retourna dans sa cabine. Là il s’allongea sur le lit et se mit à pleurer.


Jabu : Je les ai abandonnés, je les ai laissés se faire massacrer. Je ne mérite pas d’être chevalier.


Les matelots entendirent alors tous ce cri de détresse, ce hurlement appelant Saori qui se perdit dans la tempête.

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