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Poséidon – Origins

Garde (pointant Ascella) : C’est lui, c’est lui !!!
Athéna : Il suffit maintenant ! Comment Ascella pourrait-il nous attaquer alors qu’il se trouve près de moi ? Il faut plus qu’une apparence pour me tromper !
Garde : Athéna… Pas vous…
Le garde se retira en courant du Palais. Il alla près de la grande falaise qui se trouvait à quelques mètres de l’entrée et se préparait à se jeter dans le vide.
Deuxième garde (l’attrapant au dernier moment) : Mais tu es devenu fou !!
Garde : Lâche-moi ! Je préfère ça que de mourir de sa main !
Deuxième garde : Calme-toi ! Avant d’arriver jusqu’ici, ton bourreau devra traverser les douze maisons et Maître Sheratan ne se laissera pas faire !
Garde (effondré, tombe sur les genoux et pleure) : …
Deuxième garde : Tout se passera bien tu verras ! Je suis désolé pour tes amis…
Dans la grande Cité, les cris de la population s’étaient éteints tandis que Charybde et Euryale se regardaient droit dans les yeux au cœur d’une ville dévastée sous la pluie battante.
Charybde : Je suis fair-play, je te laisse attaquer le premier !
Céphée : Sois prudent !
Euryale : Ne t’en fais pas, je n’ai pas oublié tes conseils et cette fois… le retsina ne m’affaiblira pas !
Céphée : C’est bien loin maintenant…
Euryale : C’est pour cela que… !
Euryale n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Charybde était déjà passée à l’offensive et administra un long coup de pied en plein visage du chevalier d’Argent. Ce dernier fit volte-face mais la surprise passée, il rendit la pareille au Général qui contra tout de même son coup une première fois avant de se reposer sur ses jambes.
Euryale : Quelle lâcheté !
Charybde : Lâcheté ? Tu n’avais qu’à te préparer !
Charybde se déplaçait à la vitesse de l’éclair. Elle se propulsa dans les airs et tenta une nouvelle fois de frapper Euryale qui se protégea sous son bouclier.
Charybde : Combien de temps vas-tu te terrer là-dessous ?!
Le Général administra un coup de pied d’une puissance phénoménale dans le bras du Chevalier qui se retrouva aussitôt au sol. Euryale tenta de se relever rapidement mais Charybde était en meilleure posture et poursuivit son attaque depuis les airs. Elle se mit à mouvoir ses bras d’une bien étrange façon, des mouvements alliant fluidité et volupté jusqu’à bien écarter ses bras l’un de l’autre.
Charybde : DEADLY BAT !!
Une armée de chauve-souris attaqua le chevalier d’Argent qui riposta à son tour en portant son bouclier en direction du Général. Les yeux de la Méduse s’ouvrirent et aveuglèrent Charybde en plein dans son élan.
Charybde (détournant le regard) : Comment ?
Les animaux disparurent et Charybde retomba sur le sol dans un lourd fracas. Elle se releva cependant assez rapidement et se tourna, crispée, en direction d’Euryale.
Charybde : Ce bouclier… Deux fois qu’il m’intercepte !
Euryale : Tu découvriras par toi-même que tu ne pourras pas gagner…
Charybde : Pff, ça ne sert à rien de me cacher son secret, je sais qu’il peut transformer tout être croisant son regard en statue de pierre ! Je l’ai vu à l’œuvre avec mes monstres tout à l’heure…
Euryale : …
Charybde : Cela ne signifie pas pour autant que j’ai perdu le combat ! Ton bouclier est ta meilleure arme… et qui pourrait me coûter cher si je ne jouais pas la prudence mais sans lui, que deviendrais-tu ? Je suis curieuse de le savoir…
Euryale (en garde) : …
Le sourire malsain mais si séduisant de Charybde s’enveloppa d’un magnifique cosmos turquoise, prêt à bondir sur le chevalier d’Argent. Le Général poussa soudainement un violent hurlement et frappa le sol de son poing.
Charybde : HUNTING RAGE !!
La violence du coup fit entrouvrir le sol jusqu’aux pieds du jeune chevalier qui ne put que sauter de côté pour esquiver un sol tremblant qui contribuait à fragiliser les édifices environnants mais le Général prit Euryale de court, lança un hurlement terrifiant et frappa de plein fouet et avec toute sa force le bouclier de la Méduse de son poing. Sous l’impact, le bouclier se fendit et de légers morceaux d’en échappèrent au niveau du visage en relief. Euryale était médusé. Il constata avec frayeur l’ampleur de l’attaque du Général.
Charybde : Je te l’avais dis, ce n’est pas parce que toi et le chevalier d’Or aviez réussi à affaiblir mon cosmos que je suis vaincue !
Euryale (surpris) : Tu n’as pas encore gagné…
Charybde (se préparant à le frapper) : C’est ce que l’on verra !!!
« NEBULA CHAIN »
La chaine de Céphée s’agrippa au poing du Général qui ne put continuer son attaque. Charybde se retourna et vit le jeune Andromède se tenant fébrilement sur ses jambes mais avec un regard empli de volonté.
Céphée : Si tu veux le tuer… Tu devras alors m’abattre également !
Euryale : Céphée ! Je t’avais dit de ne pas intervenir !
Céphée (souriant) : Je suis désolé mon ami mais je crains que nous ne soyons en route pour la mort si nous ne conjuguons pas nos efforts…
Charybde (se léchant les babines) : Deux pour le prix d’un… Pourquoi pas ?
Au Sanctuaire, Ulrey peinait à se relever, bloqué de toutes parts. Sa respiration lui faisait mal et il lui était difficile de bouger la tête. De ses faibles mains, il retira son diadème pour lui soulager la tête. Il appela Seyfert d’une voix fébrile mais aucun son ne lui parvint. Il se retourna et après un gros effort put se remettre partiellement en jambes. Non loin de là gisait le corps de Seyfert. La nouvelle armure de Pégase était à moitié pulvérisée et ses débris jonchaient le sol. Seyfert lui-même était écrasé contre la paroi, les jambes vers le haut et la nuque sur le sol. Du sang avait coulé de sa bouche en direction du front.
Ulrey : Seyfert !
Le jeune chevalier s’approcha de Pégase et put constater avec une joie non dissimulée qu’il fût toujours de ce monde. Ulrey lui tapota les joues mais Seyfert ne revenait pas à lui. Le jeune chevalier déplaça alors le corps dans une position un peu plus normale en prenant soin d’éviter les gestes brusques et patienta quelques instants. La pluie elle-même ne ramenait pas le chevalier Pégase. Ulrey décida alors de le laisser là, ne pouvant le porter, tout en priant pour que rien ne lui arrive et s’en alla à la poursuite du forcené le corps tout démembré.
Sheratan était assis sur les marches de l’entrée de son temple du Bélier. Il avait les yeux fermés et ne semblait aucunement gêné par la pluie qui ruisselait tout le long de son corps et de son armure. Son état de méditation l’avait visiblement coupé du monde mais bien présomptueux serait celui qui saurait expliquer à quoi réfléchissait le chevalier d’Or, s’il était effectivement en train de réfléchir…
Non loin de là, une ombre bondissait à grandes enjambées tout en poussant des cris de rage. La forme s’approcha de plus en plus du temple du Bélier. Ce n’était nul autre que l’individu qui venait de tout ravager sur son passage. Les ailes gigantesques qui ornaient son dos lui permettaient de faire des sauts extraordinaires. L’armure qu’il portait était en tout point identique à celle de l’armure d’Or du Sagittaire. La différence et non des moindres venait de la couleur et des formes qui en ressortaient de toutes parts. Elle était effectivement couverte de corail, brillant sous l’effet de la pluie et la structure même de l’armure semblait avoir été attaquée. Les ailes n’étaient pas épargnées et l’armure était de couleur majoritairement orangée avec divers dégradés allant du jaune Or à l’orange foncé. L’homme ne portait pas de diadème, il avait la même chevelure qu’Ascella mais son visage inspirait une profonde démence. Ses yeux étaient si crispés que les veines alentours étaient visibles tels des traits noirs. Ses gestes étaient brusques et inconscients. L’état de tension extrême qu’il laissait transparaitre présageait d’un pouls des plus rapides.
Sheratan poursuivait sa méditation quand surgit à quelques mètres de lui le clone d’Ascella. Ce dernier ayant aperçu le chevalier d’Or s’attacha aussitôt à l’attaquer avec une vitesse folle mais il fut aussi vite repoussé par un mur invisible que même ses coups ne pouvaient franchir. Il ne chuta pas pour autant et se remit sur ses jambes avec une flexibilité extraordinaire. De son côté, Sheratan ne bougeait toujours pas. Il n’en fallut pas beaucoup plus pour agacer son adversaire qui revint à la charge. Sheratan ne fronça même pas les sourcils et le mur qu’il semblait avoir créé repoussa de lui-même le deuxième chevalier du Sagittaire. Ce dernier tenta une nouvelle fois de le briser mais il ne pouvait rien faire ce qui l’énervai davantage. Ses pieds trainaient à même le sol arrachant le dallage, sans aucune prise possible. Le chevalier du Bélier amplifia sa riposte jusqu’à ce que adversaire bascule à nouveau dans les escaliers. Tout au long de sa contre-offensive, Sheratan n’avait pas fait un seul mouvement. Il retrouva sa quiétude et resta toujours assis sur les marches. Il prononça toutefois quelques mots au cœur de l’averse.
Sheratan : J’ai fait une erreur… Pardonnez-moi Athéna !
Athéna et Ascella étaient restés bouche bée devant le comportement on ne peut plus délirant du garde. La déesse semblait tout de même inquiète et avait du mal à s’en défaire. Pourtant, divinité oblige, elle n’était pas du genre à se laisser avoir par des apparences. Le cosmos dégagé par le chevalier qui était à ses côtés était rigoureusement identique à celui de son chevalier d’Or. Ce dernier en profita pour prendre la parole.
Ascella : Je crois qu’il vaudrait mieux vous en retourner à vos quartiers…
Athéna : Pourquoi donc ?
Ascella : Nous ne savons pas qui nous attaque et personne ne sait si cet individu qui semblerait avoir mon apparence est venu seul. Il peut très bien s’agir d’une diversion. Le Palais du Grand Pope n’est pas un endroit sûr surtout sans sa présence.
Athéna (résignée) : Ce que tu dis n’est pas dénué de sens…
Ascella : Je vous accompagne si vous me le permettez, par sécurité !
Athéna : J’apprécie… Mais tu retourneras dans le temple du Sagittaire au plus vite ! Vous êtes peu nombreux, agissez en conséquence !
Ascella (souriant) : Comptez sur moi !
Athéna prit alors la direction de ses quartiers, près de l’immense statue à son effigie au-delà du palais du Pope. Ascella la suivait de près, tout en surveillant les arrières de temps en temps. Quelques minutes et plusieurs dizaines de marches plus tard, la grande statue commençait à se dessiner. De taille impressionnante, elle symbolisait tout le pouvoir du Sanctuaire et de la déesse. Dans sa main droite se tenait un personnage de corps féminin avec des ailes, il s’agissait de Niké, la déesse de la victoire. Dans sa main gauche se tenait un large bouclier, imposant et visiblement lourd. Athéna y était donc représentée telle qu’elle naquit de la tête de son père Zeus. La pierre utilisée était d’excellente qualité et malgré la pluie qui y ruisselait, la statue paraissait comme flambant neuve avec un lissage absolument parfait.
Ascella : Il ne faut pas vous inquiéter… Sheratan va maitriser la situation.
Athéna : Je l’espère mais je crains que ce ne soit pas aussi simple que cela…
Ascella : Que voulez-vous dire ?
Athéna : Rien… Ne t’en préoccupe pas !

Charybde attaqua Céphée avec la vitesse d’un prédateur affamé. Le jeune Andromède utilisa sa chaine pour parer les plus gros coups et tenta diverses esquives infructueuses. Le duel tournait à l’avantage du Général, nettement plus fort et expérimenté que le chevalier de Bronze mais Euryale attaqua de dos, déstabilisant un bref instant leur ennemi, suffisamment pour se remettre en garde. Charybde leur tournait le dos mais esquissa un rire sadique à l’encontre de ses deux adversaires.
Charybde : Quel temps précieux que vous êtes en train de perdre…
Céphée : Comment ça ?
Charybde : Je t’ai entendu tout à l’heure, vous êtes à la recherche du chevalier d’or du Sagittaire n’est-ce pas ?
Céphée : Il est vivant ?
Charybde : Bien sur…
Euryale : Où est-il ?
Charybde (souriante) : … A la maison !
Euryale : Comment ça à la maison ?
Charybde : Sa Majesté Poséidon était décidé à le tuer cependant…
Céphée (l’interrompant) : Cependant quoi ?
Charybde (se passant ses longs ongles affutés sur la langue) : Quel dommage… Un si bel homme…
Céphée en avait assez des sarcasmes du Général. Il envoya sa chaine attraper le poignet de la jeune femme mais cette dernière ne se laissa pas faire. Elle contra l’attaque d’Andromède et lança un nouvel assaut depuis les airs.
Charybde : EAGLE CLUTCH !
Le Marinas disparut et un Aigle d’une taille impressionnante se dirigea à vive allure sur Céphée. Le jeune Chevalier était totalement incapable d’esquiver une telle attaque. Il accusa le coup de plein fouet déchiquetant son armure et ses chaînes. Son corps voltigea à une vitesse folle, assez pour briser la nuque d’un homme sans protection avant de retomber avec fracas sur le sol. L’aigle alias Charybde reprit sa forme normale sur ce qui restait du toit d’une maison voisine, non sans une petite fierté.
Euryale (courant vers lui) : Céphée !! Céphée !!
Euryale ne pouvait rien faire pour lui. A première vue, Andromède était toujours en vie mais il ne réagissait pas à ses appels.
Charybde : A ton tour maintenant ! Ne t’en fais pas, ça ne durera pas longtemps…
Le Général prit à nouveau son élan mais revint au sol sur ses appuis avant de rapidement courir sur Euryale.
Charybde : SERPENT STRANGLER !
Le Marinas disparut une nouvelle fois laissant place à une illusion sous forme de serpent se préparant à l’étouffer mais Euryale se retourna à cet instant et riposta à son tour, pointant son bouclier en direction de son adversaire.
Euryale : GORGON’S HAIR !
La chevelure en relief sur le bouclier s’anima soudainement. Des dizaines, des centaines même de têtes de serpents en jaillirent, attaquant Charybde de toutes parts et brisant instantanément son illusion.
Charybde (surprise) : Quoi ??!!
Il était impossible pour le Général d’esquiver l’attaque, il avait trop d’élan. Les serpents entourèrent son corps et les différentes têtes le mordirent de toutes parts. Charybde essaya de s’en défaire mais elle aperçut rapidement une lueur émanant du bouclier qui lui était familière : les yeux de la Gorgone étaient ouverts et Charybde le regarda un bref instant avant de parvenir à se dégager après un violent effort. Elle retomba sur un genou, fatiguée et marquée sur le coup. La surprise passée, elle remarqua que les morsures n’ont pas traversé son écaille mais les zones non protégées ont été atteintes. En voulant marcher, elle sentit une brève douleur à l’épaule gauche, comme un blocage. Une bonne partie de son épaule gauche s’était soudainement changée en pierre tout comme une petite partie de son corps au niveau de la taille.
Charybde : Mais… Comment ? Je croyais que ton bouclier était devenu inefficace !
Euryale : Il a perdu de son pouvoir mais il en a encore assez pour pétrifier certaines parties de ton corps. (Il haussa le ton) De plus, nous avons un petit différend à régler…
Charybde : Tu veux venger Andromède n’est-ce pas ? Pff… J’admets m’être trompée au sujet de ton bouclier mais cet effet de surprise ne se reproduira plus !
Euryale : Tu ferais mieux de ne pas me sous-estimer !
Charybde (souriant) : Te sous-estimer ? Comment ne pas sous-estimer un humain ? Vous êtes une espèce si influençable, suffit de voir ton ami tout à l’heure en voyant une pauvre petite fille étendue sur le sol…
Euryale : Tu n’es pas moins humaine que nous !
Charybde : Moi humaine ? Haha… Je crains que tu ne fasses fausse route…
Euryale : Mais encore ?
Charybde : Je suis une nymphe...
Euryale : Une… nymphe ?
Charybde : Je suis en quelque sorte une incarnation de ce que vous les humains appelez la nature. Je peux en prendre les formes... mais aussi les pouvoirs. Par exemple, j'ai constaté que tu n'as de cesse de m'observer, pour, dirons-nous, observer mes gestes mais je ne suis pas tout à fait certaine que ce soit vraiment cela que tu cherches... Euryale.
Euryale : Euh…
Charybde (les pupilles des yeux rosées) : Que penses-tu de ma personne chevalier ?
Charybde s’avança lentement vers Euryale qui se préparait à une nouvelle offensive mais grand fut son étonnement quand il constata que son adversaire retira son diadème.
Euryale : Que fais-tu ?
Charybde : Ne pose pas de questions, observe...
Euryale (surpris) : Je…
Le Général poursuivit son approche, il ne montra aucune hostilité envers Euryale qui baissa par la même occasion sa garde. Il avait désormais Charybde juste devant lui, fixant son regard. La nymphe lui prit la main et, guidant les gestes d'Euryale retira lentement la partie supérieure de l’écaille. Charybde en fit autant pour le plastron de la méduse qui se retrouva au sol, laissant apparaitre le corps sobrement musclé du chevalier. Elle se serra contre le jeune homme qui ne la repoussait pas.
Charybde : Tu as le sang chaud... Et un corps d'une douceur...
Euryale (ne sachant que penser) : …
Charybde ne laissa pas Euryale prononcer un mot qu’elle l’embrassa. Le chevalier se laissait faire tout en promenant ses bras le long du corps de la nymphe.
Euryale : Pourquoi mon animosité envers toi s’estompe ?…
Charybde : Laisse-toi guider...
Les deux êtres continuèrent de s'enlacer, toujours plus près, toujours plus intensément. Euryale avait oublié son affrontement, ne pensant plus qu'à s'offrir à la demoiselle devant lui. Le regard de Charybde avait changé, ses yeux étaient devenus rouge vif et tandis que ses mains parcoururent le dos du jeune homme...
Charybde : NATURE SOUL...
D'un coup, elle perfora le dos d'Euryale, enfonçant sa main au plus profond de la colonne vertébrale. Le jeune homme se braqua, tétanisé, la tête en arrière et le regard détruit, hurlant de tout son être. Son corps devint peu à peu rigide, sa peau se durcit et commença à s'écorcer comme du bois. Ce qui restait de l'armure d'argent sur lui tomba au sol, sans vie, tandis que le Général retira son bras pour ne laisser place qu'à une effigie de bois de son adversaire.
Charybde : Ce que j'aime le plus chez l'homme, c'est sa virilité... Tellement facile à exploiter... Jusqu'au bout tu te seras montré vaillant mais tu as été victime de ta propre condition d'être humain...
Charybde remit son plastron et son diadème en place puis admira la pose d'Euryale changé en bois, figé pour l'éternité, le visage horrifié.
Charybde : Finalement, nous étions complémentaires quelque part... Dommage... Mais je ne peux m'attarder avec toi, la personne que je cherche se cache quelque part et je n'ai pas de temps à perdre... Adieu... Chevalier !
Elle passa à côté et se dirigea en direction du palais royal tandis que l'eau de mer commençait à pénétrer dans les rues de la ville sous l'orage incessant. Au sol gisait le corps de Céphée mais des réflexes le parcouraient de temps à autres.
Charybde (l'observant sur le passage) : Pff, toujours vivant... Aucune importance.
Sans prêter attention aucune au chevalier étendu, elle détourna son regard et se mit définitivement en route.

Sheratan restait assis sur ses marches, écoutant la pluie et le tonnerre grondant. Mais son adversaire n’était pas encore vaincu. Il revint subitement à la charge, à une vitesse suffisamment élevée pour prendre le Bélier par surprise. Il explosa le mur invisible de son cosmos et se rua sur Sheratan. Celui-ci, on ne peut plus surpris fut forcé d’esquiver à la hâte mais c’était sans compter sur la rage de vaincre de l’ennemi qui attaqua du poing une nouvelle fois, frappant Sheratan sur le torse et le propulsant contre l’un des piliers du temple. Le corps âgé du chevalier d’or retomba sur le sol assez lourdement mais l’armure avait bien rempli son office, lui épargnant plusieurs blessures.
Sheratan : Quelle puissance… Il n’a rien d’un combattant ordinaire. Ses coups sont même plus forts encore que ceux d’un chevalier d’or.
Difficile pour Sheratan de savoir comment réagir face à un tel adversaire. Ce dernier renvoya une nouvelle salve de coups que le Bélier a bien du mal à contrer. Plusieurs fois, le sosie d’Ascella frappa Sheratan au torse et au visage, le faisant saigner du nez. Le Bélier se défendait courageusement et entrevit un bref instant une possibilité de riposte mais l’ennemi le frappa d’un puissant coup de pied au visage qui fracassa la mâchoire de Sheratan, titubant, un genou au sol. Loin d’être satisfait, le fou furieux renouvela son attaque. Sheratan n’avait cependant pas dit son dernier mot et riposta soudainement.
Sheratan : Arrière !!
Le chevalier d’or frappa l’adversaire au torse, le stoppant net dans son élan. Cette fois, le choc fut rude et Sheratan ne s’arrêta pas là. Dans une lueur dorée, il leva les mains le ciel, appelant les étoiles cachées derrière les nuages. Une nuée cosmique blanche tourbillonnait au-dessus du chevalier.
Sheratan : Retourne d’où tu viens ! STARDUST REVOLUTION !
La contre-offensive était un succès, le chevalier d’or pouvait enfin récupérer tandis que l’ennemi volait entre les murs du temple jusqu’à l’extérieur, coté entrée, touché de plein fouet, avant de s'écraser au sol dans un fracas épouvantable. Sheratan resta à genoux, épuisé, conscient qu'il n'était plus en état de se battre. Son adversaire se releva, quelque peu sonné. Les ailes de sa magnifique armure de corail étaient fracassées sous le choc mais la protection en elle-même semblait intacte. Le chevalier d'Or se releva, se préparant à affronter une dernière fois son illustre ennemi. Il sera fortement son poing, y concentrant l’énergie qu’il lui reste. La lumière qu’il produisait éclairait toute l’esplanade.
Sheratan : Moi Sheratan, je vais te purifier... Ascella ! STARLIGHT...
Ascella (se ruant fou de rage sur Sheratan) : Râââââââââh !!!!
Sheratan : … EXTINCTION !
Stoppé en plein élan, Ascella fut aveuglé par la lumière générée par le chevalier du Bélier. Il s'arrêta net à ses pieds, son visage s'apaisât soudainement, devenant plus naturel, plus humain. Il tomba sur ses genoux aux pieds de Sheratan, observant le sol sans grand mot dire tandis que l'éblouissante lumière s'en allait vers le ciel.
Sheratan : Ascella, est-ce toi... ?
Ascella : Θεός...
Sheratan : Comment ?
Ascella (se relevant vivement) : Θεός !!
Sheratan : Ascella, arrête !!
Ascella : ATOMIC THUNDER B...
Le chevalier n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il fut frappé en plein visage par un Sheratan revigoré. Ascella était de nouveau au sol, renonçant, et plus que jamais en proie au doute. Une voix jeune et hautaine se fit alors entendre...
« C'est pathétique de voir un tel résultat... »

A cet instant, Athéna qui se trouvait au pied de la grande statue fut saisie d'un profond malaise. Elle posa ses mains sur son ventre qui lui faisait rage et gémissait de douleur jusqu'au plus profond d'elle-même. Recroquevillée, elle s'appuyait contre la statue pour ne pas tomber. Non loin de là, Ascella accourut.
Ascella : Athéna !! Que se passe-t-il ?
Athéna (se posant lentement au sol) : Je... m'affaiblis, quelque chose attaque mon pouvoir, je perds... mes moyens... Il est ici !
Ascella : Mais qui ?
Athéna : Il est ici... !! C'est lui qui agresse mon cosmos de cette manière...
Le chevalier du Sagittaire ne répondit pas mais un petit sourire apparut en coin. Il s'affaira à tenir Athéna dans ses mains qui perdit de plus en plus ses forces.
Sheratan leva les yeux vers le ciel, un individu s'y trouvait en suspens. Il dégageait une prestance qui lui était propre. Même la pluie battante déviait sa route et s'écartait sur son passage, comme pour le respecter. Ses yeux brillaient d'un turquoise vif mais aucun cosmos n'émanait de lui. Les éléments se mirent en harmonie devant cet être inquiétant vêtu d'une imposante toge blanche qui couvrait tout son corps et même au-delà. Sous son arrivée, le ciel du Sanctuaire était parcouru d'impressionnantes trainées de lumière, telles des aurores.
Sheratan : Impossible...
Alrisha (Poséidon) : Après toutes les grâces que j'ai consenti à ton égard Ascella, je m'attendais à un meilleur résultat...
Sheratan : Alrisha... Depuis quand ?
Poséidon : Alrisha n'est plus désormais, à genoux devant moi...
Sheratan (hésitant et reculant d'un pas) : …
Poséidon (intensifiant l'éclat de son regard) : J'ai dis... A genoux !
Immédiatement, le chevalier du Bélier fut pris d'une intense lourdeur dans les jambes, il s'écroula sur les rotules avec violence.
Sheratan (luttant) : Argh... Que viens-tu faire ici ?
Poséidon (regardant le sommet de la colline) : Je suis venu te chercher Athéna… pour l’Atlantide !

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