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Hades Glory

Athéna



Où suis-je ? Mes souvenirs s'entrechoquent dans ma tête. D'abord la victoire sur Hadès puis ce cosmos étrange qui m'a emmenée jusqu'ici …

Mon dieu, j'y pense mes chevaliers ! Ont-ils eu le temps de quitter Elysion ? Le néant leur en a t-il laissé le temps ? Ce serait vraiment injuste s'il n'avaient pas réussi à regagner la Terre après tout ce qu'ils ont fait pour l'humanité. Cette seule pensée m'est insupportable, je veux savoir ce qu'ils sont devenus.

Pour la première fois je prête attention au lieu où je me trouve. C'est assez luxueux, je suis étendue dans un lit à baldaquin, des voiles transparents l'entourent, autour de moi tout est blanc. Je me lève, je sens mes jambes vaciller sous mon poids, je me rassois, je porte la main à mon cœur, c'est étrange j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose …

Ma Kamui !!

Elle ne me recouvre plus, sans elle je suis sans défense mais qui a osé me l'enlever ?

Au fond quelle importance, sans mes chevaliers mon destin est scellé, autant essayer de se renseigner sur le lieu où je me trouve.

Je me relève, je m'avance à tâtons de ce que je distingue vaguement comme étant un balcon.

Je m'approche et risque un regard au dehors…

Mais ! Non ! C'est impossible, tous ces lieux je les reconnais : le Parthénon, l'Acropole, mon propre temple…

C'est Athènes !!

Serait-il possible que j'ai retrouvé inconsciemment le chemin de la Terre et qui plus est celui de ma propre cité ?

Ce n'est peut-être pas une si mauvaise journée après tout.



" Vous avez raison déesse Athéna, nous sommes bien sur l'une des collines qui entourent Athènes.

- Qui est là ?

- Ce n'est que moi : celui qui vous a mené jusqu'ici sur l'ordre des dieux de l'Olympe.

- Qui es-tu ? »

L’homme qui me faisait face avait des cheveux très blonds et des yeux verts sans pupille. Il portait une veste de cuir très longue qui découvrait son torse  et un blason en forme de croix. A sa gauche pendait une épée légère en forme de rapière. Son regard me renvoyait à des temps anciens où les dieux ressemblaient à des adolescents malicieux.

            « Je suis déçu de voir que vous ne vous souvenez plus de moi, enfin je suppose que c'est ce qui arrive quand on entre dans les livres d'Histoire en petits caractères… Quoiqu'il en soit je suis le dieu de la vengeance et mon nom est Némésis.

- C'est donc toi que les dieux ont envoyé me chercher.

- Oui, Hermès n'aime pas s'acquitter de la mauvaise besogne.

- Maintenant que nous avons fait connaissance peut-être pourrais-tu me dire où nous sommes?

- Mais sur la montagne où vous avez vous-même rassemblé le tribunal des dieux jadis. Nous sommes sur l'Erichtonion.

- L'Erichtonion ?

- Vous ne vous souvenez donc pas ? Jadis, dans les temps antiques Héphaïstos, frustré que son épouse Aphrodite refuse de partager sa couche s'était mis en tête de séduire une déesse chaste.

- Et cette déesse c'était ?

- Vous-même Athéna… Mais ses efforts sont restés vains et il résolut de ne plus prendre de gants… Et un jour que vous veniez le visiter au volcan de Théra il passa à l'acte et tenta de vous violer.

- Quelle horreur !!

- Comme vous dites. Mais ce pauvre Héphaïstos n'était décidément pas né pour réussir quoique ce soit et, ayant pris son élan sur sa mauvaise jambe il ne parvint qu'à étreindre la Terre et sa semence se déversa ainsi sur Gaia.

- Qu'advint-il alors ?

- Un garçon naquit de cette union étrange, son nom était Erichtonios, il devint par la suite le premier roi d'Athènes.

- Tout cela ne me dit pas pourquoi je me trouve ici.

- J'y viens. Un jour le dieu Arès fut témoin d'une tentative de viol sur sa fille Alclippé de la part d'un des nombreux monstres issus de l'union de Poséidon et d'une nymphe. N'écoutant que son instinct paternel il transperça le monstre de sa lance et le tua. Poséidon en appela donc à la justice des dieux. Un tribunal fut alors réuni sur cette colline qui portait le nom d' Erichtonion. Arès fut acquitté et la colline prit le nom d'Aréopage, c'est là que se déroulèrent par la suite tous les procès religieux.

- Cela veut dire que si j'ai été emmené ici c'est …

- Pour y être jugée, exactement.

- Mais pour quels crimes ?

Mon interlocuteur me toisa un moment avec un certain dédain comme un professeur qui semble fatigué de répéter une évidence.

« Si vous avez besoin de le demander c'est que vous êtes encore plus inconsciente que les dieux ne le pensaient mais puisque je fais aujourd'hui office d'hôte d'accueil, sachez que vous êtes accusée de crimes contre la Terre et contre la divinité. »



Je restai un moment ébahie par la dernière déclaration de mon interlocuteur. Je ne sais si c'était la jeune fille de 16 ans, ces japonais et leur manie de vous rajeunir, ça frise le politiquement correct, nommée Saori Kido ou l'immortelle Athéna dont l'imposante statue trônait toujours dans l'imposant temple athénien que je pouvais apercevoir.

Certes j'avais entendu Poséidon lui-même, alors que son âme était sur le point de réintégrer le vase qu'elle n'aurait jamais dû quitter, me prédire que je serais un jour jugé par les dieux de l'Olympe… Mais de là à m'accuser de crimes contre ma propre race…

Mais l'accusation qui me meurtrit le plus le cœur était la seconde : moi, Athéna protectrice de la Terre et des hommes, comment aurais-je pu commettre un crime contre mon propre domaine ?

           

« Mais je ne comprends pas, il doit y avoir une erreur.

- Vous êtes étonnée, il n'y a pas de quoi pourtant. »



D'un geste il écarta une tenture dont je n'avais pas remarqué la présence. Derrière cette tenture se trouvait un observatoire surélevé vers lequel je m'avançai sur un signe de mon guide.

Arrivée au sommet je pus me rendre compte que le promontoire rocheux sur lequel je me trouvais me permettait d'avoir une vision panoramique non seulement de l'Attique mais du monde entier.

Némésis s'inclina en signe de déférence mais sa voix était dure comme l'airain et son ton acerbe lorsqu'il me dit

 

« Contemplez votre œuvre grande déesse. »



Je me penchai pour envisager la Terre et … HORREUR !!!

Un déluge s'abattait sur la Terre, c'était comme si les noires cités du ciel avaient été frappées par la foudre. Elles flamboyaient, se désagrégeaient et, dans un fracas flamboyant s'écroulaient. La pluie, la plus violente qu'aucun homme ne l'avait jamais vue, se déversait en cataractes aveuglantes. Elle anéantissait les vergers et les moissons. Elle cinglait les colonnes de marbre et s'enroulait autour de leur piédestal comme une invasion de serpents d'argent dont les anneaux montaient toujours plus haut… jusqu'à envahir les berceaux qui étaient restés suspendus sous les porches et dans les jardins, si bien que les bébés furent noyés avant que leurs mères sanglotantes n'aient pu les mettre à l'abri.

Je ne pouvais en supporter plus. Je sentis que mes jambes ne me portaient plus et je m'écroulai sur le bord du promontoire, ma longue robe flottant au gré du vent.

Une voix me sortit de ma torpeur.

           

« Rassurez-vous déesse, ce que vous venez de voir n'était pas réel.

- A… Alors ce n'était qu'une illusion !

- Pas exactement. Vous venez de vous pencher vers la fenêtre du passé, ce qui veut dire que ce que vous venez de voir a déjà eu lieu.

- Comment çà ?!

- Ceci était le premier déluge que Zeus déchaîna sur la Terre pour la purifier. A ce déluge ne survécurent que deux personnes : Deucalion, fils de Prométhée et Phyrra fille d'Epyméthée, le frère de Prométhée. Les enfants qu'ils eurent repeuplèrent la Terre.

- Mais alors tout espoir n'est pas perdu !

- Vous êtes vraiment naïve, déesse. Pourquoi croyez-vous avoir été autorisée à contempler cette scène d'Apocalypse ? Parce que c'est précisément le destin qui attend les hommes si le maître des cieux en prend la décision.

- Mais c'est horrible !! Que puis-je faire pour sauver l'humanité ? Je vous en prie, si cela ne tient qu'à ça montrez-moi la flèche qui doit me transpercer le cœur ou le pilier dans lequel je dois m'encastrer si cela peut accorder un répit à l'humanité !

- Vous aimez vraiment souffrir mais je crains que cette fois le dénouement ne dépende pas de vous.

- Mais alors que dois-je faire ?

- Défendez-vous, défendez-vous encore, défendez-vous toujours et surtout défendez-vous bien! Car le procès qui s'annonce est le vôtre et j'ai déjà été ramasser les témoins à charge. Va vous falloir un avocat balèze. »

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