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Cette fiche vous est proposée par : Dyvimm


Le Jugement dernier

Les loups d’Ügl


« Le blizzard diminue d’intensité. Nous allons pouvoir reprendre notre route pour le Palais de la Grande Prêtresse d’Odin. Lompado, Otrere, Tanaïs, Waltraute, êtes-vous prêtes à combattre pour Mars, notre Dieu ! »


Toutes acquiescèrent avec enthousiasme d’un signe de la tête. Être restées coincées dans ce village depuis des heures ne leur avait pas beaucoup plu et l’inaction les démangeait. Depuis que Lysippée était revenue de Choquequirau, elle avait changé de bien des façons. Beaucoup plus sûre d’elle, impitoyable envers les hommes et d’une ferveur incroyable pour Mars. Sa rencontre avec ce dernier l’avait envoûtée et l’Empereur de la Sévérité, Morrigan, avait reconnu ses efforts en lui proposant le commandement de cette mission. Même si toutes étaient a priori d’un niveau égal, Lysippée les dirigeait d’une main de fer et le Séphire de Hod qui aurait dû les guider avait reçu l’ordre de rester à Thémiscyra.


Les quatre amazones quittèrent leur refuge, abandonnant la chaleur du feu de bois crépitant dans le foyer. Au dehors, la tempête avait perdu en intensité mais restait puissante. Lysippée espérait arriver à temps au palais pour voir Hilda, avant qu’elle n’ait épuisé toute son énergie.
Le vent était encore si fort qu’aucun Asgardien n’osait se mettre en travers de leur route. Les gardes étaient rassemblés au Palais pour le défendre contre un possible assaut. Les Amazones pénétrèrent au pas de course dans la forêt couvrant le pied de la montagne. La tempête y était plus faible et leur offrait donc un abri de fortune. Pourtant le vent continuait à claquer sur leur visage. Les amazones ne ralentissaient pas, quand Otrere se retourna brusquement.


« Je suis sûre d’avoir sentie quelqu’un nous observer ! »


Lysippée s’arrêta à son tour et perçut cette étrange présence, pas celle d’un homme, mais d’une multitude cachée dans les bois. Un animal jaillit soudainement d’un arbre, les griffes en avant et planta ses crocs dans le bras de la guerrière qui hurla de douleur. Un loup ! Lysippée invoqua immédiatement son aura et l’atmosphère autour d’elle prit une teinte brune. Aussitôt, l’animal lâcha prise et déguerpit dans le sous-bois. Mais à peine était-il parti qu’une horde de ses congénères se jetèrent sur elles.


« PROTECTION CIRCLE !! », invoqua Otrere.


Aussitôt une barrière d’énergie se forma autour des cinq amazones et les loups se heurtèrent à cette protection en grognant.


« STORM SHADOW !! »


Tanaïs avait écarté les jambes et de ses deux mains jaillirent de multiples ombres qui se dirigèrent vers chacun d’eux. Frappées, les bêtes gémissaient avant de s’effondrer sur le sol, mortes.
Les quelques animaux restants se réfugièrent dans la forêt.


« Cette attaque n’était pas celle de loups ordinaires ! Jamais ils ne se seraient jetés sur nous si quelqu’un ne les avait pas dirigés. Notre ennemi se cache quelque part et nous allons le débusquer et le forcer à se battre !
_ Lysippée, tu saignes abondamment de la main ! Celui qui t’a mordue ne t’a pas épargnée ! Laisse-moi voir cela. » Otrere s’approcha de leur chef.
« Plus tard, nous devons avancer quoiqu’il nous en coûte ! En avant ! »


Lysippée arracha un morceau de la toile noire qui recouvrait sa fourrure et l’entoura autour de la plaie. Le froid avait déjà brûlé la blessure et le sang s’était arrêté de saigner en formant une croûte gelée sur son bras. La douleur était très forte, mais elle n’était pas du genre à s’arrêter pour si peu. Au loin des hurlements se firent entendre.
A quelques pas de là, au milieu d’un bosquet d’épines, des rayons bleus jouaient sur une étrange sculpture à la forme de loup. Près d’elle, une meute tournait en rond en pansant ses plaies et en hurlant à la mort…


La requête

« Je désire rencontrer la Pythie !
_ Voyons, Muse de la Tragédie, tu sais bien que cela est impossible sans une importante raison. Dis-moi ce que tu désires et je lui transmettrais ton message. »


Melpomène tenait fermement son masque et semblait décider à passer outre le Sacrificateur Admète qui lui barrait le chemin.


« Il s’agit d’une requête très importante et j’ai besoin de son accord direct. Je dois pour cela la voir personnellement !
_ Tu dois me permettre d’évaluer la situation si tu veux voir la Pythie. Donne-moi plus d’éléments.
_ Ça concerne la bataille du Sanctuaire entre les Chevaliers du Zodiaque et les Combattants de Mars. Je reviens de Chine où j’ai pu apprendre plusieurs éléments que la Pythie doit connaître !
_ Tu n’es pas sans ignorer que la Pythie connaît toute chose vers lesquelles ses visions la portent. Je suis sûr qu’elle n’ignore pas…
_ LAISSE-LE PASSER, ADMETE ! »


La puissante voix féminine résonna dans toute la pièce.


« Très bien, Majesté… Melpomène, suis-moi. »


Le Sacrificateur le conduisit à travers le long couloir aux parois couvertes de gravures évoquant Apollon lors de tournois mythologiques en compagnie des autres Dieux. Melpomène, enveloppé dans sa cape, avait remis son masque sur son visage et suivait le puissant athlète. C’était la première fois qu’il s’avançait si loin dans le temple d’Apollon. Ils pénétrèrent dans les appartements de la Pythie. Peu de personnes avaient le droit de fouler ce sol, principalement les prêtres Exétèges et les Sacrificateurs. Sans doute Calliopé avait-elle également dû rencontrer directement Erophile…
Leur cheminement les mena jusqu’à la Porte pythique dont la beauté dépassait tout ce qu’il avait vu jusqu’à présent. Le Palais du Dieu de la Lumière était fidèle à sa réputation.
Melpomènefut conduit devant un autel. La salle, assez petite par rapport aux autres, était recouverte de tentures au velours rouge et or, les couleurs de la Pythie. Après la dizaine de marches que nul n’était autorisé à gravir, un large voile laissait apparaître une forme féminine en ombre chinoise : la Pythie. Seuls les contours de son corps allongé et de son buste soulevé apparaissaient.


« Muse de la Tragédie, tu voulais me parler ? »


Il se mit à genoux en baissant la tête et évitant de regarder le voile. Il avait cru pouvoir voir la Pythie, mais cette dernière réservait le secret de ses charmes que l’on disait éblouissants.
« Je suis revenu de Chine il y a quelques jours, où j’ai pu rencontrer Diomède, l’un des généraux de Mars…
_ Je sais cela, c’est moi qui t’ai demandé de t’y rendre.
_ J’ai appris que Mars allait se rendre aux Monts Kouen Louen. Je pense qu’il va désigner son armée pour attaquer Athéna !
_ Effectivement, l’Empereur de l’Equilibre et ses Combattants se rendent actuellement en Grèce… » Melpomène était gêné, la Pythie semblait tout connaître de ce qu’il lui dévoilait.
_ « Je doute que les Chevaliers du Zodiaque arrivent à les arrêter ! J’ai vu comment ils s’entraînaient, les Combattants de Mars sont véritablement puissants. Je voulais vous demander…
_ Je connais ta requête. Mais je ne peux y accéder…
_ Mais Grande Pythie, si nous ne faisons rien, que va-t-il advenir du monde ?
_ Mars a lancé un défi direct à Athéna, Apollon ne peut s’en mêler.
_ Cela veut-il dire que nous regarderons le Sanctuaire se faire détruire ?!
_ Muse, tu présumes un peu trop de la faiblesse du Sanctuaire. Même s’il ne dispose plus de sa puissance d’autrefois, Athéna possède encore de valeureux Chevaliers et la tâche ne sera pas simple pour… »


Des bruits de pas se firent entendre dans la pièce. Melpomène se retourna pour connaître celui qui pouvait ainsi interrompre la Pythie. Il ne vit qu’un petit asiatique avancer dans ses sandales à lanières avant de reconnaître Nan Li, la réincarnation d’Apollon. Très vite, il se rendit compte de son erreur. Il ne s’agissait pas de Nan Li, le disciple d’Urani, mais bien d’Apollon lui-même ! La gravité affichée sur son visage et surtout l’éclat de ses yeux n’avait rien de comparable. L’iris du garçon avait changé de couleur, et était passée du brun au bleu le plus profond, ce qui avait quelque chose d’extraordinaire et d’envoûtant sur ce visage oriental.
La Pythie avait courbé la tête à l’entrée d’Apollon et il en fit de même en ôtant son masque.


« Erophile, de quoi s’agit-il ?
_ Majesté, n’êtes-vous pas encore trop faible pour venir jusqu’ici ?
_ Non, je vais mieux. Les appartements d’Apollon sont splendides et les fresques qui ornent les murs magnifiques, mais la présence d’Urani, Thali et des autres me manque…
_ Préférez-vous retourner au Palais d’Esculape pour le moment ?
_ Non, je suis bien ici, c’est juste que je m’ennuie… J’ai entendu que vous parliez des Chevaliers du Zodiaque ? De quoi s’agit-il ?
_ Melpomène, Muse de la Tragédie était, il y a quelques jours, en Chine près des Samouraïs de Mars. Ces derniers se sont mis en route pour le Sanctuaire. Le début de la bataille entre Athéna et Mars est imminent.
_ Et qu’allons-nous faire pour empêcher cela ?
_ Nous ne pouvons rien faire. Mars a lancé un défi à Athéna et à elle seule. Athéna doit vaincre son ennemi si elle veut continuer à diriger la Terre.
_ Mais je croyais qu’Apollon était revenu justement pour protéger la Terre ? N’est-ce pas le but de ma présence ici ?
_ C’est exact Majesté. » Apollon s’avança sur les premières marches menant au voile pythique. Melpomène discerna l’infime mouvement de recule d’Erophile.
« Dans ce cas, comment pourrais-je tolérer que l’on se batte sur Terre ? Athéna et Mars vont s’affronter via des combattants qui n’en sont pas moins des Hommes.
_ Athéna a accepté le défi…
_ Elle y était obligée ! Je connais parfaitement les pertes qu’elle a déjà subies. Mars l’attaque pour profiter de sa faiblesse. Je sais également qu’il a décidé d’attaquer le Royaume d’Asgard !
_ Asgard n’a pas respecté sa neutralité.
_ Est-ce une raison pour attaquer ceux qui sont les garants de la survie de la Terre ?! Nous devons aider les Chevaliers d’Athéna !
_ Majesté Apollon, si je peux me permettre... »


Nan Li se retourna vers la Muse agenouillée.


« Tu es la Muse de la Tragédie ?
_ Oui. Je suis venu présenter une requête.
_ De quoi s’agit-il ?
_ J’aimerais que vous m’autorisiez à me rendre au Sanctuaire pour aider les Chevaliers d’Athéna !
_ Aller au Sanctuaire ?... Cela permettrait peut-être de faire pencher la balance en notre faveur… Et Athéna saurait qu’elle n’est pas toute seule.
_ Majesté, si nous intervenons dans ce défi, nous ne serons plus neutres et Mars aura toutes les raisons pour se retourner contre nous…
_ Si je suis revenu sur Terre, ce n’est pas pour laisser Mars en prendre possession par la force ! Nous devons considérer cette requête.
_ Merci Majesté.
_ Je n’ai pas encore pris de décision. Nous devons en parler avec Erophile. Laisse-nous.
_ Très bien. »


Melpomène remit son masque et sortit de la pièce où il rejoignit Admète qui le raccompagna. La Pythie et Apollon restèrent seuls.


« Majesté, vous savez que Melpomène ne désire pas y aller simplement pour aider les Chevaliers d’Athéna ?
_ Oui, j’ai lu dans son Elan Vital la raison profonde de son désir. C’est le chemin qu’il a choisi et la quête qu’il désire.
_ Mais sera-t-il à même de remplir une telle mission ?
_ Je ne doute pas de lui, comme d’aucun de ceux qui se trouvent dans cette cité. Que devons-nous faire ? Dois-je accepter ?
_ C’est à vous seul de prendre la décision. Votre corps souffre encore de l’éveil du Dieu. Vous devriez vous reposer et y réfléchir.
_ Oui tu as raison, je sens la faiblesse qui me possède… Si tu vois Urani, dis-lui de me rejoindre… »


Le jeune Dieu quitta l’antre de la Pythie. Cette dernière, cachée derrière son voile, observait ce qui était et ce qui devait être…


Asgard, Royaume d’Odin, Palais d’Odin


Freya ne pouvait tenir d’avantage. Toutes ses forces l’avaient abandonnée alors qu’elle luttait contre le blizzard. Derrière elle, nombreux étaient celles et ceux qui avaient également succombé au froid glacial. Depuis plusieurs heures à prier Odin, agenouillés face à la statue de leur Dieu, les Asgardiens se relayaient. Même l’incroyable cosmos de la princesse Hilda commençait à faiblir et avec elle, la tempête qui avait arrêté la progression des Amazones.
Leur situation était devenue critique. A bout de force, les armées d’Asgard ne pourraient s’opposer à l’inexorable avancée des envahisseurs. Freya sentit deux bras la soulever. Elle se retourna et accueillit d’un sourire le garde qui n’avait cessé de veiller sur tous ceux et celles qui s’étaient dévoués à la prière, relevant les plus faibles pour les mettre à l’abri.


« Ne vous en faites pas princesse, je veillerais sur la Grande Prêtresse jusqu’au bout ! »


Freya le remercia d’un regard et se laissa transporter à couvert. Là, des dizaines de personnes reprenaient des forces. Une fois reposés, ils retournaient auprès d’Hilda, comme lors des prières que le peuple faisait quotidiennement pour empêcher la fonte des glaces. Ils étaient tous là, les habitants de la cité, ayant répondu à l’appel quasi divin de sa sœur.
Pourtant, cette bonne volonté suffirait-elle à les sauver ? A part un miracle, comment Asgard pourrait-il survivre ?


« Princesse ! Un homme demande à voir la princesse Hilda ! »


Freya mis un certain temps avant de comprendre que l’on s’adressait à elle, tant elle était perdue dans ses pensées et sa fatigue. L’homme dut répéter avant qu’elle ne se lève.


« Mais ma sœur ne peut recevoir personne. Ne sait-il pas qu’elle prie en ce moment-même notre Seigneur Odin pour nous venir en aide ?
_ Il dit que c’est extrêmement important, il apporte un message du Sanctuaire !
_ Du Sanctuaire ! Faites-le entrer, vite ! »


Le cœur de Freya avait fait un bon dans sa poitrine. Le Sanctuaire, leur allié auquel ils avaient voué tous leurs efforts leur envoyait quelqu’un, peut-être un Chevalier pour les sauver.
Un homme encapuchonné entra dans la pièce, recouvert d’une grande cape blanche. Lorsqu’il dévoila son visage, la princesse ne put retenir un cri et s’effondra sur le sol de marbre du palais.


« Princesse Freya, princesse Freya, réveillez-vous ! »


Peu à peu la princesse reprit ses esprits et ses yeux embués de larmes exprimaient tout le réconfort qu’elle goûtait en cet instant. Tel un miracle, Hyoga était apparu devant elle.


« Hyoga… est-ce bien toi ? Alors tu es venu nous porter secours une nouvelle fois ?...
_ Comment aurais-je pu vous abandonner ! Nous avons appris que vous vous étiez rebellés contre la proposition de Mars, nous avons immédiatement su que vous courriez un grave danger. Tous les Guerriers Divins sont morts et votre royaume n’a plus personne pour le protéger ! En vertu de l’amitié qui nous unit avec Asgard, j’ai demandé la permission au Grand Pope de venir vous prêter main forte et je vois que j’ai bien fait !
_ Mais Hyoga… Mars va attaquer le Sanctuaire dans quelques heures ! Ta place est là-bas pour défendre Athéna.
_ Je sais et c’est pourquoi je ne dispose pas de beaucoup de temps. Mais j’ai acquis un pouvoir que tu ne peux imaginer, je suis sûr de pouvoir vous être utile ! Mars n’enverra sans doute pas beaucoup de guerrier contre vous, toutes ses forces sont en ce moment dirigées contre le Sanctuaire.
_ En effet, selon les gardes, il n’y a qu’une poignée d’Amazones qui ont franchi la frontière sud du royaume. -Hyoga l’aida à se relever- Hilda est parvenue à les bloquer en implorant Odin, mais elle se consume et bientôt, elle n’aura plus aucune force pour lutter contre le froid et protéger Asgard ! Hyoga, j’ai très peur, je suis sûr que ma sœur est prête à tout pour sauver notre pays, y compris à donner sa vie ! Elle pense avoir une dette envers notre peuple et est prête à se sacrifier comme Athéna l’a déjà fait !
_ Mais Hilda n’est pas une déesse !
_ Justement, sa mort ne fait aucun doute à ce rythme ! Oh, je t’en pris Hyoga, va au devant des Amazones et ramène la paix en Asgard !
_ Ne crains rien, je vais de ce pas débarrasser Asgard des combattants de Mars. Tu m’as dit qu’il s’agissait d’Amazones ? Ce sont donc des femmes ?
_ Oui, des femmes guerrières, mais aussi fortes, voire plus que des hommes ! Va Hyoga ! Et qu’Odin soit avec toi !! »


Hyoga laissa la princesse aux soins des gardes et des servantes et partit aussitôt vers le sud du royaume. C’était donc bien le cosmos généreux d’Hilda qu’il avait reconnu dans l’air d’Asgard depuis qu’il était arrivé jusqu’ici. Hilda de Polaris, au destin si cruel…


Un jeune guerrier…

« Nous sortons enfin de cette forêt maudite ! » Otrere exprimait à la fois le soulagement de s’en écarter et la crainte d’affronter le blizzard, et Lysippée avait les mêmes sentiments.
« Nous devons rester sur nos gardes ! Je sens qu’il ne sera pas si facile que ça d’atteindre le palais ! »


Un rayon lumineux fendit l’air depuis la forêt et frappa l’Eloim de Iah Hel dans le dos.


« Ahhhh
_ Que se passe-t-il !? » Waltraute s’effondra à genoux, Tanaïs se précipita vers elle.
« Je crois que je viens de recevoir une attaque !
_ Comment ?! Mais que… Attention en voilà une autre !! »


En effet, un deuxième rayon de lumière venait de traverser la neige en direction des Combattantes.


« On nous attaque, prenez garde ! A moi RAPID BITES !! »


Des milliers de mâchoires s’échappèrent de la main de Lysippée qui transpercèrent le rideau de neige et s’enfoncèrent dans la forêt. Des glapissements de douleurs se firent entendre.


« Ce sont encore eux ! Nous sommes suivis, il faut en finir maintenant !
_ Continuez votre chemin, je vais m’en occuper !
_ Tu es sûre que ta blessure n’est pas trop grave ?
_ Non, elle n’est que superficielle ! Partez devant, je vous rejoins ! »


Lysippée regarda sa compagne et décida qu’effectivement, elles avaient déjà perdu trop de temps ici. Il fallait avancer maintenant.


« Très bien, rejoins-nous dès que tu en auras fini ici ! Vous autres, suivez-moi ! »


Les quatre Eloims s’éloignèrent en luttant contre le blizzard. Elle sentait le sang couler le long de son épine dorsale à travers ses habits et se mettre à geler. Un nouveau rayon de lumière partit dans sa direction, mais elle n’eut aucun mal à l’éviter. La vitesse de ces attaques était trop faible pour l’inquiéter. Elle devait avant tout débusquer son adversaire.
Waltraute accéléra ses déplacements et s’enfonça dans la forêt à toute allure. Elle ne fut pas longue avant de tomber face à un jeune garçon d’une dizaine d’années entouré d’une dizaine de loups montrant des dents. L’enfant était recouvert d’une tunique dépenaillée, et ses cheveux bleus clairs pendaient longuement derrière sa nuque.


« C’est donc toi qui dirige ces loups ! Tu es trop jeune pour t’attaquer à nous !
_ Les loups n’ont pas besoin de moi pour agir ! Ils ont leur propre volonté et s’ils ont décidé de s’en prendre à vous, c’est que vous n’avez rien à faire en Asgard !
_ Tu n’as pas l’expérience nécessaire pour t’opposer à moi. Pars, ne te mets plus en travers de notre route et tu auras la vie sauve !
_ Je n’ai pas le droit de vous laisser passer, les loups m’ont demandé de vous arrêter !
_ Parce que tu parles aux loups ? Comment t’appelles-tu jeune sauvageon et que fais-tu dans ces bois ?
_ Je m’appelle William et je suis à la recherche de ma sœur ! Les loups la connaissent, elle est venue ici !
_ Tu recherches ta sœur et tu crois la trouver en restant dans ces bois ? Tu ferais mieux de la chercher ailleurs, je doute qu’elle soit ici et les loups ne te protègeront pas de moi. FURIOUS SAND !! »


La main ouverte de l’Eloimdégagea une véritable tempête de sable qu’elle maîtrisait complètement et qui s’en prit à chacun des loups entourant William. Ceux-ci s’enfuirent en gémissant alors que le sable les poursuivait.


« Arrête ! Laisse-les ! JAAA !! »


Du poing tendu de William partit un rayon de lumière que Waltraute arrêta sans sourciller de sa main gauche.


« Ça ne sert à rien, ton attaque est pathétique ! Mais à quoi devais-je m’attendre ? Tu es jeune mais tu n’en restes pas moins un homme, avec toute sa fougue et sa faiblesse ! Puisque tu le veux, je vais te donner une petite leçon ! FURIOUS SAND !! »


La poussière de sable qu’elleconcentra au-dessus de sa main droite prit la forme d’un énorme monstre de sable qui s’abattit sur William. Le garçon put juste placer ses bras en croix devant son visage avant de sentir la chaleur monter autour de lui et la tempête lui lacérer ses vêtements, ses bras et son visage, s’insinuant dans les moindres orifices de son corps, rendant sa respiration impossible. Il crut succomber d’asphyxie et de douleur quand enfin, la tourmente s’arrêta. William s’effondra au sol, le corps en sang.


« Tu vois, tu ne peux rien contre moi ! Maintenant, je doute que tu retrouves jamais ta sœur. Je ferais mieux de t’achever tout de suite sinon le froid s’en chargera pour moi ! Tu as beau être de ce pays, tu ne résisteras pas longtemps à cette température sans vêtements ! Si tu me supplies, je peux t’envoyer dans un autre monde où tu pourras retrouver ta chère sœur. »


Il regarda hébété, cette fière amazone qui se proposait de le tuer par compassion. C’était totalement hors de question ! Il avait quitté sa famille pour partir à la recherche de cette sœur qu’on lui avait ôtée peu après sa naissance. Quand il avait découvert qu’elle avait été obligée de partir, William était entré dans une rage folle. Il ne comprenait plus ses parents qui avaient choisi entre lui et sa sœur pour pouvoir les nourrir, sa décision avait dès lors été inexorable. Il avait fugué pour retrouver la jeune fille, coûte que coûte. C’était ainsi qu’il avait rencontré les loups. Au bord de la mort, ils l’avaient recueilli et pris soin de lui. Alors non, mourir maintenant, il ne l’accepterait jamais !


Le jeune garçon se releva dans un ultime effort. Sa souffrance était épouvantable et son corps semblait si frêle, et pourtant il faisait déjà preuve d’une détermination à toute épreuve. S’il n’y avait pas ce faible cosmos qui l’habitait déjà, l’Eloim aurait pensé qu’il était fou.


« Très bien, puisque tu ne veux pas te laisser mourir, je te laisse une chance de t’en sortir ! Tu devras me porter ton coup le plus fort. Si tu réussis à me toucher, je te laisserais la vie sauve, sinon, ce sera mon tour ! Vas-y ! »


William avait parfaitement compris le marché. Il savait qu’il n’était pas de taille contre elle, mais il devait essayer, pour sa sœur. Une faible aura bleu sombre l’enveloppa délicatement. William sera le poing droit de toutes ses forces, se concentrant sur son ennemie.


« JJAAAA !!! »


Un rayon lumineux atteignant à peine la vitesse du son, partit de son poing droit vers le visage de Waltraute. Cette dernière ne fit qu’un léger mouvement de la tête et évita l’attaque qui percuta un arbre derrière elle, le pulvérisant.


« Dommage, on dirait que tu as perdu ! Ton attaque n’était pas dénuée de force, mais ta vitesse est beaucoup trop faible. Sans doute qu’avec un peu d’entraînement tu arriverais à faire des miracles, malheureusement tu n’en auras plus l’occasion ! A moi de te faire voir ce dont sont capables les véritables Guerriers !! FURIOUS SAND !! »


Cette fois, les mains de Waltraute décrivirent de véritables formes dans les airs, laissant un panache de sable qui se mit en mouvement autour de l’Amazone en s’accélérant.


« Meurs WILLIAM!! »


Tout le sable accumulé fut projeté contre le garçon, lacérant tout sur leur passage. Il se mit à crier en voyant la masse fondre sur lui et ferma les yeux par réflexe. Un puissant choc le fit tomber à terre. Il entendit Waltraute hurler de rage. Quand il rouvrit les paupières, le garçon aperçut devant lui une forme étrange, une espèce de golem dont les formes étaient celles d’un loup bleu et noir aux canines gigantesques. Cette statue l’avait protégé.
Plus loin, la Combattante de Mars se débattait sous une véritable meute de loups. Ils avaient attaqué alors même qu’elle s’y attendait le moins, enfonçant leurs crocs dans sa chair. Dans une explosion de lumière et de sable, ils furent tous rejetés au sol, certains cruellement blessés. En voyant la détresse de ces animaux qui venaient de le sauver, une colère subite s’empara de William qui sentit ses forces se décupler en harmonie avec la statue en face de lui. Puisant dans le fond de son énergie, il relança à nouveau son rayon de lumière contre la femme - guerrière.
Waltraute voulut parer l’énergie d’une main, mais elle s’amplifiait à mesure qu’elle s’approchait d’elle et lorsqu’elle la percuta, l’Eloim ne put contenir l’attaque et glissa sur plusieurs mètres.
Quand elle le regarda à nouveau, ses traits étaient déformés par la colère et la douleur. Sa main avait bruni et la brûlure la mit en rage.


« Tu vas me le payer !! Et cette armure ne pourra rien pour toi !! SAND FURY !! »


Cette fois, nulle préparation ne fut nécessaire. Une tempête de sable enveloppa le jeune homme et l’Armure d’Epsilon sous la forme d’une femme. Le spectre de sable souleva complètement William et l’emporta vers le ciel à travers les arbres. Waltraute vit la dépouille de son adversaire retomber au loin…


« Tu as eu ce que tu voulais jeune garçon ! Tant pis pour toi, tu aurais pu avoir la vie sauve… Mais d’ailleurs… C’est vrai que tu m’as touché. J’ai peut-être agi rapidement en t’envoyant rejoindre ta sœur… tu avais rempli ta part du marché ! Je suis désolé, la colère m’a emporté et je t’ai tué alors que tu aurais dû vivre… »


L’Eloim de Iah Hel regarda sa main brunie par l’attaque de William, pensive…


« Tu as réussi à m’atteindre contre toute attente. Je t’avais mal jugé. Dommage… Pour réparer ma faute, je garderais cette cicatrice à la main et épargnerais tes loups… Adieu William ! »


L’amazone se retourna et partit hors de la forêt. Les morsures que les loups avaient infligées à ses chairs continuaient de saigner, mais se résorbaient peu à peu sous l’effet du froid violent gelant les plaies. Les quelques loups épargnés se mirent à gémir dans les bois et se dirigèrent à travers les fourrés vers le corps de William. Là, le jeune garçon gisait inconscient. Il était recouvert d’une étrange armure bleue scintillante. Si son front portait la marque des attaques de Waltraute, son corps était globalement indemne, protégé par l’Armure Divine D’Epsilon de la furie de sable. Les Loups se mirent à lécher les plaies du jeune Guerrier Divin…


Sanctuaire d’Athéna, Discours du Grand Pope

« CHEVALIERS ! VOUS PENETREZ DANS UN DOMAINE SACRE QUI N’EST PAS LE VÔTRE. REPARTEZ ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL. »


La voix hautaine avait résonné dès que les combattants de Mars avaient franchi l’arche du Sanctuaire. Tous les guerriers, recouverts de leur Arcane s’étaient arrêtés pour prêter attention au message qui semblait divin. La voix, retentissant dans toute la vallée venait des quatre coins du site.


« Nous, Combattants de Mars, sommes venus affronter les Chevaliers d’Athéna selon le défi lancé par Mars il y a quatre mois.
_ COMME VOUS VOUDREZ, MAIS DANS CE CAS, VOUS NE DEVEZ PAS IGNORER LA LOI DES DIEUX. VOUS DEVREZ VOUS RENDRE DEVANT ATHÉNA EN MOINS DE DOUZE HEURES. POUR CELA IL FAUDRA TRAVERSER CHACUNE DES DOUZE MAISONS DU ZODIAQUE, VOUS PRESENTER DEVANT MOI, GRAND POPE DU SANCTUAIRE DANS LE TREIZIEME PALAIS. SI VOUS PARVENEZ À RÉALISER CET EXPLOIT ALORS ATHÈNA ACCEPTERA DE RENCONTRER VOTRE DIEU. MAIS POUR Y PARVENIR VOUS N’AUREZ QUE DOUZE HEURES. AU TERME DE CETTE DEMI-JOURNÉE, MARS DEVRA REPARTIR SANS QUOI, IL SERA DÉCLARÉ FÉLON AUX YEUX DES DIEUX. M’AVEZ-VOUS COMPRIS ?
_ Oui, Grand Pope. Mais ne vous inquiétez pas, il nous faudra moins de douze heures pour parvenir jusqu’à vous, et c’est Athéna qui devra courber la tête devant Mars. J’ai hâte de vous rencontrer !
_ QUE LE DÉCOMPTE COMMENCE !! »


Les combattants virent alors les douze signes de la monumentale horloge zodiacale s’enflammer. La tour, située à l’opposé de la montée vers le treizième temple était visible de tout le Sanctuaire. La bataille venait donc de commencer. Sanosuke à leur tête, les guerriers s’élancèrent vers la première Maison, celle du Bélier, qu’ils pouvaient apercevoir en hauteur devant eux. De celle-ci, la montée continuait vers d’autres temples, toujours plus haut et plus loin jusqu’au sommet de la montagne où l’on pouvait discerner une formidable statue, celle de la déesse Athéna.


Leur course fut vite interrompue par une avalanche de rochers leur barrant le passage. Un rire gras retentit.


« Pauvres imbéciles ! Vous n’atteindrez même pas la Maison du Bélier !! »


Sur les deux versants de la vallée, six chevaliers venaient d’apparaître. Leurs armures partielles révélaient leur appartenance à l’ordre des Chevaliers de Bronze.


Sanosuke s’adressa à eux.
« Laissez-nous passer. Vous n’êtes pas de taille contre nous. » Le Chevalier à la Licorne lui répondit.
« C’est ce que nous verrons ! »
[…]


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