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Cette fiche vous est proposée par : Sage_Panda


Poséidon – Origins

Erysichton (dépité) : Alrisha…

Pandrose : …

Ascella : Un dieu… Poséidon, qu’as-tu fait ?

Alrisha se tenait devant eux, secondé par Molpé qui affichait un visage empli de fierté. Le Général s’agenouilla à proximité du garçon, le bras droit posé sur le cœur. Janubi observa la scène, sans prononcer le moindre mot.

Molpé : Votre Majesté, je vous suis entièrement dévoué !

Le jeune homme rouvrit les yeux, ceux-ci brillaient d’une légère flamme turquoise. Il se dégageait de son visage un sentiment de perfection, une allure céleste. Les cicatrices créées par les étranges larmes avaient laissé leur place à une peau parfaitement lisse sans le moindre défaut. Alrisha ne prit pas le temps d’observer son Général, se contentant de fixer le chevalier du Sagittaire qui tenait toujours Pandrose dans ses bras. Il prit la parole avec une voix sensiblement plus grave qu’à l’accoutumée.

Poséidon : Tu as fait de l’excellent travail Molpé, je te félicite !

Molpé : Je n’ai fait que mon devoir Votre Majesté !

Janubi (se relevant) : Un devoir ? Aider un dieu à prendre possession du corps d’un innocent ? Un devoir ?

Molpé : Surveille tes paroles Janubi, Les conséquences qu’elles risquent d’engendrer seraient irréversibles…

Janubi : …

Ascella : Je savais qu’Alrisha avait des prédispositions mais jamais je n’aurais imaginé un tel scénario…

Poséidon : Surpris ? Alrisha était depuis longtemps destiné à devenir mon corps sur Terre. Si Cécrops n’avait pas réfuté mon offre en se tournant vers l’olivier d’Athéna, tout se serait passé en douceur. Ce qui arrive est entièrement de votre faute, à vous, le Sanctuaire ! Pour la peine, je vais commencer par raser cette cité, en effacer toute vie et la submerger sous les flots !

Ascella : Tu veux diaboliser le Sanctuaire et te faire passer pour un innocent dans l’affaire ? Alors que tu t’apprêtes à noyer tous les peuples de la planète ?

Poséidon : … mais pour mieux les faire renaître ! Je sais que tout ceci fait… disons… cliché mais vous les hommes êtes la seule espèce sur cette planète à constamment vouloir vous tourner vers le ciel. Pourquoi ne vous occupez-vous pas, à l’instar des autres espèces animales ou végétales, de vos propres histoires ?

Ascella : Espèces qui périront sous les eaux…

Poséidon (d’un ton ironique) : Toute guerre a son lot de victimes innocentes… Les hommes en connaissent beaucoup dans le domaine. Cette cité même a accueilli son lot de guerres ! Je savais de toutes façons que vous ne me laisseriez pas approcher des terres ni agir à ma guise. A cause de votre Grand Pope, j’ai du contourner le Sanctuaire pour venir ici, ce qui avait à ce moment là sensiblement affaibli mon cosmos mais est-ce étonnant sachant que vous surveillez depuis longtemps les horizons à la recherche de ma cité ?

Ascella : Dans tous les cas, tu aurais lancé une offensive !

Poséidon : Qu’est-ce qui te fait dire ça ? As-tu des preuves de ce que tu avances ?

Ascella : …

Poséidon : Tu crois connaître mieux que moi-même mes intentions, tu crois tout connaître de cette planète et de l’immensité de l’univers. Vous croyez être au centre de tous les intérêts. C’est l’un de vos plus gros défauts, un de ceux que je vais éradiquer dans ma nouvelle vision de l’humanité : la prétention !

Ascella : Tu n’y es pas encore parvenu !

Poséidon : Que comptes-tu faire pour m’en empêcher ?

Ascella : Me battre, évidemment !

Pandrose : Non Ascella… Tu pourrais le blesser !

Ascella (la regardant dans les yeux le temps d’un éclair) : … Fais-moi confiance !

Pandrose s’éloigna petit à petit à léger reculons en direction de son frère. Ascella se retourna une dernière fois dans sa direction, lui adressant un ultime sourire. Poséidon ne plissa pas un poil. Molpé s’était relevé, prêt à combattre.

Pandrose : Ascella… Non…

Molpé : Il va être temps de nous quitter…

Poséidon : Non ! Molpé…

Molpé (étonné) : … ?

Poséidon : Cet homme a dit vouloir se battre, je vais m’en occuper. Mon hôte a une telle haine envers lui et ses semblables… (Inspire profondément) Mmmmm Je pourrais la toucher tellement elle est virulente !

Ascella : Je ne veux pas de mal à Alrisha !

Poséidon : Tu n’en feras point du mal de toute façon, tu ne pourras d’ailleurs même pas nous effleurer…

Ascella : C’est ce que nous allons voir !

Ascella fit un prodigieux bond dans les airs, toutes ailes déployées, majestueuses et brillantes de mille feux avant de se propulser en direction du dieu.

Ascella : ATOMIC THUNDER BOLT !

Poséidon leva la main dans la direction du chevalier d’or mais il n’esquiva pas l’attaque et fut frappé en pleine poitrine, ce qui le fit chuter. Ascella retomba sur ses jambes, aux pieds du dieu.

Poséidon (au sol) : Intéressant…

Ascella : Comment ?

Un violent éclair frappa le visage du chevalier, pulvérisant le diadème d’or qui le couronnait. Ascella s’écroula au sol dans un cri de mort, le front couvert de sang dégoulinant du sommet du crâne. Poséidon se trouvait à présent derrière Ascella, le contemplant sans expression notable. Lourdement atteint, le corps du chevalier était parcouru de brusques reflexes qu’il ne contrôlait pas. Poséidon s’agenouilla près du Sagittaire et posa sa main sur son dos.

Poséidon : Je t’avais pourtant dis que tu ne pourrais même pas m’effleurer. Le coup que tu as cru me porter n’était qu’illusoire…

Janubi (bouche bée) : …

Poséidon : Dans une telle situation, je ne dirais même pas que ton geste fut signe de courage mais simplement… stupide ?

Ascella (à demi conscient, du sang s’écoulant par la bouche) : Ak… Nn…

Poséidon : Bien, il ne me reste plus qu’à mettre un terme à tes souffrances. Avec tous les combats que tu viens d’endurer, c’est le moins que je puisse faire…

Janubi (serrant ses poings) : Je ne peux pas… laisser faire ça ! Je m’étais juré de combattre pour une ère meilleure, pas pour assister à ça…


*** (il se remémore)


« Janubi : Cette écaille est ce qui me permet de tirer un trait définitif sur mon passé ! Tu ne peux pas savoir ce que c’est que d’avoir eu des parents sans avoir connu l’amour paternel !

Ascella : ...

Janubi : Mon père... était un tyran, une incarnation absolue de tous les maux de ce monde ! Il ne m’a jamais aimé, pas plus que ma mère !

Ascella : ...

Janubi : J’étais jeune mais lors d’une dispute, mon père de colère a lâchement tué ma mère dans le dos ! J’étais terrifié et je me disais qu’il m’épargnerait mais je me suis fait battre, battre jusqu’au sang ! Mon père me haïssait, il m’a humilié, battu en public ! Les gens autour de nous n’osaient même pas réagir !

Ascella : Je vois...

Janubi (agacé) : Non tu ne vois pas !! Tu ne PEUX PAS comprendre ce que je ressentais à ce moment là !! J’ai réussi à fuir et je me suis juré d’aider à changer ce monde !!

Ascella (avec quelques douleurs) : Et tu crois que c’est en agissant ainsi que tu vas faire quelque chose de bien pour éradiquer tout ce mal qui t’habites ?

Janubi : Le bien... Tu es naïf ! Le bien n’existe pas !! Pour combattre ce que tu appelles le mal, admettons, il n’y a qu’une seule méthode : le mal ! On ne peut combattre le mal que par le mal !!

Ascella : Tu ne sais plus ce que tu dis...

Janubi : Pfff... Athéna et ses Saints sont vraiment pathétiques... Vous vous prenez pour des porte-paroles de la justice mais il n’existe aucune justice dans ce monde ! »


***


Janubi (pensif) : La justice… Alrisha mérite-t-il un tel sort ? Maudit dieu, tu ne vaux pas mieux qu’Athéna !

Poséidon appuya la pression de sa main sur le corps d’Ascella et insuffla une salve d’énergie dans le corps du chevalier d’or.

Poséidon : Cette énergie va peu à peu emballer ton système nerveux. Il sera soudainement si stimulé qu’il lâchera et tu ne sentiras même pas la mort envahir ton corps !

Janubi (bondissant) : ASCELLA !!!!!

Molpé (se retournant) : Janubi, que fais-tu ? Es-tu devenu fou ?

Molpé ne laissa pas passer son instant d’inattention et porta sa flûte à ses lèvres pour stopper le Scorpion de Mer mais Janubi avait un temps d’avance et frappa le Général du pied avec suffisamment de force pour qu’il en titube un court instant.

Janubi : POSEIDON !! Je ne te laisserai pas faire ça !!... CRUSHING GRIPS !!!

Les dizaines d’éclairs du Crushing Grips tranchaient l’air tout droit en direction du dieu mais Poséidon n’eut aucun mal à esquiver l’attaque. Il ne laissa pas le temps au Marinas de reprendre sa garde qu’il se trouvait déjà derrière lui. Poséidon posa sa main droite sur l’épaule gauche de Janubi qui comprit alors que son coup avait échoué. Molpé retrouva peu à peu ses esprits et constata que le dieu avait la situation bien en mains.

Poséidon : Que c’est pathétique… Je ne supporte pas que l’on me trahisse ! Hors de ma vue !

Poséidon pressa sur la nuque du jeune homme qui fit un violent volte face sur la droite. La violence du choc était telle que le coup résonna comme un léger coup de tonnerre. L’écaille n’étant pas conçue pour supporter une telle pression vit sa majeure partie voler en éclats. Janubi fit un lourd atterrissage non loin de Pandrose et d’Erysichton, qui restèrent stupéfaits, pétrifiés par la peur. Comme pour Ascella, Poséidon vint auprès du Marinas et lui tourna le visage pour voir son regard.

Poséidon : Pourquoi me trahir ? C’était l’acte le plus stupide qui soit. Comment as-tu pu penser un seul instant que ton petit cosmos de mortel était de taille à rivaliser avec un cosmos tel que le mien ?

Janubi (mourant) : Je… j’ai toujours cru en vous… Je voulais… me battre… me battre pour…

Poséidon : … mourir de façon si risible, sans honneur ni gloire. Je sais, tu n’es pas le premier !

Janubi : … la liberté !

Poséidon (écoutant) : …

Janubi : La liberté… Poséidon, tu n’es… pas mieux qu’Athéna. Vous… les dieux… un jour… vous… vous…

Poséidon (intéressé) : Nous… ?

Janubi venait de rendre son dernier souffle. Le coup porté par Poséidon avait causé de sérieuses blessures dans sa nuque.

Poséidon : Je sais pourquoi tu te battais Janubi… Mais tout ce que tu as réussi à faire, c’est sauver le Sagittaire… pour l’instant. D’ailleurs…

Poséidon leva les yeux et vit Pandrose, les yeux froncés devant lui. Il se releva et répondit du regard. Pandrose voulut gifler le jeune homme.

Erysichton : Arrête Pandrose… Ce n’est plus Alrisha !

Pandrose (les larmes aux yeux) : Cette… chose m’a volé l’être que j’aimais !

Poséidon (souriant) : …

Le dieu s’approcha de Pandrose qui par reflexe mit ses bras devant elle en le sommant de ne pas la toucher mais Poséidon eut tôt fait de briser cette garde. Il mit sa main au niveau du menton de la jeune femme qui cessa tout mouvement et lui posa un baiser sur la joue. Il poursuivit en lui murmurant à l’oreille :

Poséidon : L’être que tu aimais dis-tu ? Pff, que sais-tu de l’amour véritable ?

Pandrose (apeurée) : Je…

Poséidon : Regarde un peu ce qu’Alrisha pensait de toi et de ta famille…

Poséidon leva une de ses mains vers le ciel. Celui-ci gronda plus fort qu’à l’accoutumée et les nuages se mirent à tournoyer sur eux-mêmes. L’éblouissante lueur de cosmos qui entourait Poséidon n’allait pas tarder à dévoiler son secret. Erysichton observa la scène avec une certaine anxiété. Il recula en rampant sur le dos, poussé par la peur. Pandrose fit plusieurs pas en arrière elle aussi avant de buter sur le bord d’un pavé et chuter sur ses fesses. Cela ne lui fit pas décrocher son regard du ciel pour autant. Poséidon esquissa un sourire peu chaleureux avant d’’abattre sa main vers Erysichton qui reçut un trident en pleine poitrine. Pandrose fit volte face en un éclair et courut immédiatement en sa direction, tous bras dehors.

Pandrose : NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!

Poséidon : Tu vois, l’amour qu’il avait pour vous… n’était jamais qu’une autre forme de haine… La haine jeune fille, c’est là tout le ressenti de l’être que tu as aimé envers cette humanité ! Cette humanité, jusqu’à ton propre père, qui l’a considéré comme un moins que rien, qui l’a abandonné, insulté, torturé !!

Pandrose hurla de tout ce qu’elle pouvait tenant dans ses bras le corps quasi inerte de son frère. Il perdait peu à peu tout son sang mais il parvint à prononcer quelques mots…

Erysichton : Pandrose, je…

Pandrose (toute en larmes) : Ne dis rien, je t’en prie, ne dis rien !!!

Erysichton : Je ne… veux pas… mourir !!

Poséidon (souriant) : …

Erysichton : Tu te souviens… Pandrose… la fleur… !

Pandrose (serrant son frère) : …

Erysichton : La fleur… qu’Alrisha t’avais… Arg !

Pandrose : Ne prononce plus un mot…

Erysichton : N’écoute pas… ce dieu… n’écou…

Pandrose tenait fermement la main de son frère mais peu à peu, celui-ci perdit ses forces et son bras retomba au bout de quelques instants, sans trace de vie sur un sol qui devenait souillé par la boue mélangé au sang. Pandrose était complètement abattue et détruite, couchée sur le cadavre de son frère désormais disparu.

Molpé : Votre Majesté…

Poséidon (ne détournant pas son regard de Pandrose) : Qu’y a-t-il Molpé ?

Molpé : M’autorisez-vous à mettre un terme à la vie du chevalier du Sagittaire ?

Poséidon (se retournant en direction d’Ascella) : Oh… Je l’avais complètement oublié…

Cécrops eut comme un léger haut-le-cœur, sentant qu’un drame s’était produit. Ses armées étaient lancées dans la lutte contre les monstres marins qui avaient envahi le port et qui à présent attaquaient le reste de la cité. Il fouilla du regard les alentours et vit que Pandrose n’était pas près de lui.

Cécrops : Pandrose, ne me dis pas…

Le Roi fit volte-face et retourna à l’extérieur sur les lieux du combat entre le chevalier et le Général. Il n’y avait alors plus personne. Le chevalier d’or avait disparu, tout comme le Général. Un peu plus en amont se trouvait un corps inerte, jonché de débris alentours et non loin de là, il vit deux personnes, toujours près de la petite cabane. Il crut voir quelqu’un d’étendu sur lequel était couché une fille.

Cécrops : Non, ce n’est pas vrai...

Il traversa la grande cour et s’en alla rejoindre les jeunes gens. Arrivé sur place, il constata avec une forte émotion le corps sans vie de son fils, sur lequel était étendue Pandrose. Touché, il en porta sa main à la bouche et tomba à genoux, dépité.

Pandrose (se retournant un bref instant, totalement démolie) : Poséidon… c’est… lui q…

Cécrops (s’approchant) : Viens…

Pandrose (le repoussant) : Ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS !!!! Je veux rester avec lui !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La jeune fille rejetait son père pour rester auprès de son frère. Cécrops força la main. Au bout de quelques minutes de cris de douleur incessants, elle s’en alla trouver du réconfort dans les bras de son père qui en avait bien besoin lui aussi. La disparition du jeune prince était difficile à accepter et il fit alors la promesse de l’enterrer avec les honneurs qui lui étaient dus. Après un bref regard, il vit le corps de Janubi, visiblement tué par une force phénoménale.

Cécrops (fermant les yeux et serrant sa fille) : …

Pandrose (s’adressant une dernière fois à son frère) : Oui… je me souviens… Toi et Alrisha…


***


C’était un soir de printemps, il faisait très beau et bon. Comme à l’accoutumée, Erysichton était venu apporter de la nourriture à son jeune ami à la sortie de l’école. Après avoir bien mangé, ils avaient discuté un bon petit moment tout en marchant dans le petit parc près de l’école. C’était malheureusement sans compter sur certaines rencontres inattendues…

Alrisha : […] Alors là, j’ai tiré très fort sur le fil et…

Cécrops : ERYSICHTON !

Erysichton (se tournant vers la droite) : Oh non, c’est mon père…

Alrisha (déçu) : …

Cécrops (apercevant Alrisha) : Que fais-tu ici mon fils en compagnie de ce vaurien ? Dépêche-toi de rentrer, nous avons à discuter !

Erysichton (se faisant petit) : Oh… Oui Père… A bientôt Alrisha !

Alrisha (lui faisant un petit signe de la main) : Salut !

Erysichton s’en était lentement retourné en direction de son père et du Palais mais Cécrops n’avait pas lâché l’affaire. Il s’était approché d’Alrisha et l’avait grondé d’une voix puissante.

Cécrops : Ne t’avises plus jamais à t’approcher de mon fils où ça finira mal pour toi, tu m’as bien compris ?

Alrisha (fixant le roi avec les sourcils froncés) : …

Cécrops (hurlant) : Ne me tiens pas tête de la sorte gamin, si je te revois auprès d’un seul de mes proches, tu passeras de très mauvais moments. Je n’ai aucun scrupule envers la jeunesse quand il le faut !

Alrisha avait prit peur sur le coup et s’était mis à reculer lentement avant d’acquiescer fébrilement. Cécrops s’en était retourné à ses occupations, fier de son acte. Deux de ses jeunes filles, Aglaure et Hersé étaient arrivées et avaient brièvement jeté de la terre sur le pauvre garçon qui se cachait sous ses bras avant de partir rejoindre leur père.

Les fillettes : Imbécile, imbécile ! Hihihi !

Alrisha (passant ses mains dans ses cheveux) : Zut, j’en ai partout dans les cheveux maintenant…

Il s’était essuyé mais il n’avait pas prêté attention à une jeune fille brune qui était restée cachée derrière les deux fillettes d’à peu près le même âge qu’elle et qui avait observé la scène sans avoir prononcé le moindre mot. C’était la troisième fille du Roi, Pandrose.
Alrisha s’était assis en tailleur et jouait avec une rose qu’il avait créé par magie. La petite fille avait assisté à la dispute et au petit tour, stupéfaite et visiblement très intéressée. Elle avait cependant remarqué que la forte voix de son père Cécrops et « l’assaut » de ses sœurs avaient touché Alrisha et qu’il avait du mal à contenir sa tristesse, passant et repassant ses bras devant ses yeux. Ce dernier avait inconsciemment relevé la tête et avait du coup aperçu la jeune fille. Celle-ci lui avait adressé un petit sourire tandis qu’après un très bref instant, Alrisha lui avait tendu sa rose en sa direction, un petit sourire innocent au coin.

Pandrose : … Elle est magnifique, c’est pour moi ?

Cécrops avait reprit sa marche mais Aglaure et Hersé s’étaient aperçues de l’absence de leur sœur.

Hersé : Père !

Aglaure : Pandrose est restée avec le garçon errant !

Cécrops : Que dis-tu ?

Il s’était alors retourné et avait vu cette dernière en pleine admiration pour celui qui était alors considéré comme un jeune vaurien et insolent. Erysichton de son côté avait observé la scène avec sa petite sœur avec une certaine joie. Il n’était visiblement plus le seul être humain à considérer Alrisha comme il le méritait. Il souriait bien que vu ce qui l’attendait, il avait préféré ne pas provoquer davantage son père…

Alrisha : Je peux t’en donner plein d’autres encore si tu veux !

Pandrose (approuvant) : Oh oui !!!

Cécrops (se baissant près de fille) : Pandrose ma chérie, viens, rentrons ! Laissons-le !

Pandrose : Mais Père, elles sont si belles…

Cécrops : Les plus belles roses sont toujours les cadeaux les plus empoisonnés ma fille ! Viens !

Pandrose (triste, se tournant vers Alrisha) : … Merci !

Alrisha (touché et retrouvant le sourire) : Oh… euh… hihi !


***


Pandrose : … Pourquoi ne nous-as-tu jamais écouté Père ?

Cécrops : …

Pandrose : Ton côté tyrannique va tous nous détruire ! Poséidon va l’utiliser contre l’humanité toute entière !

Cécrops : Ca suffit Pandrose, tu ne sais plus ce que tu dis… La mort de ton frère me touche autant que toi, je suis son père… Tu n’as pas le droit de penser que j’y suis insensible !

Pandrose ne prononça rien pendant quelques instants avant de lâcher son père et rentrer au palais. Ce dernier resta seul sous la pluie, le corps inanimé de son fils sous les yeux.

Au loin dans la cité, de petites explosions se faisaient entendre au milieu de cris de douleur. Cécrops avait complètement oublié ses hommes qui se faisaient littéralement massacrer par les monstres marins. Les murs des maisons étaient marqués par les violents coups des monstres tandis que les civils avaient toutes les peines du monde à s’enfuir… quand ils le pouvaient.

Garde : Mais que nous arrive-t-il ?!!

« GUAAAAAAAAAAA !!! »

Un monstre fit un saut impressionnant sur la tête de l’Athénien qui vit sa vie défiler sous ses yeux. La chose allait lui délivrer un coup fatal lorsque son assaillant fut fortement projeté en arrière, frappé en pleine « tête » par une chaîne. Le garde chuta et observa la scène, impuissant. La chaîne était retombée sur le sol tandis qu’elle se mit tout à coup à reculer prête à repartir de plus belle. L’Athénien regarda alors derrière lui.

« NEBULA CHAIN !! »

Cette fois, ce ne fut pas une mais quatre chaînes qui fracassèrent plusieurs monstres en mille morceaux.

Inconnu : Vite, mets-toi à l’abri, je ne vais pas les retenir indéfiniment !

Aussitôt dit, aussitôt fait. Non pas que l’Athénien fut sauvé mais plutôt que l’inconnu aux chaînes se vit d’un coup harcelé par toute une horde de monstres dans son dos.

« NEBULA CHAIN !! »

La chaîne protégea son détenteur avec une efficacité diabolique. La horde malsaine qui avait tenté de s’en prendre à lui fut réduite à néant. Le garde, soulagé, s’approcha de lui. C’était vraisemblablement un chevalier, il portait une armure flambant neuve de couleur rose légèrement porté vers le mauve. Il avait un diadème sur la tête, de très larges épaulettes en cuillère et ses jambes étaient relativement peu protégées. De ses bras jaillissaient les fameuses chaînes qui semblaient pouvoir s’étendre à l’infini. Le jeune homme qui portait cette armure était un grand blond qui avait probablement une vingtaine d’années. Quelques marques parcouraient ses joues, comme des coupures, sans doute causées par les monstres qui ont envahi la ville.

Garde : Comment vous remercier… ?

Inconnu : Vous me remercierez plus tard, quand tout cela sera terminé !

Garde : Puis-je au moins connaître votre nom ?

Inconnu : Je m’appelle Céphée, je suis le chevalier d’Andromède.

Garde : Un chevalier d’Athéna ? Comme Ascella ?

Céphée (intéressé) : Vous savez où il se trouve ?

Garde : Il y a quelques instants encore, il se battait contre un Général de Poséidon pas très loin d’ici mais après je ne sais pas ce q…

Céphée (l’interrompant) : Oh non…

« Céphée, que fais-tu ? Nous n’avons pas le temps de discuter ! »

Céphée : Euryale…

Céphée avait simplement relâché son attention quelques instants mais le combat reprit de plus belle. Deux autres chevaliers accompagnaient Andromède. Celui qui l’avait appelé s’en allait droit vers le Pirée. Il portait lui aussi une armure mais elle était différente de celle d’Andromède. Elle était grisée avec des pointes sur l’une des épaulettes. Son corps était davantage protégé que Céphée mais il portait surtout un étrange bouclier sur l’avant bras. Il était orné d’un relief de femme à la chevelure de serpent et ses yeux étaient fermés. L’armure était mauve pâle et d’un bon brillant.

« Céphée, prends la partie Est. Quand à toi Euryale, tu prends la partie Ouest ! »

La puissante voix qui venait de parler n’était autre que celle d’Albali. Le Saint d’or du Verseau était enfin arrivé sur les lieux du conflit et il était probablement le chef de mission vis-à-vis des deux autres chevaliers qui luttaient. Lui aussi portait une armure d’or comme Ascella. Très protectrice, elle était recouverte d’une espèce de toge blanche qui descendait le long de son dos et du torse. Ses longues épaulettes aux formes arrondies en ressortaient et il portait un diadème de deux parties symétriques pointues avec un cristal bleuté au cœur de la partie frontale. Avec de tels renforts à ses côtés, le garde retrouva son courage et hurla à ses compagnons survivants que tout n’était pas perdu. Il reprit sa lance et son bouclier en mains puis s’en alla à nouveau au combat.

La situation ne tourna cependant pas à leur avantage. Les gardes étaient dépassés, les victimes s’allongeaient et les chevaliers commençaient à être épuisés. Plus ils détruisaient des monstres, plus il en revenait. Ils allaient devoir faire face à une véritable armée si ça continuait ainsi.
Céphée abusait et sur-abusait de la chaîne nébulaire, épuisant peu à peu son cosmos. Euryale contenait la trentaine de monstres qui s’attaquaient à lui mais décida d’employer les grands moyens. Il tendit son bouclier en leur direction et somma tout le monde de ne pas regarder en sa direction, ordre qui fut instantanément suivi. Le bouclier se mit à briller d’une prodigieuse lumière aveuglante. Les yeux de la femme qui y était représentée s’ouvrirent et pétrifièrent tous les monstres qui se trouvaient devant lui. Euryale soupira, satisfait de son travail – et épuisé.

Albali : Le regard de la terrible Gorgone Médusa, toujours aussi efficace !

Malheureusement, la joie fut de courte durée. Les monstres brisèrent le sortilège et reprirent leur forme initiale, plus féroces que jamais.

Euryale (épaté) : C’est… impossible !

Albali (songeur) : Hmmm… Pour arriver à briser un tel sortilège, il ne fait aucun doute que ces monstres n’ont pas de véritable conscience, qui est derrière eux ?

L’un d’eux tenta d’attaquer le Saint d’or mais Albali l’envoya voltiger d’un seul coup avec une force inouïe. Le monstre s’en releva, plus fort encore.

Albali : Très bien ! Ecartez-vous !!!

Le jeune homme avait décidé de sortir la grosse artillerie à son tour et se prépara à lancer sa propre offensive. Il joignit ses deux bras au dessus de sa tête avant de propulser dans un déferlement de cosmos glacé :

Albali : AURORA THUNDEEEEEEEEEEER… ATTAAAAAAACK !!

Une puissante déflagration frappa de plein fouet les monstres qui se trouvaient devant les chevaliers... détruisant encore un peu plus une ville bien atteinte. Le froid glacial gela le tout instantanément. Ceux-ci se détruisirent sous le poids de la glace et ne parvinrent plus à se reconstituer.

Albali : Le cosmos qui guide ces monstres a été légèrement affaibli. Nous ne devrions pas tarder à en savoir davantage…

De leur côté, les gardes étaient complètement épuisés et ces rares survivants d’un véritable génocide se résignèrent face à de tels éléments. Les victimes civiles et militaires se comptaient par centaines tandis que la ville d’Athènes ressemblait de plus en plus à une cité en ruines dont le Roi Cécrops ne pouvait qu’admirer, bouche bée, le triste état.

D’autres monstres étaient apparus et ils formèrent une nouvelle petite armée, focalisée sur les chevaliers et prête à en découdre pour de bon.

Albali (se retournant) : Attention !!

Un des monstres avait réussi à prendre Céphée par surprise et lui adressa un violent coup au visage qui fit perdre l’équilibre au jeune chevalier. Céphée se releva sur plusieurs mètres, encaissant le choc. Face à lui se tenait son nouvel adversaire, un monstre avec une force titanesque dans les membres supérieurs.

Céphée : Comment est-ce possible ? Ces bestioles nous tiennent tête avec une aisance qui me dépasse !

Euryale : Que faire…

Le Chevalier d’Andromède était cerné par une dizaine de monstres… étranges. Tous usaient d’une position offensive similaire à celle d’un fauve cherchant à bondir sur sa proie. L’un d’eux lança une puissante attaque que Céphée esquiva facilement mais il fut rapidement débordé par les suivantes qui lui attrapèrent bras et jambes, tels des serpents dont le chevalier ne pouvait se défaire.

Céphée : A… Aidez-moi !!

Le dernier monstre de la bande fit un bond prodigieux dans les airs avant de s’élancer de manière fulgurante sur le jeune Andromède. Le chevalier ferma les yeux et détourna sa tête. Euryale survint alors et assena un fort coup de pied dans l’espèce de monstre-oiseau qui une fois au sol, se releva et adopta une nouvelle fois une posture d’attaque féline.

Pendant ce temps, Albali cherchait à démasquer celui ou celle qui jouait avec eux mais il était très difficile de le repérer tant le cosmos qui animait les monstres était éparse et variable en intensité.

Albali : Une idée…

L’étincelante armure d’or du Verseau que portait Albali brillait de mille feux et le chevalier usa de son cosmos pour faire baisser la température ambiante. L’air se rafraichissait rapidement et la glace recouvrit peu à peu tout le quartier. La pluie devenait neige sous un orage. Chacun assistait là à des conditions climatiques totalement inédites.

Céphée (affaibli) : Maitre Albali, nous… nous ne sommes pas éprouvés… à un tel froid !

Albali : Je suis désolé mais c’est la seule façon de débusquer notre ennemi !

Céphée subissait un nouvel assaut qui cette fois le mit aisément au sol. Euryale intervint et affronta à son tour la horde mais comme précédemment, plus il en tuait, plus il en revenait. Après plusieurs minutes d’acharnement, les monstres baissèrent en offensive, moins rapides, moins forts jusqu’à ne presque plus bouger. La respiration était très difficile pour Céphée et Euryale, pas du tout entraînés à opérer dans un froid si polaire.

Un cri se fit soudainement entendre, un cri de désespoir, une jeune fille se trouvait non loin de là, étendue sur le sol et épuisée par le froid. Céphée s’en approcha avec difficulté mais il tenait absolument à l’aider. Euryale constata que la jeune fille était drôlement peu vêtue pour résister à de telles températures. Céphée la fit se relever et il put admirer son visage d’une grande beauté. Le jeune homme ne prononça pas un mot et se contenta d’observer avec un sourire, observation qui était d’ailleurs réciproque. Céphée se retourna alors en direction de ses compagnons.

Céphée : C’est bon, elle va bien !

Euryale : Tant m… ATTENTION !!!

Euryale avait crié trop tard. La jeune fille profita de l’inattention de Céphée pour lui asséner un terrible coup dans la colonne vertébrale qui fendit l’armure. Le chevalier s’écroula, paralysé et ivre de douleur, sous les yeux ébahis d’Euryale et Albali qui du coup cessa son offensive.

Euryale (hurlant) : Céphée !!

Albali : C’est lui !

Jeune fille : Pff, ce n’est pas parce que vous avez brisé mon armée de monstres et sensiblement affaibli mon cosmos que vous avez remporté ce combat !

Albali : Enfin, te voila !

La jeune fille esquissa un sourire de victoire mais son visage ne tarda pas à se déformer pour y faire apparaitre un masque et une chevelure plus ébouriffée. Une armure de couleur similaire à celle de Molpé fit également son apparition. Elle avait la particularité de posséder deux ailes plongeantes dans le dos et le diadème, composé de deux parties symétriques pointues, montait assez haut au dessus de la tête. Son visage était affiné tout comme ses yeux mélancoliques et profonds, empreints en même temps d’une certaine teinte ténébreuse.

Euryale : … une fille ?!

Inconnue : Cela te trouble ? Je suis Charybde, Général de Scylla !

Euryale : Un Général ?

Albali : Ils sont la garde rapprochée de Poséidon, les plus puissants de ses combattants, il ne faut surtout pas les sous-estimer !

Euryale : Je vois…

Euryale s’approcha de Céphée. Il était encore conscient mais avait un terrible mal de dos. L’armure l’avait protégé d’une mort certaine.

Céphée (sans bouger) : Je n’avais pas prévu… de finir comme ça…

Euryale : Silence ! Tu vas t’en sortir, tu as ma parole d’honneur !

Albali : Bien, à nous maintenant Général !

Euryale : NON !

Albali : … ?

Euryale : Maître Albali, je vous en prie, laissez-moi m’occuper de cette affaire !

Albali : C’est une plaisanterie j’espère ?? Tu sais à qui nous avons affaire ?

Euryale : J’ai une dette envers Céphée, c’est le moment où jamais ! Et puis, vous serez plus efficace que nous pour retrouver Maître Ascella, qui sait où il peut être en ce moment…

Albali (résigné) : … Très bien, comme tu le désires ! Promets-moi toutefois de revenir…

Euryale (confiant) : Ne vous inquiétez pas pour moi !

Céphée (s’appuyant faiblement sur ses bras) : Une promesse ? Cela fait bien longtemps si c’est ce que je pense ! Ne crois-tu pas que c’était sans importance ?

Euryale (souriant) : Peu importe, nous serons quittes désormais !

Charybde : Tu ne sais pas à quoi tu t’exposes chevalier…

Euryale : Ca ne m’impressionne pas pour autant ! A nous deux… Général !

Le chevalier du Verseau s’en alla en direction du Palais Royal, là où le combat d’Ascella avait eut lieu. Sur place, il ne trouva qu’un cadavre au sol, celui de Janubi, le regard ouvert et dénaturé de toute expression. Albali s’en approcha et fit fermer ses paupières. Après quelques instants de silence, il se releva et contempla le ciel.

Albali : Cet orage ne se calme pas… Le Roi pourra certainement m’aider à retrouver Ascella !

Il se dirigea vers le palais. La double porte principale était grande ouverte et le long couloir sombre qui s’en suivait était désert de toute présence humaine. Les seules lueurs qui y pénétraient étaient celles des éclairs.

Albali : Votre Majesté ?

L’appel du chevalier résonna à l’intérieur mais pas une seule réponse ne vint à lui. Il s’engouffra dans une pièce voisine qui était éclairée et constata l’état déplorable de la famille Royale. Pandrose, Hersée et Aglaure avaient la tête basse. Elles étaient agenouillées devant un corps recouvert d’un drap blanc, souillé par le sang qui n’était autre que celui d’Erysichton. Comprenant la situation, Albali retira son diadème sans faire de bruit. Cécrops leva timidement la tête et lui adressa la parole.

Cécrops : Qui-es-tu jeune homme ?

Albali : Je… Je suis désolé, je suis rentré comme ça et…

Cécrops : Ce n’est pas grave, ce Palais n’a plus rien, non… plus rien, plus de garde, plus de Roi, plus de prestance… rien…

Albali : … Je m’appelle Albali, je suis… un chevalier d’Athéna ! Nous sommes… venus vous aider à combattre !

Sur ces mots, Pandrose se leva d’un bond et s’en alla aux pieds du chevalier d’or, le regard empli de haine. Elle resta quelques instants à mitrailler Albali du regard qui ne répondit pas avant de lui décocher une formidable claque au visage.

Pandrose (pleurant de rage) : … C’était tout à l’heure qu’il fallait intervenir incapable ! Va-t’en !

Cécrops : Pandrose !

Albali : Je…

Pandrose (hurlant) : Dehors, DE - HORS !!!!

Cécrops se leva et s’en alla auprès du jeune homme qui passa sa main sur sa joue, sans dire un mot.

Cécrops : Je suis désolé chevalier… Je crois qu’il est préférable que tu partes…

Albali : Vous avez raison… Mais avant, je suis à la recherche d’Ascella, il a du venir ici. Athéna m’avait envoyé l’aider mais j’ai été retenu en chemin et rappelé au Sanctuaire. Puis nous sommes tombés sur l’armée de monstres qui a ravagé votre cité en amont.

Cécrops : Nous ignorons où il se trouve malheureusement…

Albali : Vous pensez qu’il a pu rentrer au Sanctuaire ?

Cécrops : Je ne sais pas…

Albali : … Merci Votre Majesté et… mes plus sincères condoléances pour votre fils !

Cécrops : Merci à vous chevaliers pour votre aide, mon peuple vous en est reconnaissant. Pardonne le comportement de ma fille, elle a beaucoup perdu aujourd’hui, plus que nous autres…

Albali : Comment ça ?

Cécrops : Tu le sauras bien assez tôt… Va avant que mes filles ne perdent patience. Ne t’en fais pas, je les raisonnerai ! Bonne chance dans ta quête !

Albali (remettant son diadème) : Merci votre Majesté…

Albali se retira, laissant une famille Royale déprimée. Cécrops se rassit sur sa chaise et sortit une nouvelle amphore tandis que ses filles pleuraient à n’en plus pouvoir.


Au Sanctuaire, chacun attendait la potentielle offensive de Poséidon… offensive qui ne venait pas et qui avait le don d’exaspérer le jeune chevalier Pégase.

Seyfert : J’en ai marre… Nous perdons notre temps !

Ulrey : Garde ton calme, Poséidon est intelligent, il ne confondra pas vitesse avec précipitation.

Seyfert : Cela fait plusieurs heures maintenant que nous ne ressentons plus rien en provenance de la cité, que s’est-il passé ?

Ulrey : Comment le saurais-je ? Je ne suis pas visionnaire…

Seyfert : Et si Maître Ascella…

Ulrey : Ah arrête ta paranoïa !

« Quelle paranoïa ? »

Une voix forte s’était glissée dans la conversation. Ulrey se retourna et vit un homme vêtu d’une armure d’or se tenir devant lui. Il avait le front entaillé, le visage légèrement couvert par du sang non lavé. Il tenait dans ses mains ce qu’il restait du diadème de son armure. C’était Ascella.

Ulrey : Maître Ascella ! Je… vous…

Ascella (souriant) : J’ai tout entendu mais je ferai comme si je n’avais rien écouté…

Seyfert (les bras derrière la nuque) : Nous n’avons jamais douté de vous, vous savez !

Ascella (souriant) : … Désolé de vous laisser, je dois faire mon rapport auprès d’Athéna de toute urgence !

Seyfert : Elle va être folle de joie de vous revoir sain et sauf, elle a même envoyé Maître Albali vous aider, l’avez-vous vu ?

Ascella (surpris) : Albali ? Non…

Seyfert : Ah ? J’espère qu’il reviendra vite… Nous aurons besoin de lui ici, les eaux montent…

Ascella : …

Ascella se retira en direction de la colline des douze temples. Seyfert et Ulrey se regardèrent quelques instants, interrogés. Le chevalier d’or arriva au seuil du temple du Bélier. Son occupant, Sheratan, était assis sur les marches à l’entrée.

Sheratan : Te es de retour parmi nous Ascella… Et pas dans la meilleure forme qui soit !

Ascella : Ce n’est qu’une blessure superficielle, rien de grave… Il parait que les eaux montent selon les informations du chevalier Pégase ?

Sheratan : La pluie incessante fait effectivement monter le niveau des eaux oui mais pour que ça monte aussi rapidement, je crains que le cosmos de Poséidon n’y soit étranger…

Ascella : Je dois me rendre auprès d’Athéna, nous en discuterons plus tard !

Sheratan : Utilise le passage secret sur la gauche, tu gagneras du temps et nous n’en avons pas beaucoup…

Ascella (souriant) : Merci Sheratan !... Belle armure…

Sheratan : Merci, il en va de même pour toi !

Le chevalier du Sagittaire arriva peu après au seuil du palais du Grand Pope. Les gardes qui l’avaient reconnu s’en allaient annoncer son arrivée auprès d’Athéna. Ascella eut à peine le temps d’entrer dans la grande salle que la Déesse se leva, toute joyeuse.

Athéna (soulagée) : Ascella ! Enfin te voila, j’ai eu si peur ! Albali t’as donc retrouvé !

Ascella (s’agenouillant) : Déesse Athéna, je suis moi aussi très heureux de vous revoir, cependant, je n’ai pas vu Albali…

Athéna : J’ai du le rappeler car nous avons appris que la ville allait être attaquée par les forces de Poséidon, je l’ai secondé de deux autres chevaliers.

Ascella : Merci de votre attention, je suis désolé de vous avoir causé tant de soucis…

Athéna : Ce n’est pas grave… Que t’es t’il arrivé ? Ton visage est ensanglanté et le diadème de ton armure d’or en bien piteux état…

Ascella : Je… Je ne sais pas, je ne me souviens de rien, tout ce dont je me rappelle est d’avoir pris un violent coup à la tête et puis plus rien… Je me suis réveillé sur les pavés, je n’ai vu personne autour de moi, j’ai préféré rentrer, ayant eu peur d’une attaque contre le Sanctuaire…

Athéna : Tu es donc tombé sur les Marinas de Poséidon…

Ascella : Oui et ils sont redoutables, je ne suis même pas sur que nous chevaliers d’or soyons de taille…

Athéna : Tu sais également pour…

Ascella : Oui… Je sais pour le Grand Pope, je suis désolé…

Athéna : Bien, il va nous falloir agir et au plus vite avant que Poséidon ne nous attaque !

Ascella : Qu’attendez-vous de moi ?

Seyfert continuait de tourner en rond, perdant de plus en plus sa patience. Ulrey resta assis dans son coin, attendant tranquillement que l’action frappe à leurs portes. Hulan, le chevalier du Petit Lion était allé défendre une autre partie du Sanctuaire. Un cri attira soudainement l’attention des deux chevaliers de bronze.

« Aidez-moi ! »

Seyfert observa au loin et aperçut un garde couvert de taches de sang courir en leur direction. Il criait et était poussé par la peur !

Garde : Arrêtez-le je vous en prie, il a massacré tout le monde en bas, faites quelque chose !!!

Au travers d’un éclair, une silhouette déchira le ciel d’un bond prodigieux. Il attaqua le garde de son cosmos bleuté mais Ulrey s’interposa et encaissa le coup à sa place. Le choc envoya le chevalier de bronze au tapis. L’illustre inconnu retomba aux pieds de Pégase, ébahi par le spectacle et son adversaire vêtu d’une armure couverte de corail. Son visage était fortement crispé, entièrement soumis à une démence phénoménale.

Seyfert : Im… impossible !!

Inconnu (poussant un cri de rage) : RâââââââââââHHHHHHH !!

Il chercha à frapper Seyfert du poing mais ce dernier esquiva et riposta la tête à l’envers, le cœur plein d’hésitation !

Seyfert : PEGASUS RYU SEI KEN !!

Chacun des coups de Pegasus Ryu Sei Ken ricocha sur l’armure de la bête. Loin d’avoir été impressionné, l’inconnu riposta avec une attaque similaire mais nettement plus puissante qui expulsa le chevalier Pégase au quantième ciel contre les rochers, l’armure explosée de toutes parts.

Ulrey : Seyfert !!!!!

Le garde avait poursuivi sa route jusqu’aux 12 temples. Le temple du Bélier se dessinait petit à petit mais ce fut sans importance. Sheratan aperçut le garde et se leva en voulant l’arrêter mais il ne l’écoutait pas, le suppliant de le laisser passer.

Garde : Laissez-moi Maitre Sheratan, laissez-moi passer, je dois voir Athéna de toute urgence !

Sheratan : Calme-toi, que se passe-t-il ?

Garde : C’est un fou sanguinaire ! Il a tué tout le monde en bas, personne ne peut l’arrêter, je suis le seul… à y avoir échappé !

Sheratan : Qui ça « il » ?

Garde (se débattant avec violence) : Je vous en prie, laissez-moi !!! LAISSEZ-MOI !!!!

Sheratan : Calme-toi et réponds moi, tu ne risques rien ici !

Garde : Non, personne, personne ne peut l’arrêter. Guidez-moi à Athéna, elle seule saura quoi faire par pitié !

Sheratan (ne sachant plus trop comment agir) : …

Garde (à genoux) : Je vous en supplie, le temps presse !!

Le chevalier du Bélier lui donna alors accès au passage secret et le garde s’y engouffra sans s’arrêter. Il arriva peu après au temple d’Athéna. Les autres gardes du palais voulurent à leur tour le stopper, Athéna étant en réunion mais il insista, força le passage et entra avec brutalité dans la pièce.

Garde (épuisé) : DEESSE… DEESSE ATHENA !

Athéna (le regardant) : Oui, qu’y a-t-il ?

Ascella (toujours à genoux, tournant la tête) : …

Garde : NOUS SOMMES… NOUS SOMMES ATTAQUES PAR… par… mais…

Athéna (impatiente) : Eh bien ?

Ascella (se relevant) : Alors parle, qu’attends-tu ??!

Garde (se tournant vers l’extérieur puis regardant à nouveau Athéna et Ascella) : Mais… mais…

Le garde devenait fou, il regardait sans cesse dehors puis Athéna et le chevalier d’or. Il se passait les mains devant les yeux en poussant des cris irrationnels et reculant petit à petit.

Ascella (surpris) : …

Athéna (forçant le ton) : Qui nous attaque soldat ???! Parle ! Maintenant !!

Garde (la peur au ventre) : Mais… C’est LUI qui nous attaque !!

Il montra d’un doigt tremblant le chevalier d’or du Sagittaire...

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