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Shura, chevalier d'Or du Capricorne

Le Capricorne :
Dans la mythologie grecque, Typhon était un monstre marin aussi laid que redoutable, tellement maléfique que les dieux de l'Olympe partirent en Egypte se réfugier. Seuls restèrent Zeus, roi des dieux et Pan, dieu des bergers pour le combattre. Le combat fut long et terrible. Zeus poursuivit Typhon jusqu'en Thrace. Sur ces lieux, Zeus fut sévèrement touché par le monstre. Son sang tombé sur terre fit apparaître le mont Hémos. Le combat prit fin en Sicile où Zeus enferma Typhon sous le mont Etna. Il est dit que parfois le monstre se réveille et crache ses flammes. Pour remercier Pan de son aide, Zeus le fit monter aux cieux sous forme d'un animal mi chèvre-mi poisson sous le nom de Capricorne.

Excalibur :
Excalibur est une épée à la force magique. Elle provient de la légende des chevaliers de la table ronde datant du Moyen-Age.
Selon la légende, le roi Uther Pendragon du Royaume d'Angleterre se fit passer pour le duc de Cornouailles, Gorlois, afin de pénétrer dans le lit de l'épouse de ce dernier, Igraine. Mais, pour ce faire, Uther demanda les services du magicien Merlin qui changea son apparence pour quelques heures.
De l'union d'Uther et d'Igraine naquit Arthur, qui fût confié à Merlin. Ce dernier se garda de révéler à Arthur ses origines royales.
Lorsque Uther mourut le royaume se retrouva sans roi. Apparut alors de façon mystérieuse à Londres une épée enfoncée dans un roc sur lequel il était inscrit que seul celui qui pourrait l'extraire serait digne d'être roi. Beaucoup de nobles et forts guerriers tentèrent de prendre l'épée, aucun n'y parvint.
C'est par un grand hasard que Arthur, alors adolescent, devant rapidemment rapporter une arme à un chevalier qui allait se battre, prit l'épée dans la roche sans difficulté ignorant la signification de ce geste.
Quand on comprit que c'était ce jeune homme qui avait pris l'épée, tout le monde fut supris mais ce geste symbolisant l'éléction divine, Arthur fut déclaré roi de Grande-Bretagne.

Cette épée avait pour nom Excalibur et devait guider le roi dans sa quête du saint Graal, la coupe dans laquelle le Christ avait bu avec les douze apôtres. Cette coupe devait apporter l'immortalité à quiconque boirait dedans.
Excalibur symbolisait la puissance du roi et des chevaliers de la Table ronde (établie par Merlin) dans le château mystérieux de Camelot et sur le royaume de Grande Bretagne.

Excalibur provient des eaux du lac où réside Viviane, dite la Dame Du Lac, amoureuse de Merlin, à qui celui-ci avait enseigné la magie et à qui il avait construit un château aux fonds des eaux.
Viviane fut celle qui éleva le célèbre chevalier Lancelot du Lac. C'est elle qui brandit Excalibur reconstituée hors des eaux après qu'Arthur l'eut brisée lors d'une altércation avec l'un de ses chevaliers.
D'autre part, lors de la dernière bataille du roi Arthur, celui-ci, gravement blessé demanda à Bedwir, son compagnon, de jeter Excalibur dans les eaux. La main de Viviane surgit des eaux pour récupérer l'arme sacrée. Arthur s'en alla alors avec entre autres la fée Morgane sur l'île d'Avalon où selon la légende il vit toujours en attendant de revenir régner sur son royaume.

Il existe de nombreuses variantes de cette légende car elle fut beaucoup modifiée au fil des siècles. Elle provient d'une tradition orale, mais dès le Moyen Age et par les écrits du XVIIème et XVIIIème siècles, elle fut largement modifiée selon la fantaisie des auteurs.

Shura :
Le nom du chevalier du Capricorne, シュラ en katakana, vient du sanskrit सुर, « Sura » (prononcer « çoura », le son « ch » étant issu des contraintes phonétiques du japonais) signifiant dieu ou divinité, mot lui-même formé à partir de असुर, « Asura ». Dans l’hindouisme, ce terme désigne diverses races de démons, bien que dans un premier temps il ait été employé pour qualifier certains des premiers dieux.

Du dieu au démon
Le mot asura apparaît pour la première fois dans le Rig-Veda (un recueil d’hymnes composé environ entre 1700 et 1100 av. J.-C. constituant le tout premier texte sacré de l’hindouisme) pour désigner l’être suprême. Il qualifie alors principalement certains dieux de la morale et de l’ordre social tels que Varuna (dieu-magicien, équivalent d’Odin chez les Scandinaves ou d’Ogmios chez les Celtes), Mitra (dieu des contrats aux attributs solaires, équivalent de Tyr chez les Scandinaves ou Dagda chez les Celtes), Bhaga (dieu du partage et de la prospérité) ou d’autres encore...
L’étymologie du terme est parfois discutée mais on retient généralement « souffle de vie », les asuras étant considérés dans ce cas comme nés du souffle du créateur.
Mais à la suite d’un détournement de sens, le « a » pouvant être considéré comme un préfixe privatif, le mot en vint à désigner les anti-dieux ou plus généralement les démons, pendant que sura fut gardé comme synonyme de deva, autre nom désignant les divinités de l’hindouisme. Dans les mythes plus tardifs, le terme asura englobe plusieurs races de démons telles que les Daitya (les génies), les Danava (les géants), les Rakshasa (les démons errants de la nuit) et encore d’autres plus mineures.
Dans l’hindouisme, les asuras représentent les forces négatives qui attachent l’individu au confort et au matériel et l’éloignent de la réalisation divine, les devas étant au contraire ceux qui les guident vers cette réalisation. Les asuras ne sont toutefois pas une métaphore du mal comme un occidental pourrait le penser. Leur rôle est de perturber l’ordre cosmique, le Dharma, de façon à ce que l’intervention des devas devienne nécessaire.

La première grande lutte entre un deva et un asura est celle d’Indra et de Vritra, un serpent (ou dragon) qui avait capturé les eaux terrestres. C’est principalement à la faveur de ce mythe qu’asura prit progressivement une connotation négative, et qu’Indra fut considéré comme le chef des dieux, devant Mitra et Varuna qui, dans les premiers temps védiques, incarnaient ensemble la fonction suprême. Dans les mythes plus tardifs, Varuna n’est plus que le dieu des eaux et océans.
Dans Saint Seiya, il semblerait que l’ambiguïté asura ait inspiré Kurumada puisque le chevalier du Capricorne sert Saga en conscience avant de se racheter lors de son combat contre Shiryû. De plus, même ci cela est peut-être fortuit, on ne peut manquer de noter que les dragons (nagas dans l’hindouisme) sont parfois considérés comme des asuras…

Par la suite, plusieurs textes sacrés relatent les luttes entre devas et asuras : ainsi, ces derniers s’allient un moment avec leurs adversaires pour baratter l’océan primordial afin d’en extraire la liqueur d’immortalité, mais échouent suite à une ruse de Vishnu qui la récupère au profit des devas. Ce dernier s’incarne également plusieurs fois dans un être humain (Avatar) lorsque les dieux eux-mêmes ne peuvent plus s’attaquer à certains asuras. En effet, par leurs pratiques ascétiques, ceux-ci peuvent toujours se voir accorder des pouvoirs qui constituent une menace pour les devas.
Parmi les avatars de Vishnu, on trouve notamment Râma qui abattit le démon-roi Ravana alors que celui-ci avait fait subir une défaite cuisante à Indra et son armée ; ou encore Krishna qui affronta lui aussi certains asuras. Dans Saint Seiya, on peut voir une référence à cela dans le combat entre Shiryû, nouvel héritier de Shura, et Krishna de Chrysaor.

De l’hindouisme au bouddhisme
On trouve également les asuras dans certains courants bouddhistes puisque ceux-ci reprennent en grande partie les déités hindoues. La différence essentielle par rapport à l’hindouisme est que les dieux restent soumis au cycle des réincarnations et sont donc considérés comme inférieurs à ceux qui atteignent le nirvana, les bouddhas.
Comme dans l’hindouisme, les asuras sont en partie orgueilleux, colériques, soumis aux instincts guerriers qui les poussent à lutter contre les dieux, et c’est logiquement que la réincarnation en tant qu’asura est considérée comme une des moins bonnes, parmi les six possibles ; dieux, humains, animaux, démons affamés et créatures infernales (dans Saint Seiya, on se souvient que les six voies de la transmigration sont évoquées lors du combat entre Ikki et Shaka, celui-ci ayant semble-t-il le pouvoir d’envoyer l’esprit de son adversaire cheminer dans l’une d’elles).
Néanmoins les asuras peuvent se libérer de leur condition en suivant les préceptes bouddhiques. A ce titre, le bouddhisme associe souvent un guide, boddhisattva ou bouddha, à chacune des six voies de la transmigration, et c’est le bouddha de sagesse Amogasiddhi, armé d’une épée (faut-il voir Excalibur comme une référence à cela dans Saint Seiya ?), qui montre aux asuras le chemin vers leur libération.
N’étant pas toujours en guerre avec les devas, ils sont également considérés comme une des huit races de dieux protecteurs du bouddhisme. C’est principalement leur roi, Ashura-Ô, qui est représenté dans l’iconographie japonaise lorsque ce rôle est mis en avant.

On peut également signaler que d’autres mangas font mention d’une épée ou d’un sabre du roi des As(h)uras, en particulier RG Veda (prononcer « Rig-Veda » comme l’œuvre à laquelle elle fait référence, il s’agit d’une orthographe parfois utilisée pour être plus proche du sanskrit), véritable réinvention des mythes fondateurs hindous qui fit le succès du groupe CLAMP dans les années 90.

sources: Mythes et Dieux de l’Inde, A. Daniélou, Champs-Flammarion. http://ganapati.club.fr/dieux/etresdivins/asura.html (pour le symbolisme des asuras)

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