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Cette fiche vous est proposée par : Siegfried


Paradise Chapter

Ikki crut entendre un bruit dans la tempête, et se retourna. Il vit un troupeau de gazelles magiques (1), comme des fantômes de lumière, traverser la plage. Plus grandes que des gazelles normales, elles avaient ce côté fantastique des animaux de contes et de légendes oubliés. Elles sautèrent par-dessus Ikki qui se protégea avec sa main, parce que la lumière était presque aveuglante. Elles semblaient arriver à l’infini et couraient toutes vers Shaka, en position du Lotus au cœur de sa Sphère de Karm. Ikki croisa le regard d’une gazelle féerique, au ralenti. Elle pleurait. Elle fixa Ikki tellement profondément, avec des yeux si tristes, que le Chevalier en fut bouleversé. Puis toutes les gazelles de lumière traversèrent Shaka, disparaissant dans son corps et alimentant sa Sphère de Karm. Lorsque la dernière gazelle disparut enfin, le corps de Shaka brûlait d’une énergie différente. Un gigantesque serpent de mer enroulé autour du corps d’un dauphin apparut derrière lui (2), comme l’emblème d’une constellation. Il ouvrit les yeux.

• Que Le Char de Râvana (3) conduise l’âme de ton frère au royaume de Lankâ (4)…

• Nonnnnnnnnnn !!! hurla Ikki.

Toujours à bout de souffle, Shun luttait contre l’évanouissement et la crise cardiaque. Il leva les yeux pour voir un naja (5) de lumière orangée plonger vers son visage à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Le serpent gigantesque sortant des mains jointes de Shaka semblait entièrement constitué de milliards de flocons de cosmos doré. Il ouvrit une gueule démesurée et la referma sur le corps du jeune Andromède, l’arrachant du sol pour le monter dans les airs. La dangereuse morsure pénétra l’Armure Céleste, et Shun hurla à la mort, les yeux exorbités. Ikki se releva en prenant appui sur sa jambe blessée et tendit la main vers son frère, les dents serrées et les yeux chargés de larmes. La créature relâcha finalement son étreinte, et le corps de Shun tomba au ralenti vers la plage. Ikki se jeta en avant et rattrapa son frère en sentant sa cheville meurtrie céder complètement. Le serpent monta vers le ciel comme un dragon, et disparut dans le firmament…

• Voilà mon premier problème réglé. Andromède était le plus dangereux de vous deux. Il fallait que je détruise son âme afin de pouvoir l’éliminer de l’équation, et que tu donnes enfin ta réelle mesure, Chevalier du Phénix.

• Tu vas payer… Tu vas payer pour ton acte… Tu voulais me retirer tout ce que j’avais de plus cher afin de voir mon réel niveau de combat… Tu ne vas pas être déçu, traître… Meurtrier !

• Ikki… murmura Shun.

• Shun ? répondit un Ikki médusé.

• Comment ? s’exclama la Vierge. C’est impossible !

• Je… Je vais bien, Ikki.

• Mais je… Shun ! Tes cheveux ! Et tes yeux…

Les cheveux de Shun étaient redevenus noirs et ses yeux rouges comme ceux d’Hadès, mais son cœur ne le lançait plus. Il se releva avec peine, les blessures infligées par la créature de Shaka étant réelles, mais il réussit à tenir debout.

• Oui… Mes cheveux… Mes yeux… Je pense que c’est la marque d’Hadès. Il me l’a laissée, comme pour montrer que je lui avais appartenu.

• Tu veux dire…

• Il n’est plus là, non.

• Je comprends mieux. Le Char de Râvana a expulsé son âme et non la tienne, Andromède… précisa Shaka de Vyâsa.

• Certainement. Et malheureusement pour toi.

• Et pourquoi cela ? Que la partie d’Hadès qui sommeillait dans ton cœur ait disparu ne peut signifier que de bonnes nouvelles pour moi.

• Non, pas du tout. Si j’avais fait une fois de plus appel à sa puissance, Hadès m’aurait tué. Il aurait emporté mon cœur. Mais grâce à toi, son âme m’a quitté. Pas sa puissance. Tout combat est dorénavant inutile, Shaka. Arrête ta folie, je t’en conjure !

Ikki n’en revenait pas. Son frère était bel et bien de retour. Il conserverait à jamais ces superbes cheveux noirs rappelant la personnalité d’Hadès et ses pupilles rouges, mais cette dernière phrase était bel et bien celle de Shun d’Andromède, le petit frère d’Ikki. La situation aurait pu aller beaucoup plus mal. Shun était en vie, Ikki aussi, et Esméralda seulement endormie. Shun démontrait encore une belle assurance, sans pour autant être du tout arrogant. S’il disait à Shaka que tout combat était devenu inutile, c’est qu’il devait être sacrément sûr de lui. Cela remonta le moral d’Ikki, qui tendit la main à son frère.

• Aiderais-tu un vieux Chevalier du Phénix à se relever, mon frère ? demanda Ikki avec un sourire de prédateur.

• Bien sûr, sourit Shun à son tour en le relevant.

• Je vous en prie, épargnez-moi cette débauche de bons sentiments ! Vous me dégoûtez…

• Vraiment ? demanda Ikki. Et pourquoi cela ?

• Vous perdez du temps en étalage de faiblesse ! Vous feriez mieux de vous battre ! Ce manque de concentration scellera votre tombeau.

• Manque de concentration ? Allons, Chevalier ! Toi qui es si fier et si clairvoyant ! N’as-tu pas un niveau suffisant pour regarder mon jeune frère avec les yeux qu’il faut ?

• Comment ? demanda Shaka en fermant les yeux. Ton frère ne brûle aucun cosmos…

Lorsque Shaka se concentra pour percevoir le Chevalier de Bronze dans le cosmos, il fut agressé par une lumière si puissante que ses rétines furent instantanément brûlées. Il rouvrit les yeux en hurlant, tendant une main en avant comme s’il cherchait à agripper une chose invisible. Shun lâcha la main de son frère et fit un pas en avant.

• Je t’en prie, Shaka. Tu sais que je n’aime pas la violence.

• Shun… C’est un monstre. Il a tué un enfant, et il en tuera d’autres.

• Oui… Je le sais bien, dit Shun à regret. Je préfèrerais qu’il y ait un autre moyen…

• Moi pas… affirma Ikki avec un regard noir. Si tu ne le fais pas, je m’en chargerai.

• Très bien…

• Vous allez… me le payer ! proféra Shaka en reprenant sa position du Lotus. Je vais supprimer vos sept sens d’un seul coup, même si je dois y perdre la vie ! Les 7 Livres du Râvâyana : PUISSANCE MAXIMALE !

Shun leva une seule main et la tendit vers Shaka, le regard triste. Aucun cosmos n’émanait de lui.

• Courant Nébulaire…

L’image de Ganesh apparut dans le dos de Shaka maintenant immobilisé par une force céleste, comme un spectre flottant. L’enfant à tête d’éléphant pleurait du sang. Les larmes amères tombèrent sur les épaules de la Vierge et ruisselèrent sur son Armure, la brûlant comme de l’acide. Presque aveugle, la rétine opaque, Shaka n’arrivait pas à discerner ses ennemis. S’il fermait les yeux, ce serait encore pire. Alors il se concentra sur son cosmos pour voir malgré sa nouvelle infirmité. L’odeur du sang attaquant le métal lui brûlait les narines.

• Ton dieu te rejette, Shaka ! lança Ikki. Il ne veut plus de toi !

• Non, c’est faux ! cracha Shaka les yeux pleins de larmes.

• Écoute-le pleurer ! Il pleure pour toi ! Pour sauver ton âme !

• Non ! TAIS-TOI !!! Les 7 Livres du… recommença Shaka.

Puis il vit très distinctement le petit Seiya accourir vers lui, le genou en sang. Shaka n’en croyait pas ses sens. Le petit faisait tout pour ne pas pleurer. Son pantalon de coton déchiré laissait apparaître une vilaine blessure, certainement due à un rocher bien coupant.

• Shaka… Snif… Je me suis fait mal… Snif… Mais j’ai même pas pleuré… Snif…

• Seiya… Tu… C’est impossible…

• Si c’est possible ! Snif… Mais j’ai pas fait exprès… Snif… C’est Maître Esméralda qui m’a demandé de nager… Snif… Malgré la tempête… Et je me suis ouvert le genou contre un rocher… Snif…

• Imbécile… Il faut toujours que tu fasses des bêtises, n’est-ce pas ? demanda Shaka en pleurant.

• Pourquoi tu pleures, Shaka ? C’est… Snif… Moi qui me suis fait mal… Snif…

• Non, Seiya… C’est moi qui t’ai fait mal… finit Shaka en serrant le vide dans ses bras.

L’image de Ganéça disparut, laissant un Chevalier d’Or couvert de sang, presque trop petit dans une Armure rongée par le remord. Ikki abaissa le doigt ayant porté l’Illusion du Phénix, et ferma les yeux pour ne pas regarder la suite.

Il partit en direction d’Esméralda, sachant ce qui allait se passer. Shun déchaîna sa Tempête Nébulaire. Les larmes de Shaka furent balayées en premier, puis tout le sang recouvrant son Armure suivit dans une nébuleuse pourpre. Son Armure fut arrachée par pans entiers, et Shun ferma les yeux à son tour. Il augmenta au maximum la puissance de sa Tempête afin que celui qui fut un jour un Chevalier d’Or ne souffre pas. Son Armure fut entièrement atomisée, et son corps avec. Il ne resta plus que le vent, la pluie, et beaucoup de silence…

Après s’être extirpé du cœur du cratère de glace avec une agilité qui contrastait avec l’importance relative de ses blessures, Phobos marcha jusqu’à son frère. Arrivé à sa hauteur, il hésita à revoir sa stratégie, puis choisit plutôt d’affiner sa tactique. S’il mettait son jeune frère dans une rage noire, il risquait, même s’il avait du mal à l’accepter, de le regretter. Il ne lui restait qu’une seule solution. Si elle échouait comme sa première attaque, il devrait invoquer la Terre Obscure.

• Je vois que tu es devenu très fort, Deimos. Je suis fier de toi, commença Phobos.

• Peu importe ! Je me moque que tu sois fier de moi ou pas. Ce n’est plus pour te suivre et accomplir ta volonté que j’existe.

• Je le sais bien. Peut-être aurais-je dû essayer de le comprendre avant…

• Effectivement ! Mais c’est trop tard maintenant, de toutes façons.

• Oui, peut-être…

• Je n’ai jamais compris comment tu avais pu m’infliger de telles souffrances. Je pensais que c’était la volonté des dieux, mais c’était la tienne.

• C’est faux ! C’est au nom d’Arès que je t’imposais ces épreuves horribles, car telle était la règle. Il me l’avait ordonné après la campagne d’Athéna.

• Que dis-tu ?

• C’est exact. Arès m’a demandé de t’endurcir pour le jour de son retour. Je ne t’ai rien imposé que je ne me sois infligé à moi-même.

• Je ne comprends pas…

• Peu importe. C’est du passé.

• Mais comment Arès a-t-il pu te parler après la campagne d’Athéna ! Il est mort dans les plaines d’Ilion (6) !

• Oui, tué par ta très chère Altéa…

• Qu’est-ce que tu racontes… C’est Athéna qui l’a frappé au cou…

• Non. Athéna n’était pas de taille à vaincre Arès. Pas à cette époque en tout cas. Elle a mandaté Altéa d’Oligol, l’assassin des dieux, l’Exécutrice, pour faire son travail.

• Tu mens… déclara Deimos, plein de doutes.

• Si tu veux. Tu peux soit choisir d’accepter que celle que tu admires tant ait assassiné notre Maître et vivre avec, soit le refuser. Libre à toi.

• Elle est très puissante, certes, mais pas à ce point… Cela n’a aucun sens, Phobos !

• Pauvre fou. Sais-tu au moins réellement qui est Altéa d’Oligol ?

• Bien sûr que oui !

• En es-tu réellement certain ? Que connais-tu de son passé ? Depuis quand parcourt-elle la Terre ? À qui doit-elle répondre de ses actes ? Pourquoi l’appelle-t-on l’Exécutrice ?

• …

• Je vois qu’elle a partagé avec toi beaucoup de choses, sauf la vérité.

Perdu dans ses pensées, Deimos comprit soudain. Il fit un saut gigantesque en arrière et dérapa sur la glace en position basse, pour se retrouver de biais par rapport à son frère qui serrait les dents.

• Espèce de… commença Deimos. J’ai compris ce que tu essayais de faire…

• Je vois que mes leçons ont au moins porté leurs fruits, répondit le Gardien.

• Tu essayais de me faire perdre ma concentration pour me prendre par surprise ? Tu… aurais tué ton propre frère sans le regarder dans les yeux, comme un lâche ?

• Sans aucune hésitation, lâcha Phobos d’une voix monocorde.

• Tu es encore plus fou que je ne l’aurais crû ! Prépare-toi à être secoué…

• Tu comptes faire appel à la Terre Obscure ? Très bien ! Voyons qui de nous deux la maîtrise mieux, et est le plus apte à invoquer le pouvoir guerrier de tous ceux que nous avons tués !

De Phobos commença à émaner un cosmos épais, presque liquide, comme du sang. Des projections rebondissaient sur le sol, comme des braises s’échappant d’un feu de cheminée. Un champ de bataille apocalyptique remplaça les terres polaires de l’Antarctique. Une Terre apparut dans le dos de Phobos de Télamon, bien plus grande que celle que Deimos avait convoquée contre le jeune Andromède. Les jambes de Phobos étaient écartées et ses bras croisés devant lui. Il se concentrait tellement, que ses blessures, même si elles avaient épargné des points vitaux, saignèrent abondamment. L’odeur des corps pourrissant et les plaintes de ceux qui n’étaient pas encore morts de leurs blessures, donna presque un regain d’énergie à Phobos.

En face de lui, Deimos prit la même position, et invoqua également la Terre Obscure. Son cosmos se répandit sur le sol comme un fin brouillard, jusqu’à recouvrir toute la glace, presque à perte de vue. Puis il se souvint des paroles d’Altéa d’Oligol. Son frère était-il sérieux ? Avait-elle pris la vie de son ancien Maître ? Peu importait. C’était du passé. Un passé depuis longtemps laissé derrière lui. L’Antiquité était finie, et ses souvenirs avaient passé avec elle. Le Guerrier se calma et ne pensa qu’à des choses simples. La brûlure de ses muscles à la fin de ses entraînements ; l’odeur des champs de fleurs de sa Sphère ; le visage d’Altéa… Son cosmos s’évanouit comme il était apparu.

Des lignes d’énergie rouges comme le sang commencèrent à relier tous les points lumineux qui étaient apparus sur l’image blafarde de la Terre Obscure, dans le dos de Phobos. Il augmenta sa concentration, quitte à se fondre dans le cosmos et brûler avec lui. Son niveau augmenta dangereusement, l’énergie écarlate éclaboussant partout autour de lui et faisant fondre la glace. Tous les points finirent par être reliés. Des millions de points.

Les bras toujours croisés, il ouvrit les paumes de ses mains, et en appela à la force de tous ceux qu’il avait tué, massacré, assassiné, et qui était devenus par là même une fraction de son pouvoir. Une infinité de rayons blancs plongea des différents endroits de la carte en direction de ses mains, où une puissance colossale commença à naître. Les yeux presque révulsés, il emmagasina plus de pouvoir, encore plus, toujours plus, jusqu’à pouvoir détruire le continent sur lequel il se trouvait. Avant de déclencher l’attaque qui ne laisserait rien de son frère, il choisit de le regarder dans les yeux.

Il remarqua que la Terre dans le dos de Deimos ne scintillait pas. Aucun point lumineux. Aucune ligne cosmique reliant les énergies. Aucune invocation. Deimos, les yeux sans doute baignés de larmes, pointait un doigt vers son frère. Phobos eut juste le temps de comprendre que son frère n’avait jamais eu l’intention de déclencher la Terre Obscure. Il avait juste amorcé la préparation de l’attaque, pour que son triste frère, avide de compétition et de puissance, essaie de le battre à son propre jeu. Pour lui montrer qu’il était le plus fort. Le meilleur. Deimos, lui, préférait le calme et la rapidité.

Au moment où Phobos décida de lancer son attaque, il n’eut qu’une image de celle de son frère. Il vit un rayon de lumière. Juste un rayon de lumière. Pas une débauche d’énergie et de puissance. Un simple rayon. Le cœur de Phobos explosa sous l’impact, criblé de morceaux de son Armure Céleste. L’image de la Terre Obscure disparut, et toute énergie avec elle. Quand Phobos tomba en arrière, son frère était déjà à ses côtés pour le rattraper. Il le posa sur le sol gelé, en faisant attention à sa tête.

• Je… ne sens plus rien… murmura Phobos.

• Je sais, mon frère. J’ai touché trois de tes points vitaux avant de détruire ton cœur.

• Trois… Je n’ai vu… qu’un seul rayon… Trop rapide… Tu es devenu… trop…

• Ne parle plus, demanda Deimos avec des larmes plein les yeux.

• Si… Il le faut…

Autour de la plaie béante percée dans le thorax de son frère, Deimos vit une partie de la peau mate de Phobos. Elle était recouverte de cicatrices, toutes à la précision chirurgicale.

• Mon Dieu, mais… qu’est-ce que tu as fait !

• Je ne supportais pas de te torturer… C’est Arès qui me le demandait… Mais… je ne voulais pas… que tu sois le seul à souffrir… Tes erreurs… sont aussi mes erreurs…

• Tu t’es mutilé toi-même ? demanda Deimos à la limite de l’écoeurement.

• Oui… Mais… ne fais pas confiance à Altéa… Elle a tué notre Maître… Je le sais… Il me l’a dit… Il me parle…

• Mon pauvre frère… Tu as complètement perdu la raison. Depuis cette défaite, tu n’as jamais plus été le même. Ne parle plus, c’est inutile. Qu’Altéa ait tué Arès ou non importe peu. C’était il y a bien longtemps. Elle a changé depuis, et moi aussi.

• Pas… moi…

• Je sais, mon frère. Je sais.

• Je ne vois… plus du tout… Où es-tu ?

• Je suis ici, répondit Deimos en prenant la main droite de Phobos, complètement gelée.

• Me… pardonneras-tu un jour… pour ce que j’ai fait ?

Deimos posa la tête de son frère sur le sol, avec précaution. Il retira son casque pourpre avec délicatesse, se releva doucement, et le mit sous son bras. Une larme tomba sur le front maintenant nu du Gardien, allongé sur le sol. Elle gela instantanément.

• Non… murmura Deimos, la gorge chargée de larmes.

Le Chevalier Céleste de la Sphère du Soleil se retourna et partit, seul, poursuivre la route qu’il avait découverte en rencontrant Altéa d’Oligol.


Notes de l'auteur :

(1) La gazelle est l'animal féerique utilisé par Râvana pour éloigner Râma, afin d'enlever sa fiancée Sîtâ par la force, sur son char aérien. Il l'emmena dans son royaume de Lankâ.

(2) Le serpent (certainement de mer) et le dauphin, sont les deux animaux qui furent effrayés par la colère de Râma essayant d'assécher la mer avec ses flèches de feu.

(3) Char utilisé pour enlever la belle Sîtâ que convoitait Râvana. Râvana était le roi des Râkchasas, créatures vouées par un destin inéluctable ("Dharma" à ne pas confondre avec le "Karma") à jouer un rôle hostile ou maléfique dans la vie des personnages, comme résultat de certains mauvais choix réalisés dans une vie passée. Râvana était un démon qui choisit de se réincarner 3 fois en ennemi de Vichnou.

(4) Lankâ est l'ancien nom de l'île de Ceylan, aujourd'hui rebaptisée Sri Lanka.

(5) Le naja est le nom du cobra en sanskrit ("naga" veut dire serpent) teinté de cinghalais ancien. Toujours utilisé aujourd'hui en Inde malgré son ancienneté (17è siècle).

(6) Ilion est le nom réel de la plaine où Athéna a affronté Arès dans la mythologie.

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