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Cette fiche vous est proposée par : Guilux


Guerres Helléniques

Athènes, Grèce, Temple du Bélier, 28 Juin 2007, 15h00.


Le temple du Bélier avait depuis la nuit des temps, toujours été occupé par des chevaliers ayant une sérénité et une maîtrise de l’esprit et du cosmos hors du commun. La présence de l’armée d’Alexandre n’avait pas dérogé à la règle, Parménion malgré son jeune âge avait une maîtrise du cosmos que tous ses compagnons lui enviaient. Il était en train de méditer lorsque le combat entre Ichi et Jabu avait commencé et il avait suivi cette confrontation avec le plus grand intérêt. Ce n’est qu’à la fin de celui-ci qu’il détecta la présence de trois présences se rapprochant d’Athènes. Ils essayaient de masquer leur cosmos au maximum, mais personne ne pouvait échapper au général de Corail. Il décida d’aller à la rencontre de ces trois personnes. En sortant du temple il eut l’impression que quelqu’un l’observait, mais la cosmo énergie résiduelle d’Athéna l’empêchait de distinguer clairement les cosmos présents au sanctuaire. Il se concentra sur ses trois futurs adversaires sans faire plus attention à ce sentiment étrange.
Marielle observait depuis une heure le temple du Bélier, elle fut surprise lorsque Parménion sortit et commença à courir vers la ville. Un bref instant elle crut avoir été repérée, mais le général ne se retourna pas. Elle se souvint des paroles de cet homme étrange qui l’avait empêché de sacrifier sa vie inutilement.


Athènes, Grèce, Le Sanctuaire, 28 Juin 2007, 10h34.


Marielle était revenue avec l’étranger au village des chevaliers d’Or. Elle était encore sous le choc de l’exécution de son maître. Dans son esprit le besoin de vengeance commençait à prendre plus de place que la raison.


 Homme : Tu ne dois pas affronter un tel homme seule.
Marielle : Pourquoi ? Marine l’a bien fait !
Homme : Et tu as vu comment cela a fini.


Marielle s’effondra en pleurs.


Homme : Ecoute-moi bien, les généraux d’Alexandre ne sont pas des chevaliers ordinaires. Ils sont au-dessus de tous les chevaliers d’Athéna. Même au-dessus des chevaliers Divins.
Marielle : Mais je dois venger mon maître !
Homme : Je comprends, mais promets-moi de ne t’attaquer à lui que si tu n’as pas d’autre choix ou que d’autres chevaliers sont là pour t’épauler.
Marielle : Mais pourquoi vous ne m’aidez pas ? Vous n’êtes pas un chevalier ?
Homme : Je ne peux pas.
Marielle : Pourquoi ?
Homme : Parce que je suis mort.


Athènes, Grèce, Temple du Bélier, 28 Juin 2007, 15h01.


Après cette déclaration qui avait semé le doute dans l’esprit de Marielle, l’homme avait disparu comme la première fois qu’elle l’avait rencontré. Ce n’est que quelques heures après que Marielle avait décidé d’espionner Parménion afin d’être là le jour où il serait possible de l’abattre.


10 km au Nord d’Athènes, Grèce, 28 Juin 2007, 15h05.


Les trois chevaliers d’Athéna avaient décidé de se déplacer comme des gens ordinaires afin de ne pas éveiller l’attention des nouveaux occupants du Sanctuaire. Ils traversaient pour l’instant les grandes plaines du nord d’Athènes où était cultivé le raisin.


Milos : Qu’allons-nous faire une fois au Sanctuaire, il reste sûrement d’autres généraux et nous n’avons pas la puissance nécessaire pour nous en débarrasser.
Elena : Je ne sais pas ce que l’on va faire, mais nous devons agir, il faut arrêter les massacres qu’ordonne Alexandre.
Shina : Ne vous inquiétez pas, j’ai un plan.


Milos regarda Elena d’un air perplexe, mais le chevalier d’Or ne réagit pas.


Athènes, Grèce, Salle du Trône d’Alexandre, 28 Juin 2007, 15h10.


Yourkov avait quitté le temple du Taureau et rejoint la salle du trône sur ordre de son empereur. Il ne portait pas son armure de Cendres, mais sa musculature aurait suffit à intimider bon nombre de chevaliers. Lorsqu’il entra dans la salle, il se trouva nez à nez avec Yakosklva.


Yakosklva : Entre Yourkov, Alexeï veut te parler en privé.


Yakosklva quitta la pièce laissant les deux hommes seuls. Alexandre scrutait son ami, un silence s’installa durant un temps qui sembla durer une éternité pour Yourkov.


Yourkov : Tu voulais me voir Alexeï ?
Alexeï : Oui, j’ai une mission extrêmement délicate à te confier. Peux-tu ressentir ce cosmos qui se rapproche de nous ?
Yourkov : Tu veux parler de ces trois chevaliers que Parménion est parti éliminer ?
Alexeï : Non, il ne fait pas partie de ce groupe et sa puissance est beaucoup plus grande.
Yourkov : Si sa puissance est si grande, pourquoi es-tu le seul à la ressentir ?
Alexeï : Cet homme est capable de dissimuler sa cosmo énergie au commun des mortels, mais moi, je le connais. Cela faisait plusieurs jours que je tentais de le détecter et j’y suis enfin arrivé.
Yourkov : Mais qui est cet homme que tu veux me faire affronter ?
Alexeï : Cet homme est celui qui m’a tout appris, celui grâce à qui le règne d’Alexandre existe. C’est le chevalier du …
Garde : Mon altesse, la confirmation que vous attendiez est arrivée, Ichi a bel et bien été tué sur l’aéroport d’Athènes.


 


 


5 km au Nord d’Athènes, Grèce, Vignoble de Polardis, 28 Juin 2007, 15h15.


Les trois chevaliers d’Athéna avançaient au milieu des pieds de vignes, ils avaient décidé de quitter la route quelques kilomètres avant Athènes pour éviter d’être reconnus.


Milos : Ton plan est trop dangereux Shina, je ne peux pas te laisser faire ça.
Shina : Nous n’avons pas d’autre choix !
Elena : Je pense que …


Elena s’était interrompue en voyant un jeune garçon aux cheveux roux et aux yeux bleu océan muni d’un trident doré se tenir devant eux. Il arborait un sourire cruel qui fit frémir les trois compagnons.


Shina : Qui es-tu ?
Parménion : Je me nomme Parménion, porteur de l’armure divine de Corail, au service d’Alexandre le Grand.


Les chevaliers se regardèrent surpris, ils ne pensaient pas être arrêtés par un général aussi loin du Sanctuaire.


Milos : Partez devant, je vais m’occuper de lui.
Shina : Non Milos, nous l’affronterons ensemble !
Milos : Continuez ! Vous seules pouvez sauver Seiya et vaincre Alexandre. Je ne serai qu’un poids pour vous si je me rends au Sanctuaire. Je vais tenter de retenir Parménion le plus longtemps possible.


Milos décrocha alors le bouclier de la Méduse qui était positionné dans son dos. Elena et Shina partirent en courant vers le Sanctuaire laissant leur compagnon combattre seul un adversaire qui était beaucoup plus fort que lui. Shina eut un pincement au cœur, après avoir perdu son mari, elle était obligée d’abandonner son fils.


Parménion : Personne ne partira d’ici vivant !
Milos : Regardes-moi !


Parménion se tourna et croisa le regard de la Méduse. Une lueur verte émanait des yeux dessinés sur le bouclier, et Parménion sentit son corps se rigidifier. Milos n’en croyait pas ses yeux, était-il si facile de vaincre un général d’Alexandre ? Il remarqua que le Trident était toujours entier et que même statufié, Parménion avait toujours ce sourire provocateur. Milos vit Elena et Shina s’éloigner au loin, il allait s’élancer pour les rejoindre lorsqu’il sentit un puissant cosmos émaner de la statue. Il se retourna et vit une aura bleutée entourer Parménion. La pierre commença à se fissurer.


Milos : Ce n’est pas possible !


La pierre vola en éclats et Parménion se tourna vers Milos.


Parménion : Intéressant, très intéressant. Je t’affronterai donc seul à seul, de toutes façons, je doute que tes amies fassent le poids face aux trois autres généraux.


Milos n’eut pas le temps de réagir qu’il sentit une violente douleur dans son avant bras tenant son bouclier. Il se rendit compte avec horreur que ce dernier venait d’être tranché en deux sans qu’il ne s’en rende compte. Parménion se trouvait désormais juste derrière lui.


Parménion : J’espère que ce n’était pas ton unique technique de combat, parce que sinon ce duel va se terminer très vite. J’aurai sûrement le temps de rattraper tes amies avant qu’elles n’arrivent au Sanctuaire.


Milos qui était resté immobile jusqu'alors, se remémora sa promesse aux deux femmes, il avait promis de le retenir le plus longtemps possible. Il se retourna face à son adversaire qui ne portait même pas son armure. Il déploya alors son cosmos et tenta de donner des coups de pied et de poing à son adversaire. Parménion esquiva avec simplicité les attaques de Milos et d’une explosion de cosmos projeta le chevalier de Persée contre un arbre qui bordait la vigne.


Parménion : Tu m’ennuies chevalier, je pensais que tu serais plus fort. Mais je me suis trompé.


D’un seul mouvement Parménion fendit l’épaulière et l’épaule de Milos, lui arrachant un cri de douleur. Il tomba à genoux sur le sol, complètement tétanisé par une telle puissance.


Parménion : Tu ne méritais même pas d’oser me défier chevalier.


Il leva son Trident comme la hache d’un bourreau. Milos était déjà mort, il n’essayerait pas d’échapper à son destin. La tête de Milos allait tomber lorsque Parménion sentit une douleur dans son bras droit qui perturba son mouvement. Il trouva alors plantées dans sa chair deux cartes de bronze de couleur rouge et jaune, elles étaient acérées comme des rasoirs et n’avaient pas eu de difficulté à blesser le général qui ne portait pas son armure. Son visage exprimait une haine indescriptible.


Parménion : Qui a osé ?


Le chevalier du Peintre se laissa alors tomber de l’arbre au pied duquel Milos avait été projeté. Elle tenait à la main un jeu de cartes couleur arc-en-ciel et un pinceau. Elle portait un casque orné d’une lune sur le front. La quasi-totalité de sa poitrine et de ses bras étaient couverts par une protection aux couleurs argentées. Une sorte de jupe rigide couvrait le haut de ses jambes mais le reste était à la merci de l’ennemi.


Marielle : Je suis le chevalier du Peintre et je ne te laisserai pas abattre Milos de Persée de la même manière que tu as tué mon maître, Marine de l’Aigle.
Milos : L’armure du Peintre, j’en étais sûr, mais est- ce vraiment elle ?


La blessure du chevalier d’Argent était profonde et il n’arrivait plus à faire augmenter son cosmos pour aider sa nouvelle alliée.


Parménion : Ainsi tu as assisté à l’exécution de cette pleurnicheuse, tu sais donc quel sort je te réserve.


Parménion fit augmenter son cosmos et s’élança vers Marielle à une vitesse inévitable pour un chevalier de Bronze ordinaire.


Machu Picchu, Pérou, 25 Janvier 2007, 8h00.


Le soleil s’était levé depuis peu sur les hauts pics des Andes, Marine et Marielle revenaient de leur footing matinal. Elles s’arrêtèrent devant la cabane qui leur servait d’abri non loin du temple Inca du soleil. Elles commencèrent à s’étirer.


Marine : Sais-tu pourquoi j’ai voulu créer le centre d’entraînement féminin du Sanctuaire ici ?
Marielle : A cette altitude la rareté de l’oxygène permet aux personnes vivant ici d’avoir une endurance hors norme lorsqu’ils redescendent dans les plaines.
Marine : Effectivement, c’est une des raisons. Mais la rareté de l’oxygène entraîne une autre spécificité au niveau de notre entraînement. La pression de l’air étant plus basse, nos mouvements sont beaucoup plus rapides.
Marielle : Mais cela n’est vrai que lorsque nous nous trouvons ici, lorsque nous redescendons, nous nous bougeons à la même vitesse que les autres.
Marine : Effectivement, mais l’avantage que nous en tirons est la diminution de notre temps de réaction. En effet, à basse altitude les coups que je te porterais auraient la vitesse de ceux d’un simple chevalier d’Argent. Mais ici, ces mêmes coups dépassent la vitesse de ceux d’un chevalier d’Or.
Marielle : Je ne comprends pas où vous voulez en venir ?
Marine : Un jour tu comprendras.


5 km au Nord d’Athènes, Grèce, Vignoble de Polardis, 28 Juin 2007, 15h21.


Marielle se souvint des enseignements de son maître, elle venait de comprendre l’avantage qu’un entraînement en altitude lui donnait.


Marielle : Son coup n’est pas plus rapide que ceux que me portait Marine, et pourtant un chevalier d’Argent n’a pas été capable de l’éviter.


Elle esquiva habilement le Trident et prit appui sur le dos du général pour s’éloigner de lui. Parménion fut surpris par la vitesse d’exécution dont ce simple chevalier de Bronze était capable. Il se retourna pour faire face à son adversaire et eut juste le temps de mettre ses bras en croix devant son visage.


Palette Arc-en-ciel !!!


Une multitude de cartes identiques à celles qui avaient blessé Parménion quelques minutes plus tôt fondirent sur celui-ci. Elles commençaient à ouvrir des plaies sur tout le corps du général lorsque Marielle stoppa son attaque, à bout de forces. Elle vit avec horreur le général de Corail se tenir face à elle le regard empli de haine.


Parménion : Tu es plus forte que cette mauviette qui te sert de compagnon. Je vais donc devoir faire appel à mon vrai pouvoir.


Le cosmos de Parménion commença à augmenter de manière impressionnante, le ciel prit une teinte noire et le sol se mit à trembler. C’est à cet instant que l’armure divine de Corail fit son apparition et vint recouvrir son porteur. Une fois portée, elle rendait celui qui la revêtait méconnaissable. La protection était totale et seuls les yeux de Parménion étaient visibles. La couleur du corail était magnifique, d’un bleu azur rappelant les lagunes des îles tropicales. La forme des coraux était rugueuse et ne donnait pas envie de la caresser. Parménion regarda son adversaire toujours avec ce regard haineux. Marielle n’eut pas le temps d’esquiver cette fois ci, elle ne ressentit aucune douleur, seulement la chute de son masque qui venait d’être sectionné en deux.


Parménion : Comme tu as dû l’entendre lors de l’exécution de ton maître, j’aime voir le visage de ceux que je tue.


Milos reconnut alors celle qui portait l’armure du Peintre.


Milos : Marielle, c’est bien toi ?
Parménion : Comme c’est touchant, des retrouvailles, dommage que ce soit juste avant de mourir.


Marielle ne pouvait plus bouger, la peur la tétanisait. Elle se souvint de l’exécution de Marine et des larmes commencèrent à couler le long des ses joues. Parménion tendit le Trident dans la direction du chevalier du Peintre.


Parménion : Ta mort sera rapide et sans douleur.


D’un mouvement du poignet Parménion lança son Trident dans la direction de Marielle comme une balle de révolver. Milos se jeta alors entre le Trident et son amie pour tenter de la sauver. Mais au moment où le Trident allait perforer le plastron du chevalier de Persée, le temps s’arrêta. Un homme venait d’arrêter à main nue le Trident à quelques centimètres du cœur de Milos. Il portait une cape qui empêchait de discerner ses traits, mais Marielle le reconnut de suite.


Parménion : Qui es-tu ? Et comment as-tu pu arrêter ce Trident d’une seule main ?
Homme : Je ne répondrai qu’à une seule de tes questions. Ce Trident ne t’appartient pas, et celui à qui tu l’empruntes a été mon maître autrefois. Il donnait à tous ses serviteurs une partie de son cosmos pour que lors d’une bataille son arme ne puisse les toucher. Une fois ceci fait, ses serviteurs seraient à tout jamais protégés contre son Trident, même s’ils le trahissaient par la suite.
Milos : Je ne sais pas qui tu es, mais je te remercie de nous avoir sauvé la vie.
Homme : Vous n’êtes que deux imbéciles, croyiez-vous vraiment que vous aviez une chance contre lui ? A cause de vous je vais devoir refaire des choses que je m’étais promis de ne plus faire.
Marielle : Je suis désolée.
Homme : Eloignez-vous le plus possible, je ne veux pas de gène dans mon combat.
Parménion : Ainsi tu es un serviteur de Poséidon ? J’ai enfin trouvé un adversaire digne de valeur.


Il regarda Milos et Marielle d’un regard mauvais. Il commença à rassembler son cosmos autour de lui.


Tourments d’Asie !!!


Une colonne d’eau engloba les deux chevaliers et les projeta dans les airs. Ils retombèrent lourdement à plusieurs kilomètres de là, inconscients.


Parménion : Ainsi, nous serons tranquilles.
Homme : Tu n’es qu’un monstre dans le corps d’un enfant, je vais te faire regretter tous tes crimes.
Parménion : Je t’attends.


L’homme planta le Trident dans le sol et ôta sa cape. Il avait de longs cheveux bleus profond, ses yeux étaient vert émeraude mais son regard était plus noir que la nuit. Il paraissait âgé, au-delà de la cinquantaine, mais son cosmos était tout de même très puissant. Il commença à le faire augmenter, puis en une explosion une armure dorée vint se positionner au-dessus de lui.


Parménion : Tu es un chevalier d’Or au service de Poséidon ?
Homme : J’étais au service de Poséidon, et désormais je suis Kanon, chevalier d’Or des Gémeaux.


Les deux hommes se regardaient dans les yeux, aucun ne baisserait le regard devant l’autre.


Parménion : Si j’ai bien compris, le Trident n’aura aucun effet sur toi. Le combat n’en sera que plus amusant.


Kanon ne répondit pas, son cosmos était entrain d’augmenter assez rapidement. Il écarta les bras et Parménion eut l’impression qu’une multitude de planètes venaient se regrouper dans ses mains.


Explosion galactique !!!


La totalité de l’énergie accumulée par Kanon fondit sur Parménion et explosa au contact de son armure. Lorsque l’attaque stoppa, Parménion n’avait quasiment plus d’armure, mais son corps était intact.


Parménion : Ton attaque est impressionnante, mais je vois que malgré le temps que tu as passé dans le Sanctuaire Sous-marin, tu ne connais pas les caractéristiques du corail bleu des océans.


Kanon ne comprenait pas où voulait en venir le général, mais il se mit en position de défense lorsqu’il sentit le cosmos de ce dernier commencer à augmenter. Une aura bleutée entoura le général et les quelques morceaux d’armure commencèrent à grossir et recomposèrent la totalité de la protection de Parménion.


Kanon : Co… Comment as-tu fait ?
Parménion : Le corail bleu des océans a une caractéristique plus qu’intéressante, il pousse à une vitesse incroyable. Comprends-tu maintenant, ta plus terrible attaque ne fait que détruire mon armure qui se recompose immédiatement. Tu n’as aucun moyen de me vaincre.


Kanon était abattu, mais il lui restait un atout que son adversaire semblait ignorer. Il décida d’attendre un peu pour prendre par surprise le général.


Kanon : J’ai une question pour toi, comment un enfant de ton âge peut-il avoir une telle haine envers les autres ?
Parménion : Tu veux connaître mon histoire ? Très bien, puisque tu vas mourir je ne me risque pas beaucoup à te raconter cela. Je suis né à Tel Aviv en Israël, ma vie était parfaite jusqu’au jour où une bombe palestinienne à fait sauter le café où mes parents m’attendaient à la sortie de l’école. J’avais huit ans. A partir de ce jour là mon seul plaisir était de torturer des Palestiniens afin de venger ma famille. Jusqu’au jour où ma cible fut aussi celle d’un agent du mossad. Il fut très intrigué par ma force de caractère et volonté. Il me fit suivre un entraînement spécial et en quelques années je fus un des meilleurs agents de l’organisation. Mais le jour où on m’envoya en Macédoine pour aider les orthodoxes, j’ai compris que mon gouvernement se souciait peu des intérêts de son peuple et que seul son propre profit l’intéressait. J’ai donc déserté et me suis retrouvé au service d’Alexandre, un homme qui défend enfin les mêmes valeurs que moi.
Kanon : Tes idéaux sont loin d’être louables, tu tues sans laisser une chance à tes victimes. Je t’observe depuis un certain temps, j’ai vu ce que tu as fait en Algérie, j’ai aussi vu ce que tu as fait en Chine. Et tu oses dire que tu te soucies du bien être de ton peuple ! La seule chose que tu assouvis en étant dans les rangs d’Alexandre c’est ta soif de sang.


Devant cette provocation flagrante du chevalier des Gémeaux, Parménion ne put se retenir plus longtemps. Il concentra tout son cosmos dans ses mains.


Etoiles des Mers !!!


Une multitude d’étoiles apparurent et furent lancées comme une multitude lames de couteaux. Kanon ne se fit pas avoir, il lut la trajectoire de chaque étoile et les évita en se rapprochant du général.


Kanon : Trop lent !


Une Autre Dimension !!!


Kanon ouvrit son portail dimensionnel juste devant le général de Corail qui ne put rien faire pour l’esquiver. Il fut aspiré dans le passage sans aucun espoir de retour. Kanon allait se diriger vers Milos et Marielle pour les aider lorsqu’il sentit des douleurs dans son dos.


Kanon : Non, c’est impossible, je les avais évitées !


Sa vue commença à se troubler, il tomba un genou à terre, c’est alors qu’arriva Marielle qui l’empêcha de tomber dans la poussière.


Kanon : Comment allez-vous ?
Marielle : Ne vous inquiétez pas nous allons bien, Milos est assez sérieusement blessé mais ses jours ne sont pas en danger. Allez-vous enfin me dire qui vous êtes ?
Kanon : Je suis Kanon, chevalier d’Or des Gémeaux, le chevalier oublié.


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