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Poséidon – Origins

            Athènes, en cette belle journée de printemps, une nouvelle journée de travail s’annonçait pour le peuple Athénien. La colline au centre de la cité était désertique mais le panorama y était magnifique. De son sommet, l’horizon s’offrait aux visiteurs de manière spectaculaire, la nature comme personne ne la voyait. La ville semblait respirer de ses pleins poumons mais sous ses pieds se terrait un sérieux problème… Depuis le début de la saison, la pluie se faisait toujours attendre, les terres étaient sèches et les précipitations d’hiver étaient presque inexistantes. Il était aux alentours de midi et la température extérieure avoisinait déjà les 28 degrés.


            Le Roi de la ville ainsi que de tout l’Attique résidait bien évidemment dans le plus grand bâtiment du Royaume. C’était une grande bâtisse à trois étages assez large et possédant de grands jardins qui s’étendaient sur plusieurs hectares. Ce palais avait été érigé lors de la fondation d’Athènes et du sacre du Roi. Nommé Cécrops, il était réputé pour sa bravoure et sa dévotion. La légende veut qu’il soit le fondateur d’Athènes, il avait la main mise sur toute la région et en était de loin l’être le plus puissant. Cependant, en dépit de tout ceci, il n’était pas à la hauteur face à celle qui les nourrit, lui et ses sujets : la nature. Cécrops avait reconnu Zeus comme le Roi des dieux mais il ne souhaitait pas demander l’aide de ces derniers pour autant. Les dieux acceptaient de temps en temps d’aider les hommes mais exigeaient beaucoup en retour, ce qui avait un coût certain pour la population qui malgré tout, leur vouait un culte. Les dieux étaient tout-puissants et une désobéissance entraînait une seule et unique sanction immédiatement appliquée : la mort. Une sanction qui avait déjà été mise à exécution un certain nombre de fois lors des anciennes violences urbaines. En effet, peu après la fondation d’Athènes, certaines familles s’étaient montées les unes contre les autres déclenchant de véritables émeutes en plein dans la ville. Cécrops, qui venait tout juste de se sacrer Roi, avait tenté de maintenir l’ordre mais en vain… Le Roi avait alors fait appel aux dieux mais le peuple n’en avait pas peur. Zeus avait alors frappé la terre d’Athènes avec sa foudre, tuant tous ceux qui avaient déclenché ces affrontements mais supprimant par la même occasion la fertilité des terres en les rendant sèches. Les quantités d’eau étaient insuffisantes pour l’irrigation et les besoins de la population. Le prix était lourd de conséquences, la faim s’était installée et il avait fallut des années pour compenser en partie cette perte, dures années de labeur pour le Roi. Depuis ce temps, il ne souhaitait plus l’aide des dieux mais la situation était urgente. Il fallait agir, d’autant plus que le peuple commençait à trouver le temps long et surtout difficile... Une révolte s’annonçait.


            Confortablement installé sur son trône, il méditait profondément sur la question de la sécheresse, ne sachant pas vraiment quelle décision prendre, craignant de voir disparaître une nouvelle fois, le fruit de tant d’années de travail. Il était âgé et sa longue barbe témoignait d’une certaine fatigue. Ses yeux verts fermés maintenaient son esprit hors de ses terres. La plus grande salle du palais était très bien éclairée, hautement décorée d’objets en or et prenait toute la hauteur des trois étages de l’édifice. Un jeune homme s’approcha tout de même de lui. Il était vêtu d’une toge bleu marine qui se traînait à l’arrière de ses cheveux bruns. Une certaine ressemblance physique les liait, l’âge en moins.


Erysichton : … Père ?


Cécrops (toujours en méditation) : …


Erysichton : Père ? M’entendez-vous ?


Cécrops : hmmm ? Ah… c’est toi mon fils…


Erysichton : Vous ne vous sentez pas bien ?


Cécrops : Oh, si, ne t’inquiètes pas…


Erysichton : Vous m’avez l’air pensif…


Cécrops : Je crains que non mon fils… Je n’ai plus la force d’entreprendre une nouvelle fois ce que j’ai fait voila des années…


Erysichton : Père, vous êtes le Roi de cette cité depuis sa création, vous ne pouvez pas baisser les bras maintenant !!


Cécrops : C’est plus facile à dire qu’à faire mon fils…


 


« Allons Père, notre frère a raison… »


 


Trois voix féminines résonnèrent dans la grande salle. Erysichton se retourna, portant un petit sourire aux lèvres. Les jeunes filles s’avançaient dans la direction des deux hommes. Toutes les trois portaient une robe blanche et avaient chacune une longue chevelure qui descendait dans leur dos.


Cécrops : Aglaure, Hersé et Pandrose… Que faites-vous ici ?


Celle qui avait pris la parole tout à l’heure, Pandrose, s’avança encore. Elle était peut-être la plus belle des trois mais c’était aussi l’aînée, juste après Erysichton. Sa chevelure était brune, comme ses yeux d’un marron ni trop foncé, ni trop clair. Elle était constamment souriante et la regarder pouvait redonner espoir à ceux qui en avaient besoin.  Pandrose vint aux pieds de son père, serrant sa main droite entre les siennes.


Pandrose : Père, il ne faut pas abandonner…


Cécrops : C’est plus difficile à dire qu’à faire…


Pandrose : Jamais vous n’avez baissé les bras, nous vous en prions… Ne commencez pas maintenant, le peuple a besoin de vous !


Cécrops : Je sais mais…


Hersé : Vous ne pouvez pas laisser tomber le peuple. Il attend de vous…


Cécrops : Hersé…


            Hersé était la fille cadette de Cécrops. Sa plus grande qualité était son attention envers les autres. Elle faisait souvent passer l’intérêt des sujets avant les siens, quand elle y était permise… En effet, Cécrops interdisait à ses filles d’abuser de leurs droits, ce qui était arrivé plusieurs fois… Hersé avait les cheveux brillants et clairs comme le soleil, l’exact opposé de la troisième, Aglaure, qui les avait d’une profonde noirceur. Heureusement que son âme ne l’était pas autant. Elle ne pensait toutefois qu’à ses propres intérêts, ceux des sujets venant après les siens… et ceux de sa famille. Assez impulsive, le résultait donnait un fichu caractère.


Aglaure : Il faudrait penser à nous avant tout. Si nous ne sommes pas capables de nous débrouiller, jamais nous ne pourrons nourrir le peuple.


Erysichton : Aglaure…


Aglaure : Ah tais-toi… Tu as toujours été aux pieds de notre Père quoi qu’il ait fait, un bon chienchien à son papa ! Pourquoi n’irais-tu pas voir ton copain l’errant ? Ca me ferait des vacances…


Pandrose : …


Cécrops : Aglaure !!


Aglaure : Ca va, je ne dirai rien de plus mais soyez réaliste Père, seuls les dieux peuvent nous aider…


Cécrops : Après les événements d’antan, je ne crois pas que ce soit la meilleure chose à faire…


Aglaure : Comme vous voudrez…


            Aglaure se retira sans prononcer le moindre mot, laissant sa famille sur le pas. Tous montrèrent comme un signe d’exaspération à son égard.


Erysichton : Ce qu’elle peut être agaçante parfois…


Cécrops : Ce n’est pas grave…


            La famille Royale passa la journée à essayer de plancher sur une solution à la sécheresse, en vain… Cécrops commençait à regretter d’avoir demandé l’aide des dieux autrefois. Le prix à payer commençait vraiment à être lourd et le peuple demandait des comptes.


            La nuit tomba. Erysichton se rendit comme souvent, sur la colline au centre d’Athènes. Il y contemplait, comme à chaque fois, le ciel étoilé. Un bruit de pas se fit doucement entendre. Le Prince n’eut pas le temps de se retourner que quelqu’un l’attrapa par les cheveux avant de lui mettre une lame sous la gorge. Un groupe de trois bandits s’était invité sur la colline.


Chef bandit : Tiens tiens… Mais c’est le Prince Erysichton ! Quelle bonne surprise…


Erysichton : Qu’est ce que vous voulez ?


Chef bandit : Ce qu’on veut ?


Le bandit serra davantage l’étreinte sur le cou du jeune garçon, les autres le regardaient faire, un sourire satanique sur le coin des lèvres.


Chef bandit : On a faim bon sang ! Sais-tu que toute la ville est en train de crever par votre faute, toi et ta misérable famille ?


Erysichton : On réfléchit à la question…


Chef bandit (s’énervant) : Vous réfléchissez ?? Oh mais pas besoin…


Erysichton : … Je ne comprends pas…


Subordonné : Tu vas servir de monnaie d’échange ! Ta vie contre de la bouffe !


Troisième bandit : Il faut être fou pour s’aventurer seul ici en ces temps difficiles… Et de toutes façons, le peuple se soulèvera tôt ou tard !


Erysichton (à moitié étranglé) : Je… je ferai ce que vous voulez, ne me faites pas de mal…


Subordonné (intrigué) : … ?


Le bandit en second jeta un œil dans le ciel, il avait l’impression d’avoir vu un halo de lumière, comme si certaines étoiles s’étaient soudainement mises à briller davantage. La lune était pleine et brillait de tout son éclat mais ce n’était pas elle. N’y accordant aucune importance, il reprit la conversation mais une odeur parfumée chatouillait son odorat. A ses pieds gisait une magnifique rose rouge. Il l’empoigna avec délicatesse pour ne pas se piquer et l’observa de plus près.


Subordonné : Ça alors…


Troisième bandit : Qu’est ce que c’est ?


Subordonné : Une rose rouge, j’ignorais qu’il en poussait par ici…


Chef bandit : On s’en fout ! Allez, on embarque le Prince !


A ce moment un violent éclair survint de nulle part, frappant de plein fouet le subordonné bandit au visage, qui s’écroula net.


Troisième bandit : ????


Chef bandit (tenant toujours Erysichton en otage) : Qui est là ?


Un silence de mort régnait sur la colline.


Chef bandit (apeuré) : Montre-toi !!! Ou je le tue !!!


 


« Pas la peine de faire ça, je suis là... »


 


Un jeune garçon sortit de l’ombre, âgé à vue d’œil d’une quinzaine d’années. Il avait une longue chevelure d’un bleu ciel éclatant qui descendait très bas dans son dos et un regard triste et mélancolique. Il tenait dans sa main droite une magnifique rose rouge qui contrastait beaucoup avec ses habits blancs assez usés.


Erysichton : A… Alrisha !


Chef bandit : Alrisha… ? Le garçon errant… Alors comme ça, vous vous connaissez ?


Alrisha : Ne lui faites pas de mal…


Chef bandit : Oh mais ce n’est pas mon intention mais tu dois nous comprendre, tu es comme nous, tu crèves la faim pendant que ce chien de bourgeois vit peinard dans son grand palais !!!


Alrisha (humant le parfum de sa rose) : La violence ne vous apportera rien…


Chef bandit : Comment… Mais comment peux-tu passer tout ton temps avec ces roses stupides ?


Alrisha : …


Troisième bandit : Il ne fait que ça depuis qu’il traîne dans la ville. Pas étonnant que les gens l’ignorent, il est vraiment étrange…


Alrisha : Les gens ignorent ce que sont la beauté et la valeur des choses… Tout ce qui les intéressent, c’est leur propre personne.


Chef bandit : D’où tu sors pour faire la morale ? Tu crois que tu as une valeur aux yeux de tous les habitants ? Tu n’es rien, pas plus que ta famille !!


Alrisha (commençant à s’énerver) : Vous qui parlez de valeur… Appréciez alors celle des fleurs !!


Alrisha envoya brusquement sa rose rouge en plein dans le visage du chef bandit. Celui-ci hurlait tout ce qu’il pouvait, la rose l’ayant gravement blessé à la tête. L’étreinte qu’il exerçait sur le Prince cessa et ce dernier put se libérer. Le troisième bandit tenta de charger le jeune homme, une grande lame aiguisée en mains mais Alrisha sortit une nouvelle rose de sa main gauche et la planta droit dans le cœur du bandit qui s’écroula sur le sol. Le chef continuait de crier, Erysichton s’en approcha et le frappa pour l’assommer.


Alrisha : Tu n’aurais peut-être pas du…


Erysichton : Aucune importance, viens, ne restons pas ici…


            Les deux garçons descendirent de la colline et s’en allèrent en direction du palais. Pour le joindre, ils décidèrent de longer le Pirée, le port fortifié d’Athènes.


Erysichton : Je te remercie pour ce que tu as fait…


Alrisha : Je sais que tu aurais fait la même chose pour moi…


Erysichton (souriant) : Hm… c’est vrai… Tu sais, parfois je t’envie, tu vis comme bon te semble alors que moi… je suis cloîtré dans le palais et surtout, même avec ça, les gens ne nous aiment pas. Ce n’est pas une vie aussi agréable que l’on peut imaginer.


Alrisha : Ma vie n’a rien d’agréable… Depuis que je suis seul, je ne trouve mon réconfort que dans les fleurs. Les fleurs représentent la beauté, la vie, l’espoir… Elles ont le pouvoir d’hypnotiser de par leur parfum, de rendre la vie plus joyeuse lorsque vous êtes tristes…


Erysichton : Pourquoi les gens te rejettent comme ça ? Il n’y a aucun mal à aimer les fleurs…


Alrisha : Pour la même raison  que ces bandits t’ont attaqué… Je suis issu d’une famille riche à ce que j’ai compris dont j’essaie en vain de retrouver les restes… Retrouver son sang, ses origines, est quelque chose d’extrêmement difficile mais je ne désespère pas de revoir mes parents ainsi que ma sœur. On m’a dit quand j’étais petit, qu’ils étaient toujours en vie, j’espère vraiment que ce n’était pas un mensonge… En souvenir de ces retrouvailles, je leur offrirai un magnifique bouquet de roses en espérant que ça leur plaise…


Erysichton (pensif tout en regardant Alrisha) : Tu as connu l’enfer dans ton cœur…


            Alrisha était un orphelin. Recueilli par une famille de fermiers à Sparte, il avait grandi en leur compagnie. Après la guerre civile qui avait frappé la ville et ses alentours, il s’était exilé à Athènes, laissant la ferme, dont les propriétaires avaient été tués pendant les affrontements, derrière lui. Il avait perdu ses parents alors qu’il était très jeune. Certaines rumeurs avaient fait état qu’il avait une sœur aînée mais personne n’avait pu lui donner de ses nouvelles. Le jeune homme y croyait. C’était peut-être tout ce qu’il lui restait, elle ou ses parents.


Lui et le Prince se sont connus par hasard, lorsqu’Erysichton était encore à l’école  d’Athènes. Un grand arbre fruitier était planté dans un grand pré derrière l’école. Il était défendu de s’aventurer dans l’arbre et ses alentours, ses fruits étant réservés pour les offrandes envers les dieux. Un midi, Erysichton avait eut la surprise de voir un jeune garçon franchir les barrières qui entouraient cet arbre. Intrigué, le Prince hésita à s’approcher pour en avoir le cœur net. Il profita d’un moment d’inattention des maîtres philosophes pour aller voir ça de plus près. Il vit avec étonnement un garçon d’à peu près son âge savourant plusieurs fruits à pleines dents plus ou moins confortablement installé dans l’arbre.


Erysichton : Hééé !!


Alrisha (surpris) : Aaaaah !!


Il manqua de totalement se déséquilibrer et parvint à se rattraper à une grosse branche, son fruit toujours fermement tenu dans son autre main.


Erysichton : Qui es-tu ? Tu sais que c’est interdit de venir ici ?


Alrisha : Ah bon ? Pourtant ces fruits sont délicieux.


Erysichton : Ils sont réservés aux dieux.


Alrisha : Aux dieux ? Faut toujours qu’ils s’accaparent tout ceux-là… Tiens, goûte plutôt !


            Le petit garçon saisit un fruit et l’envoya en direction du Prince. Celui-ci fut étonné par le jeune errant. Le mot dieu ne semblait pas l’effrayer, pas plus que les divinités elles mêmes d’ailleurs. Erysichton hésita un moment avant de croquer dedans, ce geste était considéré comme un sacrilège et mieux valait éviter que la sanction tombe sur un membre de la famille Royale mais Alrisha insistait, croquant le fruit à pleines dents. Le Prince se décida enfin à en faire autant et visiblement, il était satisfait.


Alrisha : Alors ?


Erysichton : Délicieux… Si j’avais su…


Alrisha : Héhé ! N’empêche, je me demande ce que c’est comme fruit, d’autant que leur couleur jaune brillant est étrange, mais quel goût !


Erysichton : Ce sont des pommes d’or.


Alrisha : Des pommes d’or ? De l’or qui se mange ?


Erysichton : D’une certaine manière… la légende veut que ces fruits viennent des jardins mythiques, je n’en sais pas beaucoup plus à ce sujet… Certains appellent ça des oranges.


Alrisha : Ah bon ! En tous cas, mon déjeuner était assuré !


Fort de son repas, Alrisha entama la descente de l’arbre mais glissa malencontreusement sur une branche, se retrouvant au sol plus rapidement que prévu. Erysichton s’approcha pour voir s’il ne s’était pas fait mal.


Alrisha : Aie…


Erysichton : Tu t’es fait mal ?


Alrisha : Non… ça ira… hein ?


Erysichton (étonné) : oui ?


Alrisha : Tu… tu es le premier qui s’inquiète pour moi…


Erysichton : Pardon ?


Alrisha (se relevant) : Je suis toujours seul, la vie est d’un ennui…


Erysichton : Tu n’as pas de parents ? Aucune famille ?


Alrisha : J’ignore où ils sont, je suis ici parce que j’ai nulle part où aller… Tu habites ou toi ?


Erysichton (gêné) : Euh… en fait, je vis au palais Royal.


Alrisha (tout content) : Au palais Royal ??? Wouaaaaaaaaaaah !!!!!


Erysichton (surpris) : Hein ?


Alrisha : Tu dois être riche !!


Erysichton : Eh bien…


Alrisha : Quel âge as-tu ?


Erysichton : Neuf ans et toi ?


Alrisha : Sept !


Erysichton : Eh bien, ravi de faire ta connaissance !


            Erysichton avait été agréablement surpris par ce que l’on appelait par chez lui, le bas monde. Tout était opposé entre lui et Alrisha. Ils n’avaient de commun que leur joie de vivre, probablement ce qui permettait qu’une amitié soit possible mais Erysichton savait très bien que cela devait rester secret. Fréquenter un enfant du bas monde n’était pas très bien vu pour un membre de la famille Royale. Dans ses pensées, il ne faisait même plus attention à Alrisha qui cueillait une rose pas loin de l’arbre.


Alrisha : Tiens !


Erysichton : Une rose ?


Alrisha : En gage de notre amitié, promets moi de toujours la garder !


Erysichton : D’accord !


            Ces souvenirs du premier jour traversaient les esprits des deux garçons tandis qu’ils poursuivaient leur marche sur le port. Le palais se trouvait à quelques centaines de mètres.


Alrisha : Il va bientôt falloir que l’on se quitte, si ton père me voit…


Erysichton : En effet, je n’ai toujours pas oublié le jour où il m’a vu avec toi…


            Suite à leur première rencontre, Alrisha et Erysichton s’étaient souvent retrouvés près de l’école. Le Prince lui avait régulièrement apporté de la nourriture. Mais un soir, son père, accompagné de sa sœur Pandrose et de sa garde personnelle, en pleine ballade, les ont surpris en train de discuter. Erysichton avait aussitôt été rappelé et Cécrops lui avait ordonné de ne plus jamais fréquenter ce garçon errant. A ce moment là, Alrisha tenait une rose dans sa main, ce qui ne manqua pas d’attirer l’attention de Pandrose. Le jeune garçon l’avait remarqué et l’attirance avait semblé réciproque. Il tendit la rose en sa direction, la jeune fille sourit mais Cécrops dévisagea Alrisha et ordonna un retour immédiat au palais. Le pauvre garçon était errant, mal vu et détesté alors qu’il n’avait jamais fait de mal à personne, le sourire de Pandrose lui avait redonné espoir, une flamme vivait en lui à cet instant précis…


Alrisha : Dire que depuis ce jour là, tu fais « le mur » pour venir me voir…


Erysichton : L’amitié est quelque chose de sacré… En dépit de la correction que je m’étais pris pour m’être lié avec toi, c’est tout de même l’une des plus belles choses dans cet univers !


Alrisha : A propos d’univers…


Erysichton : Oui ?


Alrisha : N’as-tu jamais eu l’impression de le sentir en toi ?


Erysichton : Comment ?


Alrisha : … Non rien…


Erysichton : Tu ne te sens pas bien ?


Alrisha : Si si, ça va mais tout à l’heure, j’ai eu comme une drôle de sensation lorsque j’ai envoyé au tapis les bandits… Tu as vu la force avec laquelle mes roses les ont frappé ? Je ne peux pas avoir une telle force dans mes bras… Je ne voulais pas le tuer mais c’était lui ou moi…


Erysichton : Tu as fait ce qu’il fallait !


Alrisha : Peut être… mais dans ces moments là, surtout quand on évoque ma famille, je sens que je pourrai déplacer des montagnes, c’est difficile à expliquer…


Erysichton : Ca ira mieux demain… Il va falloir que je te laisse, on peut se retrouver demain si tu veux !


Alrisha : Très bien, je passerai  mais tiens… donne ceci à Pandrose s’il te plait…


            Alrisha donna une rose à Erysichton, lui et la jeune fille ne s’étaient jamais oubliés depuis le jour où ils se sont croisés. Pandrose était discrète à ce sujet et Erysichton ne pensait pas vraiment à ce qu’elle ressentait. Depuis ce jour, ils attendent de pouvoir enfin échanger leurs premiers mots, de pouvoir se voir de près et non de loin comme les rares fois où ils se croisaient…


Erysichton (souriant) : Ca lui plaira…


Alrisha : Je le sais… Ca donne de la gaieté en cette période d’intense sécheresse…


Erysichton : Demain mon Père devrait avoir pris sa décision concernant une aide du dieu Poséidon… Mes sœurs ont du réussir à le convaincre en mon absence…


Alrisha : Poséidon ? Le dieu des mers ?


Erysichton : Lui-même ! On dit qu’il réside dans une île qui se trouve droit devant le Cap Sounion mais personne n’a jamais pu la trouver…


Alrisha (perdu) : …


Erysichton : Quelque chose ne va pas ?


Alrisha : Non rien, je… je me disais juste que je ne pense pas que Poséidon puisse vraiment nous aider…


Erysichton : C’est ce que je pense aussi et je suis certain qu’il n’est pas étranger à cette sécheresse, c’est pour cela que demain, je m’en irai au Sanctuaire d’Athéna implorer de l’aide.


Alrisha : Athéna ?


Erysichton : Oui, son Sanctuaire ne se trouve pas très loin d’ici, je suis persuadé que son aide sera la bienvenue et surtout la plus propice à notre ville. Les gens ont faim, pas soif.


Alrisha : Les dieux sont ingrats, ne l’oublie pas…


Erysichton : Je sais… Mais ce sera peut être une renaissance pour notre cité !


Alrisha : Je te laisse, à demain… mon ami !


Erysichton : A demain, fais attention à toi !


            Les deux amis se quittèrent sur ces paroles, l’un rentrait au palais, l’autre continuait son errance. La nuit était pleine et il fallait se préparer pour la nouvelle journée qui allait arriver…


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