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Guerres Helléniques

Athènes, Grèce, Le Sanctuaire, 28 Juin 2007, 6h35.


Le soleil se levait sur le Sanctuaire et les cigales commençaient à chanter en cette belle journée d’été. A l’écart des maisons du zodiaque, il existait un petit village où vivaient les chevaliers d’Or lorsqu’ils devaient garder leur maison. En l’absence des chevaliers, le village était peuplé des servants, d’éventuels apprentis et de quelques gardes avec leurs familles. Alexandre n’avait que faire de ces maisons. Aussi la vie n’avait pas été bouleversée pour les servants des huit chevaliers d’Or qui occupaient des maisons. Ils vivaient ensemble, à l’écart du reste de la population et attendaient des nouvelles de leurs maîtres respectifs.


Iona était la servante d’Elena du Verseau. Elle était brune, avait les yeux marron clair, et sa petite taille et ses rondeurs n’en faisaient pas une jeune fille très attirante. Elle n’avait plus eu de nouvelles de sa maîtresse depuis un mois, mais elle n’était pas du genre à se faire du souci. Elle savait qu’Elena était avec Hyoga et que rien ne pouvait lui arriver tant qu’elle resterait avec le chevalier Divin. Pourtant les récents évènements l’avaient bouleversée. Même si les nouveaux idéaux du Sanctuaire inculqués par Alexandre n’étaient pas totalement mauvais, elle se doutait que son maître ne se soumettrait pas et serait donc un ennemi du Sanctuaire. Elle rentrait vers sa demeure lorsqu’elle aperçut deux personnes vêtues de longs manteaux devant sa porte. Elle s’approcha avec méfiance.


Iona : Qui êtes-vous ? Et que venez-vous faire ici ?
Marine : Je suis venue te voir Iona.
Iona : Marine ! Entre vite !


Iona fit rentrer les deux jeunes femmes dans sa demeure. Marine et Marielle étaient arrivées la veille en Grèce, et Marine avait vite compris que beaucoup de choses avaient changé au Sanctuaire. Elle avait donc décidé plutôt que de se lancer tête baissée dans la bataille, d’aller trouver son amie Iona, pour avoir plus de renseignements. Elles s’étaient connues à l’époque où Marine postulait pour son armure d’argent de l’Aigle. Iona avait été sa dernière adversaire et malgré le fait que Marine l’ait battue, elles avaient tout de suite sympathisé. Lorsque le Sanctuaire avait basculé vers le mal, Iona avait choisi de s’exiler et d’arrêter son entraînement pour postuler à une autre armure sacrée. Ce n’est qu’après les guerres saintes, qu’elle décida de revenir au bercail. Mais trop vieille pour devenir chevalier, elle s’était mise au service du Grand Pope, qui  lui avait demandé de prendre soin de la jeune Elena. Après plusieurs années, elle était devenue très intime avec elle et la considérait comme une fille. Elle avait été heureuse de la voir revêtir l’armure d’or du Verseau, puis de la voir épouser Hyoga.


Iona : Comment vas-tu ? Ça faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vue.
Marine : Tout va bien. Je te présente Marielle, c’est mon élève.


Iona sourit à la jeune norvégienne. Et reporta son attention sur Marine.


Iona : Il faut que vous fassiez attention. Le nouveau maître du Sanctuaire a ordonné la reddition ou la mort de tous les chevaliers d’Athéna.
Marine : Raconte-moi ce qui s’est passé.
Iona : Je ne sais pas grand-chose. Un matin, lorsque je suis allée au Sanctuaire voir mon ami Cassandre, j’ai appris que Seiya n’était plus notre maître, et qu’un dénommé Alexandre avait pris sa place. Je n’ai pas posé plus de questions, car il se disait que les curieux étaient exécutés.
Marine : Et tu n’as vraiment aucune idée de ce qu’il est arrivé à Seiya ?
Iona : Certains disent l’avoir vu dormir dans la chambre du Pope, mais l’accès y est formellement interdit. Qu’as-tu l’intention de faire ?
Marine : Je vais aller parler à Alexandre et essayer de le convaincre d’arrêter ses massacres.
Iona : Tu es folle, tu vas te faire tuer !
Marine : Si tel est mon destin… Mais je ne peux pas le laisser continuer ces atrocités sans intervenir.


Marine sortit de la maison en claquant la porte, laissant sa jeune apprentie avec Iona. Cette dernière l’empêcha de suivre son maître.


Iona : N’y vas pas, c’est de la folie, elle va se faire tuer.
Marielle : C’est pour cela que je dois l’aider.


Marielle sortit à son tour de la maison en courant. Elle aperçut au loin Marine en train de courir et se dirigea vers elle lorsqu’une main saisit son épaule.


Homme : Arrête-toi.
Marielle : Lâchez-moi !


L’homme qui la retenait portait le même manteau qu’elle, qui lui empêchait de discerner ses traits. Il avait l’air costaud et il mesurait une bonne tête de plus qu’elle.


Homme : Marine n’a pas besoin de toi. Tu es chevalier depuis peu et tu serais plus une gêne pour elle qu’une alliée.
Marielle : Mais comment savez-vous ça ?
Homme : Je l’ai ressenti.
Marielle : Mais qui êtes vous ?
Homme : Tu n’as pas besoin de le savoir. Sache juste que je ne suis pas ton ennemi.
Marielle : Alors pourquoi laisser partir Marine seule vers une mort certaine ?
Homme : Je ne peux la raisonner, elle est aveuglée par l’inquiétude pour son ancien disciple. Et personne ne l’empêchera d’aller jusqu’au bout.


Marielle regarda dans la direction de Marine et la vit disparaître au loin. Lorsqu’elle se retourna l’homme avait disparu.


Tokyo, Japon, La Fondation, 28 Juin 14h00.


Shina se dirigeait vers l’endroit où s’entraînait Ichi. Elle pressait le pas pour être sûre de ne pas laisser s’enfuir le traître. Elle arriva près de la cabane de jardinier et vit des traces de lutte sur les arbres aux alentours. Elle sentit alors d’étranges radiations provenir de la cabane et entreprit d’ouvrir la porte. Il faisait sombre, et la seule lumière provenait de la porte d’entrée. Une odeur désagréable lui emplit les narines, il devait y avoir un animal crevé dans un coin. Au milieu des outils elle vit alors les urnes sacrées du Loup et de l’Hydre Mâle. Elle s’approcha de la première et vit que l’armure ne s’y trouvait pas. Elle sentit alors les même ondes que précédemment provenir de l’urne de l’Hydre. Elle s’approcha et découvrit une armure qu’elle n’avait jamais vue. Au lieu d’avoir une seule tête, elle en avait trois perchées sur de longs cous. Le corps était longiligne prolongé par une queue acérée et reposait sur deux courtes pattes munies des terribles griffes de l’Hydre. Enfin elle arborait deux magnifiques ailes dans le dos. Le tout scintillait d’un blanc nacré avec de multiples dorures. Shina, intriguée par cette armure, s’approcha et fit tomber un râteau qui entraîna des seaux posés sur l’étagère. Elle ferma les yeux, et lorsqu’elle les rouvrit elle se trouva nez à nez avec le visage de Nachi. Elle hurla et sortit d’un bond de la cabane. Le corps de Nachi était lacéré, ne laissant que quelques morceaux de son armure éparpillés autour de lui. L’odeur qu’elle avait sentie était bien celle d’un corps en décomposition, mais il ne s’agissait pas de ce à quoi elle pensait. Elle entendit alors une voix reconnaissable parmi tant d’autres, celle d’Ichi de l’Hydre Mâle.


Ichi : Bonjour Shina, que t’arrive t’il ? Je t’ai entendu crier.
Shina : Ne t’approche pas, je sais ce que tu as fait.
Ichi : Allons Shina, sois raisonnable, Alexandre n’est pas un ingrat, si tu lui prêtes allégeance tu n’en tireras que des bénéfices. Regarde-moi, j’ai été élevé au rang de chevalier Divin.
Shina : Mais qu’as-tu fait à Nachi ?
Ichi : Il n’a pas voulu m’écouter, j’ai voulu le convaincre de me suivre lorsqu’il a découvert mon armure, mais il a préféré se rebeller. J’ai donc dû me débarrasser de lui.
Shina : Il avait raison, c’était bien un des orphelins qui a vendu ses frères et tous les chevaliers à Alexandre.
Ichi : Comment ? Tu étais au courrant ?
Shina : Ton plan n’était pas aussi infaillible que tu le pensais, depuis peu je soupçonnais plusieurs chevaliers de trahison. Puis l’attaque en Russie m’a permis de comprendre que le danger venait de toi.
Ichi : Et peux-tu me dire comment tu as su que ce n’était pas Nachi ?
Shina : Lorsque Elena est arrivée, j’ai tout de suite remarqué que tu étais plus intéressé par ce qu’elle racontait que Nachi. Tu voulais en savoir plus sur les chevaliers d’Or, leur identité, leur lieu d’entraînement. Aussi lorsque Jabu m’a parlé d’un traître, j’ai tout de suite pensé à toi, mais je n’ai eu de certitude qu’après l’attaque de Hyoga.
Ichi : Jabu ? Il n’est pas mort ? C’est étrange, les généraux d’Alexandre n’ont pas de pitié.
Shina : J’ai répondu à ta question, maintenant à toi. Pourquoi nous as-tu trahi ?
Ichi : Comme tu le sais sûrement, je m’occupais du camp d’entraînement sur l’île de Crète. Et juste avant de se rendre au Sanctuaire, Alexandre en personne est venu me voir. Il m’a expliqué son plan et ses idées m’ont immédiatement séduit. Et je me suis rendu compte que grâce à lui je pourrais devenir encore plus puissant. Je lui ai donc donné tous les renseignements que j’avais. Pour me remercier, et je ne sais pas comment, il a transformé mon armure de bronze en armure divine. Il m’a ensuite demandé de rester en Crète pour que je puisse espionner d’éventuels résistants au nouveau régime.
Shina : Tu as donc vendu tes propres frères pour devenir plus puissant ! Tu te rends compte que cinq d’entre eux sont morts, et un dans un état critique.
Ichi : Je n’ai que faire de mes frères, ils m’ont toujours méprisé et ne s’intéressaient pas à moi.


Shina folle de rage fit exploser son cosmos, et son armure d’argent du Serpentaire la recouvrit. Une aura violette l’entoura.


Shina : Tu vas payer.
Ichi : Ne sois pas idiote, je suis plus fort que toi maintenant.


Il intensifia son cosmos, dépassant le niveau de celui de Shina, allant sans problème au même niveau que celui des chevaliers Divins. La nouvelle armure divine qu’avait découverte Shina peu de temps avant, recouvrit son corps. La protection était intégrale, le casque ressemblait à celui d’origine sauf qu’il était muni de trois petites ailes sur les cotés. Les deux autres têtes de l’Hydre protégeaient ses épaules. Le reste de l’armure ressemblait aux armures des autres chevaliers Divins d’Athéna. Une armure intégrale articulée, avec une sorte de jupe pour protéger le haut des cuisses. Il avait bien entendu les griffes à chaque main plus acérées que jamais. Enfin dans son dos se déployaient ses deux magnifiques ailes. Shina en eut des frissons, et comprit alors qu’Alexandre serait un adversaire très difficile à abattre. Mais qu’avant tout, elle devrait se débarrasser de son ancien ami.


Athènes, Grèce, Le Sanctuaire, 28 Juin 2007, 7h05.


Marine avait quitté le village des chevaliers d’Or et se dirigeait vers les maisons du zodiaque. Elle voulait savoir pourquoi elle ne ressentait plus le cosmos de Seiya. Elle pensait que les maisons étaient vides, vu qu’aucun chevalier d’Or digne de son rang n’aurait pu s’allier à cet homme. Mais en entrant dans la maison du Bélier, elle sentit une présence.


Marine : Qui est là ?
Homme : Ne crois-tu pas que ce serait plutôt à moi de poser cette question ? Tu entres dans ma demeure sans m’en demander l’autorisation et je devrais en plus m’identifier. C’est assez ironique comme situation.
Marine : Je suis Marine, chevalier d’Argent de l’Aigle, défenseur d’Athéna.
Homme : Je m’appelle Parménion, et suis un des généraux d’Alexandre.


Parménion avança dans la lumière. Il ne portait toujours pas d’armure, mais avait toujours son trident à la main. Marine le trouva bien jeune, et ses cheveux roux et ses yeux bleus donnaient peine à croire que c’était un chevalier. Mais la puissance de son cosmos inquiéta tout de même Marine.


Parménion : Que viens-tu faire ici ?
Marine : Je suis venu pour m’entretenir avec Alexandre.
Parménion : Et tu crois peut-être qu’il suffit de venir et de demander ? Notre empereur est quelqu’un de très occupé.
Marine : Je n’ai que faire de ses occupations. Dis-lui que je suis le maître du chevalier Divin de Pégase.
Alexandre : Amène la moi.


La voix résonna dans la maison comme si elle rebondissait sur les murs.


Parménion : Ceci n’est pas prudent, maître.
Alexandre : Ne discute pas, obéis.


Il se tourna vers le chevalier de l’Aigle d’un air dépité, et lui fit signe de le suivre. Parménion tourna alors le dos à Marine et se dirigea vers la sortie de la maison. Il avait une grande confiance en lui pour tourner le dos à un chevalier, sans en connaître la puissance. Ils arrivèrent dans la salle du trône où Alexandre les attendait.


Alexandre : Bonjour chevalier de l’Aigle, que puis-je faire pour toi ?
Marine : Je viens vous voir pour vous ordonner de stopper vos massacres et de restituer ce lieu à ses maîtres légitimes.
Parménion : De quel droit donnes-tu des ordres à notre empereur !
Alexandre : Calme-toi Parménion. Je suis navré, ces massacres que je regrette autant que toi sont néanmoins nécessaires à l’instauration d’une paix durable sur cette planète. De plus les maîtres légitimes du Sanctuaire comme tu dis ne sont plus de ce monde.


L’annonce frappa Marine comme un coup de couteau. Elle fit exploser son cosmos, dévoilant sa magnifique armure de l’Aigle et se jeta sur Alexandre. Alors que son poing était à seulement quelques centimètres de l’empereur, un coup la projeta contre une colonne.


Parménion : Comment oses-tu lever la main sur Alexandre ? Tu vas le payer de ta vie.


Marine eut à peine le temps de se relever qu’elle vit Parménion dans un état de transe entouré d’une aura d’un bleu océan.


Tourments d’Asie !!!


Une véritable colonne d’eau fut créée autour du général, et elle fondit sur Marine, l’emportant dans les airs. Lorsqu’elle retomba, elle vit qu’elle se trouvait à nouveau dans la maison du Bélier et sentit sa cheville se dérober lorsqu’elle voulut se lever. L’attaque de Parménion n’était pas dévastatrice, mais dans sa chute elle avait dû se briser la cheville. Il apparut alors en face d’elle.


Parménion : Je t’ai emmenée ici pour nous permettre de nous battre sans risquer de toucher Alexandre. En plus je n’ai pas encore eu l’occasion d’affronter de chevalier d’Athéna, mes deux missions s’étant soldées par des échecs. L’un s’est enfui, et l’autre reste introuvable.


Marine se releva difficilement et regarda son adversaire qui n’avait toujours pas revêtu d’armure. Elle sentit son cosmos s’accroître de plus en plus et à peine se rendit-elle compte qu’il avait démarré, qu’il lui assénait un violent coup dans le ventre, la faisant dévaler les marches de la maison du Bélier. Elle se releva difficilement et vit le trident foncer vers son visage, elle esquiva sur le coté et se tourna pour ne pas perdre de vue son adversaire. Son masque tomba alors à terre coupée en deux. Elle était pourtant persuadée d’avoir évité l’attaque. Ses cheveux roux coiffés en bataille ne permettaient pas de voir ses yeux et son nez, mais Parménion pouvait voir qu’elle serrait les dents rageusement.


Parménion : J’aime bien voir le visage de ceux que je vais tuer.


Il éclata d’un rire hystérique. Il n’aperçut pas Marielle qui avait senti le cosmos de son maître s’affaiblir et s’était approchée pour observer le combat. Marine se releva et se mit en position d’attaque.


L’Aigle Foudroyant !!!


Elle fondit sur Parménion qui ne bougeait pas, et lorsqu’elle crut qu’elle allait le toucher, il se déplaça à une vitesse incroyable. Esquivant le coup de Marine, il la blessa mortellement au ventre avec son trident. Elle s’effondra dans la poussière, mais essaya de se relever et se mit à genoux en tenant son ventre. Parménion s’approcha tenant son trident comme la hache d’un bourreau. Marine leva la tête, et Marielle put voir ses magnifiques yeux émeraude, emplis à la fois de tristesse et d’espoir. Son temps était passé, de nouveaux chevaliers défendraient la Terre. Le trident décapita Marine. Marielle sentit un bras l’attraper et une main couvrir le cri qu’elle allait pousser. Parménion crut entendre un bruit, il scruta les alentours mais ne les vit pas. Il remonta alors dans sa maison attendre les ordres d’Alexandre.


Tokyo, Japon, La Fondation, 28 Juin 2007, 14h10.


Shina et Ichi s’observaient depuis une bonne minute essayant de trouver le point faible de l’adversaire, mais aucun ne trouvait de faille à la position de défense de l’autre. Ichi fut le premier à lancer son attaque.


Les Griffes de l’Hydre !!!


Les Griffes du Tonnerre !!!


Les deux attaques se neutralisèrent dans les airs. Les chevaliers se retrouvèrent de nouveau face à face, sachant que la moindre erreur serait tout de suite exploitée par leur ancien camarade.


Ichi : Tu as été rapide, mais cela ne suffira pas, je suis devenu un chevalier Divin. Et ce n’est pas un simple chevalier d’Argent qui me battra.
Elena : Tu as peut-être l’armure d’un chevalier Divin, mais ton attaque était loin d’en être digne, et je doute que tu sois capable d’élever ton cosmos, même au niveau de celui d’un chevalier d’Or.


Elena apparut entre les deux combattants, revêtue de l’armure d’or du Verseau. Elle avait suivi Shina, sentant que dans son discours qu’elle n’avait pas dit tout ce qu’elle savait. Ichi avait l’air enragé, il réagit immédiatement à l’intervention d’Elena.


Ichi : Tu vas voir !


Les Griffes de l’Hydre !!!


Elena para sans difficulté l’attaque de Ichi, et en concentrant son cosmos gela son bras comme l’avait fait son mari lors du tournoi galactique.


Elena : Tu nous as trahis, tu ne mérites que la mort. A cause de toi, Miguel est dans un état critique et ne peut plus protéger mon bien-aimé. Je vais te tuer.


La voix d’Elena était déformée par la colère.


Ichi : Ce n’est pas parce que mon bras a gelé que tu as gagné ce combat.


Il sentit alors un immense cosmos approcher, un cosmos qu’il connaissait. Il regarda ses deux anciennes amies en souriant.


Ichi : Il arrive. Je suis navré pour vous, mais j’ai bien peur que votre mort soit encore plus douloureuse que celle que je vous réservais.
Shina : Que racontes-tu ?
Elena : Il a raison, ne sens-tu pas ce cosmos approcher de nous ?
Voix : Bonjour à tous, j’espère que je ne vous dérange pas ?


La voix était remplie de sympathie, mais on y décelait tout de même une pointe d’ironie. Un homme entouré d’une aura blanche approcha et s’arrêta aux côtés d’Ichi.


Ichi : Eumène, tu tombes bien, j’allais montrer à ces femmes de quoi je suis capable.
Eumène : Alexandre te demande en Grèce, tu dois y aller immédiatement
Ichi : Mais pourquoi, tu crois que je ne suis pas capable d’éliminer ces simples femmes ?
Eumène : Non ce n’est pas ça, mais Alexandre t’attend pour une mission que toi seul peux effectuer.
Ichi : D’accord Eumène, je suppose que je peux dire adieu à mes anciens camarades ?
Eumène : Tu supposes très bien.


Elena eut des frissons en regardant Eumène lui sourire. Ses lunettes noires, qui contrastaient avec le reste de son armure la mettaient mal à l’aise, il ne voulait pas qu’on voie  ses yeux, mais pourquoi ?


Elena : Et tu crois que je vais te laisser partir comme ça Ichi ?
Eumène : Je serai votre adversaire mesdames. Ichi n’a plus rien à faire ici.


Ichi commença à s’éloigner des deux femmes chevaliers. Elena entreprit de le poursuivre, mais Eumène dans une explosion de cosmos créa une lumière les aveuglant, comme l’aurait fait le soleil. Quand elle retrouva la vue, Ichi avait disparu.


Shina : Mais qui es-tu réellement ?
Eumène : Mon nom est Eumène de Cardia, je suis le général d’Etoile d’Alexandre. Je suis ici pour réduire à néant votre tentative de rébellion et pour convaincre le gouvernement japonais de se soumettre à notre empire.
Milos : Et tu crois peut-être que tu arriveras seul à battre trois chevaliers d’Athéna ?


Milos, attiré par la lumière qu’avait émise Eumène, s’interposa entre Eumène et les deux femmes. Il était vêtu de l’armure d’argent de Persée. Eumène les regarda avec un air amusé.


Eumène : Sur l’île d’Andromède, je n’ai pas eu de difficulté à tuer deux chevaliers dont un ayant un niveau nettement supérieur au votre.


Un frisson parcourut l’ensemble des chevaliers d’Athéna en repensant à ce qui s’était produit sur l’île d’Andromède.


Milos : Tu veux dire que tu es celui qui a produit cette extraordinaire explosion qui a coûté la vie au chevalier Divin d’Andromède ?
Eumène : Effectivement.
Elena : Je suppose alors que c’est aussi toi qui as réduit à néant les villes de Paris, Londres, Berlin et Washington ?
Eumène : Oui.


Le ton froid qu’avait employé Eumène pour parler de la mort de milliers de gens choqua ses adversaires. Shina s’énerva et lança son attaque contre lui.


Les Griffes du Tonnerre !!!


Eumène attrapa la main de Shina qu’il tordit violemment et la projeta contre un arbre proche de ses amis. D’un éclair de lumière il fit apparaître une épée dans sa main. Il la fit tournoyer dans les airs, puis s’élança vers le trio le bras en arrière prêt à frapper. Mais alors qu’il se trouvait à quelques mètres de ses adversaires, une chaîne attrapa sa main.


Eumène : Mais qu’est ce que c’est ?


Apparut alors dans une aura rosée, les ailes déployées, le chevalier Divin d’Andromède.

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