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Poséidon – Origins



Sous la
pluie battante, un jeune homme était en train de gravir à pleine vitesse les
marches de l’interminable escalier menant à la salle du Grand Pope. Il était
affolé et inquiet. Son esprit était si occupé qu’il loupa plusieurs fois les
marches. Il ne se résigna pas et reprit sa folle route. Il était grand et de
moyenne corpulence. Il portait le même type de protection qu’Ascella à la
différence près que sur sa ceinture ne figurait pas un centaure mais un symbole
formé de deux vagues horizontales. Il avait les cheveux moyennement longs et
bleu foncés, le tout assorti à ses yeux. Le Palais du Pope était enfin en face
de lui, la grande bâtisse s’illuminait entre deux éclairs mais le garçon ne
s’arrêta pas de courir. Des gardes se mirent toutefois sur sa route.



 



Garde :
Seigneur Albali, vous ne pouvez pas entrer ! La déesse Athéna est en
pleine méditation et…



 



Albali (excédé)
: Ôtez-vous de là !!



 



            Sans s’arrêter, Albali repoussa les
gardes à dix mètres derrière par la simple force de son cosmos. Il était
désormais au pas de course au cœur du palais, dans le long couloir menant à la
salle du Pope. Chacun de ses pas résonnait dans un silence de mort. Quelques
instants plus tard apparut la grande porte qu’il s’empressa d’ouvrir.



 



Albali :
Maître… !



 



            Son regard inquiet s’intensifia à
travers ce qu’il voyait. Athéna était assise sur le trône du Pope, les mains
posées sur le visage, pensive et avec les larmes aux yeux. Elle ne faisait pas
beaucoup de bruit mais c’était suffisant pour créer un écho de malheur dans
toute la pièce. Entendant son arrivée, Athéna leva les yeux sur Albali.



 



Albali :
Athéna…



 



Athéna (tout
bas) : Albali…



 



Albali (s’agenouillant) :
Athéna… Que s’est-il passé ? Tout le Sanctuaire a senti un cosmos
effroyable s’en approcher et puis plus rien… Où… Où est le Grand Pope, mon
Maître ?



 



Athéna regarda profondément le jeune homme qui attendait une
réponse définitive à cette question. Elle voyait qu’Albali se doutait de la
situation mais qu’il ne voulait pas y croire.



 



Athéna :
Albali… Tu t’en doutes n’est-ce pas ?



 



Albali (baissant
la tête) : Je… Je ne veux pas y croire !



 



Athéna :
Poséidon… C’est lui qui a…



 



Albali :
Poséidon ?



 



Athéna : …



 



            La jeune fille n’osa plus affronter
le regard du jeune homme et se rappela dans la douleur de la triste scène...



 



***



 



Athéna : Mélik !!
Arrête je t’en prie !



 



Mélik : Restez en
dehors de ça ! C’est moi qui vous en supplie… Athéna…



 



Athéna (déboussolée) :



 



Poséidon : Votre petite
histoire commence à m’agacer et je n’ai pas de temps à perdre !!



 



Mélik (se relevant) :
C’est entre toi et moi Poséidon !



 



Poséidon : Tu ne pourras
rien faire, tu ne pourras pas m’empêcher de régner sur cette Terre !



 



Mélik : Je réussirai
au moins à retarder l’échéance…



 



Poséidon : Dans ce cas,
je vais commencer par définitivement raser ce Sanctuaire !



 



Mélik : Je t’attends
!



 



Poséidon : Qu’il en soit
ainsi, « Grand Pope », tu as choisi ton destin !



 



Mélik (pensif) :
Albali, mon cher disciple… Tu dois surement te poser des questions… Je compte
sur toi pour protéger au mieux ta déesse. Je livre ici mon ultime combat, de
tout mon cosmos, de toute ma vie, de toute mon âme. Puisses-tu vivre en paix
une fois tout ceci terminé… Vis, je t’en supplie !



 



 Poséidon
poussa un rugissement bestial. Son corps se disloqua avant de disparaitre au
fond de la mer dans un sourd tremblement de terre. La mer se recula soudain
avant de commencer à dangereusement s’élever dans les airs. C’était un
véritable raz-de-marée qui se dirigeait vers le Grand Pope dans un vacarme de
tous les diables, pulvérisant tout sur son passage.



 



Mélik : Athéna…
Acceptez ce dernier conseil ! Vos guerriers, PROTEGEZ-LES !



 



Athéna (hurlant) :
Méliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik !



 



Poséidon : C’est ta fin
!



 



Mélik (haut et fort)
: Alrisha, pardonne-moi !!!



 



Poséidon : DEEP TIDAL WAVE !



 



Mélik : AURORA EXECUTION !



 



Athéna (se protégeant
la tête) : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!



 



***



 



Athéna :
Mélik est mort comme un Roi. Il s’est sacrifié pour sauver le Sanctuaire d’une
destruction totale… Je suppose que tu étais au courant de ses regrets aussi…



 



Albali :
Oui… Il m’a tout raconté vous concernant il y a quelques années mais je lui ai
fait la promesse de ne rien révéler.



 



Athéna : Et
tu ne lui en veux point ?



 



Albali : Ce
n’est pas à moi de juger… Je sais que mon Maître a toujours agi pour ce qu’il
pensait être juste !



 



Athéna (souriante)
: Toutefois…



 



Albali :
Oui… ?



 



Athéna : Il
a souhaité quelque chose à ton sujet…



 



Albali :
Hein ?



 



Athéna : Tu
es son disciple, il t’a formé pour que tu te battes à ses côtés mais ne gâche
pas ta vie inutilement, c’est sa dernière volonté en tant que Maître…



 



Albali (triste)
: Maître… C’est grâce à vous si je suis ce que je suis devenu aujourd’hui… Je
ne l’oublierai jamais !



 



***



 



            Albali
se remémorait les meilleurs moments de sa vie avec son Maître. Ils se sont
rencontrés en Arctique. Le jeune garçon vivait seul dans un froid aride. Son
instinct de survie avait pris le dessus et il se débrouillait par ses propres
moyens. Cependant, cela ne suffisait pas. Pour survivre dans le froid, il
fallait être fort. Albali, bien que seulement âgé de dix ans, s’exerçait
régulièrement à dompter la glace.



 



Albali : Je dois
me concentrer…



 



Il fixa le bloc
de glace d’environ deux fois sa taille qui était en face de lui. Ce n’était pas
la première fois qu’il s’entraînait au poing sur cette glace. Cependant,
celle-ci ne s’était encore jamais totalement brisée sous ses coups. Il n’y a
gagné que douleur mais cela l’a rendu plus fort. Albali frappa de toutes ses
forces le bloc de glace. Une fissure supplémentaire apparut, plus large que les
autres mais la glace lui tint tête.



 



Albali : Zut…



 



            Ne
se décourageant pas, il se concentra une nouvelle fois, fixant parfaitement le
point d’impact et renouvela son coup. Cette fois-ci, le bloc se scinda complètement
en une multitude de morceaux.



 



Albali (souriant) :
J’ai réussi !



 



Inconnu : Pas mal
pour un garçon de ton âge…



 



Albali :
Hein ? Qui êtes-vous monsieur ?



 



            Un
homme se tenait devant lui, très grand et de bonne corpulence. Il portait une
cape de fortune qui recouvrait tout, même son visage. Albali n’y distingua
qu’un sourire mais l’inconnu enleva sa capuche.



 



Inconnu : Je
m’appelle Saad el Mélik, je suis venu passer quelques jours sur ma terre
natale, ici, comme toi…



 



Albali : Et moi,
je suis Albali ! Vous avez de la famille ici ?



 



Mélik :
Malheureusement non… J’ai des amis dans un village voisin, je suis venu pour me
ressourcer un peu histoire de me changer les idées de la Grèce...



 



Albali : La Grèce ? Un pays avec un
soleil chaud ?



 



Mélik :
Haha ! Si tu m’accompagnais au lieu de rester ici dans le froid, une
tempête va bientôt se lever ! Je te raconterai tout ce que tu veux
savoir !



 



Albali
(hésitant) : Euh eh bien…



 



***



 



Albali
(pensif) : J’hésitais à le suivre et pourtant, je lisais dans ses yeux qu’il
n’avait aucune mauvaise intention à mon encontre. Sa présence me faisait
plaisir, je le sentais intéressé par moi !



 



***



 



            Arrivés
au village, plusieurs habitants remarquèrent la présence du jeune homme aux
côtés de Mélik. L’un d’eux, en bons termes avec l’homme, en profita pour poser
quelques questions. C’était un homme un peu âgé, barbu et qui semblait être
rôdé à la rigueur du froid.



 



Habitant : Tu
ramènes de la compagnie Mélik ?



 



Mélik (souriant)
: Il sera mieux ici que dans le froid !



 



Habitant : Ha ha,
c’est sur ! Comment t’appelles-tu mon garçon ?



 



Albali : Albali,
Monsieur !



 



Habitant :
Bienvenue au village Albali ! Moi ici, tout le monde m’appelle Pépé, je
suis un peu le doyen tu vois… Bon, je vous laisse, j’ai encore des choses à
faire ! A plus tard !



 



Mélik : A
bientôt !



 



            Mélik
invita le garçon à entrer chez lui, il vivait dans un igloo comme beaucoup de
gens. Albali fut invité à faire comme chez lui et le jeune homme s’installa
donc. Le propriétaire des lieux en profita pour lui donner de quoi manger et
engagea alors la discussion.



 



Mélik :
Parle-moi un peu de toi, comment t’es-tu retrouvé ici, seul dans le
froid ?



 



Albali : Eh bien…
Ma mère m’a abandonné suite au décès de mon père.



 



Mélik :
Abandonné ?!



 



Albali : Oui,
elle a complètement changé suite à cet accident. Mon père était parti à la
chasse et on ne l’a jamais revu… Quelques jours après, un de ses compagnons,
lui-même blessé est venu nous annoncer sa mort, tué par un ours…



 



Mélik : Je vois…
Je suis désolé.



 



Albali : Oh vous
n’y êtes pour rien Monsieur… Ma mère s’est mise à devenir de plus en plus
triste et un jour, elle m’a dit qu’il fallait que je vive par mes propres
moyens, qu’il ne fallait pas que je lui en veuille, qu’un jour je comprendrais
alors elle m’a laissé dehors en me disant « je t’aime » et je ne l’ai
jamais revue… Nous avions de graves problèmes d’argent, elle était malade et
nous vivions assez isolés et plus tard, j’ai appris qu’elle était morte. Je ne
saurais vous dire quand c’était exactement, je ne sais même pas quel jour nous
sommes…



 



Mélik : … Pardon
de t’avoir ravivé ces souvenirs.



 



Albali : Ne vous
inquiétez pas Monsieur, vous savez, je me dis qu’elle est dans un monde
meilleur maintenant. J’avais beaucoup de mal de la voir ainsi…



 



Mélik : Tu as
tout à fait raison !



 



Mélik (pensif) :
Sa mère se savait condamnée, elle a alors choisi de le laisser vivre par ses
moyens plutôt que le laisser affronter la vision de la mort… Il a fallu que je
tombe sur cet enfant, ha ha… quelle ironie, moi qui vient de déchirer un frère et
une sœur... Que me réserve encore le destin ?



 



Mélik : Dis-moi
Albali.



 



Albali :
Oui ?



 



Mélik : Comment
as-tu fait pour survivre dans un froid pareil ? La température descend
très bas, il est surprenant que tu y résistes, surtout à ton âge…



 



Albali : Euh eh
bien… Je ne sais pas, je me suis débrouillé.



 



Mélik : Tu
arrives à pourfendre la glace tous les jours ?



 



Albali : Oh non,
c’était la première fois ! Maman me disait toujours qu’un jour, je serais
aussi fort que papa !



 



Mélik (souriant) :
Qui sait…



 



***



 



Albali :
Depuis ce jour, j’ai vécu aux côtés de Mélik, il est devenu ma nouvelle
famille. Il m’a appris tout ce qu’il savait, de l’existence du cosmos à ses
plus terribles attaques. Je n’oublierai jamais la première fois qu’il m’a parlé
du cosmos, quelques mois après notre rencontre…



 



***



 



Albali : Pourquoi
m’avoir emmené ici Maître ?



 



Mélik : Albali,
je vais te montrer quelque chose ! Maintenant que tu as gagné en agilité
au niveau de ton corps, je pense que tu prêt pour l’étape suivante.



 



Albali : … ?



 



            Devant
eux se tenait une montagne de glace, imposante et visiblement indestructible.
Mélik avait accepté le jeune homme sous son toit et l’avait initié au combat.
Il avait senti en lui quelque chose de fort qu’il allait aujourd’hui lui
dévoiler.



 



Mélik : Te
souviens-tu de notre première rencontre Albali ?



 



Albali : Bien sur
Maître !



 



Mélik : Tu te
rappelles donc avoir explosé ce bloc de glace ?



 



Albali : Oui bien
entendu mais vous ne voulez tout de même pas que…



 



Mélik : Si
Albali, je veux qu’à terme, tu sois capable de briser cette montagne.



 



Albali :
HEIN ??? Mais comment voulez-vous que j’y arrive ? Aucun homme ne
peut faire ça !!



 



Mélik :
Ecoute-moi… Quand je t’ai vu briser ce bloc de glace, j’ai compris que tu n’y
étais pas parvenu avec la simple force de tes petits bras, même chose
concernant ton long séjour seul dans le froid. Tu es jeune et mature pour ton
âge mais il y a beaucoup de choses que tu ignores. Certaines de ces choses
vivent inconsciemment au fond de toi. Ce jour là Albali, tu t’es éveillé à ce
que tu tout homme possède enfoui au fond de soi : le cosmos !



 



Albali : cos…
mos ?!



 



Mélik :
Exactement, c’est ton cosmos qui t’as permis de détruire la glace et de rester
en vie, tu l’as fait inconsciemment mais tu l’as fait.



 



Albali (ébahi) :
Je… Je ne comprends pas…



 



Mélik : Je vais
te faire une démonstration, recule un peu et regarde attentivement.



 



            Albali
fit plusieurs pas en arrière, le regard fixé sur celui qui était devenu son
Maître. Mélik adopta une posture d’attaque, le poing droit serré au niveau de
la taille. Une lueur dorée brillait tout autour de lui. Le jeune homme ne
croyait pas ce qu’il voyait. Mélik se concentra quelques instants encore avant
de frapper la montagne avec une violence inouïe. Le choc fit légèrement
trembler le sol, déstabilisant Albali qui n’en revint toujours pas. Mélik se
tourna à nouveau vers le jeune homme pour observer sa réaction.



 



Albali : Mais que
s’est-il passé ?? Vous avez brillé et frappé la montagne mais elle est
toujours là.



 



Mélik
(souriant) : Tu crois ?



 



Albali : Eh bien,
c’est ce que je vo… !



 



            Il
ne put finir sa phrase, une énorme fissure se creusa dans la montagne de glace
qui s’effrita peu à peu dans un vacarme épouvantable. Au bout de quelques
instants, c’est toute la montagne de glace qui s’écroula, faisant chuter
Albali, persuadé de nager en plein rêve.



 



Albali (impressionné) :
Woooooooaaaaaaaaaaa !!



 



Mélik : Albali,
quand je t’aurai enseigné tout ce que je sais, tu pourras en faire
autant !



 



Albali (hésitant)
: Euh…



 



Mélik : Ce sera
très difficile mais tu as des prédispositions intéressantes. Je ferai de toi un
combattant de premier ordre et je veux que tu ailles jusqu’à me
surpasser !



 



Albali : Vous
surpasser ???!



 



Mélik (souriant) :
Parfaitement, tu en es capable ! C’est d’accord ?



 



Albali (souriant) :
Oui, j’accepte !



 



***



 



Albali (pensif)
: Ce fut le point de départ… Et me voici aujourd’hui !



 



Athéna : Tu
peux être fier de lui, Albali…



 



Albali (souriant)
: Je le suis !



 



« Vous m’avez demandé ?
Déesse Athéna !
 »



 



Athéna : Ankaa !



 



Albali : Ankaa ?
Le gardien du temple de la
Balance
 ?



 



Ankaa :
Celui-là même Albali, gardien du temple du Verseau !



 



            Un jeune homme avança lentement dans
le long corridor. Sa voix légèrement rauque résonnait partout dans la pièce.
D’apparence, il semblait plus âgé que son compagnon déjà présent. Il était très
grand, portait une très longue chevelure beige quelque peu ébouriffée. Ses yeux
de couleur bleu ciel respiraient la sagesse. Son front était marqué par la
présence de deux taches rosées. Comme Albali et Ascella, il portait une
protection dorée qui était similaire à la leur. La ceinture était ornée d’un
motif représentant un double plateau séparé par un trait vertical. Il finit par
s’agenouiller à côté d’Albali.



 



Athéna : Sois
le bienvenu Ankaa !



 



Ankaa :
Que me vaut cet honneur Athéna ?



 



Athéna : Ecoutez-moi…
Nous allons droit vers un conflit dont nous n’avons jamais eu d’équivalent
auparavant.



 



Albali :
Poséidon…



 



Athéna : Oui…
C’est un Dieu, ce n’est pas un être ordinaire !



 



Ankaa :
Qu’attendez-vous de moi Athéna ?



 



Athéna : Ankaa,
tu es un descendant de l’ancien peuple de Jamir, n’est-ce pas ?



 



Ankaa : En
effet, bien que les terres de Jamir furent pratiquement détruites par la Gigantomachie !



 



Athéna :
Mais ce peuple n’était-il pas l’excellence même dans le domaine de
l’alchimie ?



 



Ankaa :
C’est exact et je possède ce savoir… Qu’attendez-vous de moi
exactement déesse Athéna ?



 



Athéna : Eh
bien, c’est au sujet du Grand Pope…



 



Ankaa : Le
Grand Pope ?! Je… je suis navré de ce qu’il s’est passé…



 



Athéna : Tu
n’y es pour rien…



 



Athéna (pensive
et regardant Albali) : J’espère que toi Albali, tu surmonteras cette
épreuve…



 



            Albali fit mine de rester serein
mais au fond de lui, la tristesse l’envahissait. Ankaa posa ses mains sur
l’épaule gauche du jeune homme afin d’essayer de le réconforter. Le doux cosmos
d’Ankaa tempéra un instant la tristesse de son compagnon d’armes, ce qui ne
manqua pas de faire sourire Athéna.



 



Athéna :
Son ultime volonté était de vous protéger, vous deux comme tout le Sanctuaire.



 



Ankaa :
Nous protéger… ?



 



Athéna :
Oui et à raison, je ne veux pas vous voir souffrir autant que lui… Je me dois
de vous aider, alors…



 



Ankaa :
Athéna…



 



Athéna : Je
n’aime pas la violence mais je veux doter tous les Saints de ce Sanctuaire
d’une armure, celle-ci sera fabriquée selon mon souhait et devra être en totale
harmonie avec son propriétaire !



 



Albali :
Des armures ?



 



Athéna :
Exactement, c’est pour cela Ankaa que j’aimerais que tu m’aides à concevoir ces
armures ! Il existe 88 Saints dans ce Sanctuaire, il faudra donc autant
d’armures. Avec elles, vous serez mes chevaliers Sacrés !



 



Ankaa : Ce
sera un honneur Athéna. Toutefois, je ne sais si je possède tout le nécessaire
ici…



 



Athéna : Nous
allons voir ça ! Albali…



 



Albali :
Oui ?



 



Athéna : J’ai
une faveur à te demander…



 



Albali : Je
vous écoute ?



 



Athéna : Je
suis inquiète pour Ascella et les autres… Je te le demande, j’aimerais que tu
ailles à Athènes les rejoindre, ils sont en danger, j’ai un très mauvais
pressentiment ! Un cosmos étrange s’approche de la ville et d’ailleurs
moi-même, je me sens…



 



Albali et Ankaa : Athéna ?



 



Athéna : Ne
vous inquiétez pas ! Albali, vas-y le plus vite possible, je compte sur
toi !



 



Albali : Oui,
j’y cours !



 



            Albali fit volte-face et s’en alla à
toute vitesse en direction d’Athènes. Ankaa l’observa, avant de l’interpeller
une dernière fois près de la grande porte.



 



Ankaa :
Albali !



 



Albali :
Oui ?



 



Ankaa : …
Sois prudent…



 



Albali (souriant) :
Oui !



 



Albali s’éloigna peu à peu. Les portes ouvertes de la salle du Pope
permirent d’entendre la météo déchaînée à l’extérieur du Palais.



 



Athéna : Sois
fort...



 



Ankaa : …



 



Athéna :
Gardes !



 



            Les portes battantes s’ouvrirent à
nouveau, deux gardes entrèrent dans la grande pièce, s’agenouillant à leur
tour.



 



Garde :
Déesse Athéna ?



 



Athéna :
Que tous les Saints se préparent, je place le Sanctuaire en état d’alerte maximum
! Aucun étranger ne doit rentrer ! Albali est parti aider Ascella à
Athènes !



 



Garde : Il
en sera fait selon vos désirs !



 



Le garde
se retire, fermant les portes.



 



Athéna : Parfait !
Ankaa, ne perdons pas de temps, ce dernier est contre nous !



 



Ankaa : Je
suis à votre entière disposition !



 



            Athéna croisa ses mains en priant
pour ses compagnons. Elle sentait qu’Ascella avait des problèmes à Athènes.
Elle ne put s’empêcher de penser aussi à son frère qui était à ses côtés. La
route menant à la ville allait de plus être difficile pour Albali au vu des
conditions extrêmes.



 



Athéna : Alrisha…



 



            Albali arriva un peu plus tard à la
limite du Sanctuaire, près d’une falaise donnant sur l’océan. Il ne s’était
toujours pas arrêté de pleuvoir et tout semblait indiquer que cela n’était pas
prêt de changer. Le jeune homme revoyait une dernière fois son Maître, ses
années passées avec lui, ses parents et leurs encouragements.



 



Albali :
Maître, Père, Mère, je réitère ma promesse ! Je ne vous dis pas adieu,
nous nous reverrons un jour, dans un monde meilleur… D’ici là, je me battrai de
toutes mes forces !



 



***



 



Mélik : Aller
concentre toi, brise moi cette glace !



 



Albali :
Tsuuuuaaaaaaaa !!!



 



Mélik : Frappe
plus fort Albali, tu ne te donnes pas à ton maximum !



 



Albali : J’y
arriverai !!! Tsuuuuaaaaaaaaaaaaaa !!!!



 



***



 



Albali (fermant
les yeux) : Je pars au secours d’Ascella. Puissent vos esprits rester
toujours à mes côtés…



 



            Sur ces mots, le jeune homme
commença sa course folle à travers la météo déchaînée au secours de son
compagnon d’armes Ascella, tout en esquissant une larme qui s’évanouit dans les
airs. Dans le ciel, à travers un léger rayon de soleil au milieu des nuages
noirs, les proches du jeune homme observaient certainement la scène avec le
plus grand des sourires et la plus grande fierté.



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