Bienvenue sur Saint Seiya Animecdz
  




Cette fiche vous est proposée par : Sage_Panda


Poséidon – Origins

Le ciel était devenu menaçant sur le Sanctuaire. Des gouttes commençaient à tomber. L’horizon dessiné par la mer dévoilait des nuages aussi noirs que la couleur de la nuit. Le Grand Pope se trouvait debout, au centre d’une tour de roches qui semblait monter jusqu’au ciel. Il méditait. C’était son lieu le plus secret, un lieu que seuls les Grands Popes avaient le droit de fouler : Star Hill. La journée avait été éprouvante, tant de questions se posaient… Le Pope avait ressenti la haine du jeune garçon jusque dans son propre cœur. A quel destin était-il promis ? Comment allait-il réagir ? Le tonnerre se mit à gronder. L’inquiétude continua de grandir au sein du Pope tandis que débuta un orage qui semblait tout sauf naturel.

A l’intérieur du palais du Pope, Pallas tournait en rond. A la fois heureuse et triste pour les difficiles retrouvailles avec son jeune frère, elle ne se sentait pas tranquille. Elle aussi avait ressenti la haine du garçon, pas seulement envers le Sanctuaire mais aussi contre elle-même. La grande salle du trône était vide et sombre. Seule la lumière de quelques éclairs déficelait les ténèbres. A l’extérieur, le temps était agité et gagnait en violence de minute en minute. La foudre s’abattit soudainement non loin du palais, provoquant un léger tremblement de terre et un bruit assourdissant. Pallas s’accrocha au trône, criant pour mieux supporter le vacarme. Deux gardes entrèrent dans la foulée dans la grande salle.

Garde : Déesse Athéna… Vous allez bien ?

Pallas (à moitié étendue contre le trône) : Je… Oui, ça ira, merci.

Garde : Cet orage est fort, cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé !

Pallas : Effectivement…

Autre garde : Le Grand Pope n’est pas à vos côtés ?

Pallas (se relevant) : Il a du se retirer.

Garde : Ah… Bien, nous allons regagner nos postes, si quelque chose ne va pas, prévenez-nous !

Pallas : Ne vous en faites pas !

 Les gardes firent demi-tour en claquant l’énorme double porte battante. Le sol tremblait de temps à autres au gré de l’orage. Pallas s’assit sur le trône, ferma les yeux et se replongea dans ses pensées.

 Agenouillé sur le sol rocailleux du Star Hill, le Grand Pope poursuivait sa méditation. La pluie battante ruisselait le long de sa longue toge plissée. Le casque empêchait de voir son visage caché par la faible luminosité. Au loin, le ciel était toujours d’un noir encre des plus menaçants. L’orage continuait de gronder, la foudre ne le dérangeait pas le moins du monde.

Pope : Ascella… Je compte sur toi !


« Il ne pourra rien… »


Pope (surpris) : Pardon ?

 Le Grand Pope ouvrit les yeux et contempla les alentours. Au dessus de sa tête, les nuages se mirent à tournoyer, comme pour créer une trombe. Deux lueurs turquoise se distinguèrent au travers de la pluie qui virevoltait dans tous les sens. Un visage se dessina dans le flot de nuages manipulés, d’apparence âgé, barbu, aux yeux vides et brillants. Un diadème le recouvrait, représenté en forme de trident d’un or luisant et délavé, presque transparent. La voix qu’il portait dégageait une prestance mystique qui glaçait le sang du Pope.

Pope : Il fallait s’y attendre… Poséidon !

Poséidon : De quel droit interférez-vous dans mes affaires ?

Pope : Ton royaume est le monde sous-marin, restes-y !

Poséidon : Proférer de telles paroles à un dieu, sais-tu ce que cela risque de te coûter ?

Pope : Tu n’as rien à faire ici. Tu es sur le Sanctuaire d’Athéna !

Poséidon : Vous avez des comptes à me rendre !

Pope : Comme tuer le peuple entier avec la sécheresse ?!

 Le visage géant de Poséidon se crispa. Un torse puis des bras musclés prirent naissance dans les nuages. Poséidon apparut avec un gigantisme effrayant devant le Pope. Son corps immatériel faisait le centuple du serviteur d’Athéna.

Poséidon : Sache que tu ne pourras pas t’opposer à ma volonté !

Pope : Tu n’as pas tous tes pouvoirs, ton corps est immatériel, seule ton âme subsiste dans ce ciel ! Tu n’es pas réincarné !

Poséidon : Cela est superficiel. Je suis un dieu, mon cosmos est infini et le tien est faible et pathétique !

Pope : Tu tiens vraiment à déclarer une guerre… parce que nous avons accepté d’aider un peuple ?

Poséidon : L’humanité sera purifiée et je leur donnerai l’autorité adéquate ! Ton insolence est l’attitude même qu’il me faut corriger. Vous êtes le fruit de notre création et aussi facilement que je t’ai créé, je te détruirai si tu persistes dans ta folie !

Pope : Vous êtes peut-être ceux qui nous avez créés mais nous ne nous laisserons pas submerger par des dieux égoïstes !

Poséidon : Alors meurs, pauvre mortel !

 Dans un rugissement bestial exceptionnel, Poséidon prit le contrôle de la pluie environnante de ses bras, la canalisant au creux de ses mains avant de tout rejeter sur le Pope avec une violence inouïe.

Pope : FREEZIN COFFIN !

 Tendant sa main en avant, un mur de glace entoura le Pope tandis que l’eau possédée se fracassait contre la protection gelée. Mais la puissance déployée était telle que des fissures apparurent aussitôt jusqu’à faire littéralement exploser le mur de glace au nez du Pope, expulsant ce dernier plusieurs mètres en arrière. Il fit une mauvaise chute sur le dos, lui posant problème pour respirer.

Poséidon : Ta résistance est vaine !

Pope (agenouillé et reprenant son souffle) : …

Poséidon : Nul ne peut s’opposer à la volonté d’un dieu !

 Poséidon leva la tête dans le ciel. Les éclairs parcouraient l’ensemble de son corps immatériel dans un puissant vacarme dégageant un sentiment de puissance effroyable. La mer démontée se fracassait contre les falaises, le bruit était tel que même du Star Hill, tout s’entendait. Le Pope se releva, titubant légèrement mais se préparant à subir un nouvel assaut. Il tenta de prendre les devants et attaqua cette fois-ci Poséidon de plein front. Il serra ses deux mains et les leva vers le ciel. Son cosmos doré brillait de mille feux à travers la météo déchaînée.

Poséidon : Tu perds ton temps !

Pope : AURORA…

Poséidon : hahaha…

 Au dessus du Pope apparut le fantôme d’une jeune femme tenant une jarre. Poséidon n’y prêta aucune attention, il ne fit pas le moindre geste, se contentant de ricaner.

Pope : EXECUTION !

Poséidon : Que d’énergie gaspillée…

 Le Pope pointa ses deux mains en avant, libérant une charge d’énergie colossale et terriblement froide, gelant toute la pluie alentours. La déflagration frappa de plein fouet le dieu des mers mais celui-ci prit le contrôle du flux d’air glacial qui parcourait alors son corps titanesque.

Pope (abasourdi) : C’est… Ce n’est pas vrai !

Poséidon : Ta faiblesse est à la hauteur de ta prétention !

 Poséidon, après avoir canalisé le flux de l’Aurora Execution, renvoya l’attaque à son expéditeur. Le Pope se protégea à nouveau derrière un mur de glace mais le dieu ne se laissa pas avoir et démultiplia la puissance de l’air froid jusqu’à pulvériser une nouvelle fois le mur. Le choc frappa le Pope en plein visage, faisant sauter son casque en or qui se fracassa en plusieurs morceaux sur le sol. Son corps bascula, déchirant la grande toge bleu marine à plusieurs endroits, révélant de multiples blessures.

Poséidon : Tu ne peux rien contre moi, tu es trop vieux pour le combat !

Le casque disparu laissa désormais le visage du Grand Pope à découvert. Il était quelque peu âgé et en l’occurrence épuisé. Son visage était ensanglanté. Il avait les yeux bleus mais malheureusement, l’un d’eux était la cause de son visage souillé. Le Pope cacha son œil détruit, frappé par la douleur et le sang qui commençait à atteindre sa petite chevelure grisée. Sa barbichette était déjà colorée. Le poison de la souffrance était virulent et titillait son système nerveux avec acharnement.


« MÉLIK ! »


Une jeune fille accourut, s’empressant d’aider le Pope blessé. Elle se pencha sur ce dernier, étendu sur le sol. Elle semblait bouleversée par l’état de celui qui s’était toujours occupé d’elle depuis son arrivée au Sanctuaire.

Pope : Athéna, que faites-vous ici ?

Athéna : Désolée d’avoir violé la règle du Star Hill Mélik… Je ne pouvais te laisser subir seul tout ceci, c’est à moi de le combattre !

Mélik (d’une faible voix) : L… Laissez-moi faire !

Athéna : Ne dis pas de bêtises ! Poséidon, même non incarné reste extrêmement puissant, tu n’es pas de taille contre lui…

Mélik : Mettez-vous en sécurité ! C’est dangereux ici…

Poséidon : Athéna ! Te voila enfin !

Athéna (levant la tête) : Poséidon…

 Le corps titanesque de Poséidon s’approcha, son visage menaçant ne cachait pas une certaine satisfaction.

Poséidon : Athéna… Sais-tu ce que tout ceci va te coûter ?!

Athéna : Quitte ce lieu immédiatement ! Tu n’y es PAS le bienvenu !

Poséidon : Hahaha… Athéna, regarde autour de toi, admire ce que j’ai fait de ton pantin sans lever le petit doigt et imagine un seul instant ce que je pourrais faire de ton charmant petit corps trempé !

Athéna (avec dégoût) : Poséidon, tu es…

Poséidon (hurlant) : JE SUIS UN DIEU !!!!!

 Sous l’effet de son cri, la terre se mit à trembler et l’orage démentiel gagna encore en intensité. Athéna elle-même se sentait paralysée devant celui qu’elle devait pourtant considérer comme son ennemi en l’état actuel des choses.

Poséidon : Je ne supporte pas que l’on m’oppose de la résistance Athéna ! Je peux tous vous détruire sur le champ !

Mélik : Alors fais-le… Si tu le peux !

Poséidon : Tu n’as décidément pas compris la leçon…

Athéna : Mélik !

Mélik : Athéna, acceptez-le comme un ultime présent de ma part…


 Cécrops hurlait de tout ce qu’il pouvait, son fils était toujours étendu au sol. Le Roi resta couché, le nez ensanglanté. Le Marinas le séparait d’Erysichton. Aglaure, qui était restée au dehors, accourut vers son père. Celui-ci ne la regarda même pas, se concentrant sur son fils que Ascella venait de sauver. Derrière le Saint d’or, Alrisha s’agenouilla auprès de son ami inconscient, l’air impuissant et contempla le Marinas non sans intérêt mais détourna vite son regard vers le palais à la recherche de Pandrose. Celle-ci se trouvait aux portes, accompagnée de sa sœur Hersé mais il était impossible de la rejoindre pour le moment.

Ascella : Alrisha !

Alrisha : Oui ?

Ascella : Prends Erysichton et emmène le dans un endroit sûr. Fais attention, il se peut que notre invité ne soit pas venu seul…

Janubi (souriant) : pff…

Alrisha : Très bien, sois prudent et si tu as besoin d’aide…

Ascella (l’interrompant) : Ne t’inquiètes pas ! File !

 Alrisha prit son ami sur ses épaules et lança un virulent regard noir au Marinas. Ce dernier lui répondit par un regard similaire et se lécha lentement les lèvres, tel un fauve prêt à dévorer sa proie. Le jeune homme s’éloigna et Janubi porta son attention sur le Saint d’or.

Janubi : Bien, maintenant que tu as mis ton petit copain en sécurité, dis-moi une chose… euh ?

Ascella : Ascella, Saint d’or du Sagittaire !

Janubi (jouant la comédie et le pointant du doigt) : C’est ça ! Dis-moi Sagittaire…

Ascella : Oui ?

Janubi : … Tu veux absolument t’opposer à la volonté de Poséidon ?

Ascella (souriant) : En l’occurrence, je m’oppose à toi !

Janubi (fermant les yeux) : Je vois…

 Le Marinas rouvrit subitement les yeux, ceux-ci avaient changé en un bleu vif éclatant. Ascella voulu se mettre en garde mais il était paralysé, impossible de faire le moindre mouvement.

Ascella : Mais qu’est-ce que…

Janubi (en ricanant) : Est-ce que tu as PEUR, Sagittaire ??!

 Le corps de Janubi, enveloppé d’une splendide aura turquoise, parcourut la faible distance qui sépara son adversaire en un clin d’œil avant de violemment le frapper au visage.

Janubi : FRIGHT OF DEPTHS !

Ascella fit une violente chute en arrière avant de s’écrouler, accusant un coup d’une puissance inouïe. Le Saint d’or était pris de vitesse. Janubi poursuivit son attaque, tentant cette fois-ci une approche du ciel. Ascella fit un gros effort pour se relever, tandis que le Marinas, plus rapide, le frappa une nouvelle fois mais à l’épaule droite, percutant de plein fouet la protection du Saint d’or. Ce dernier tenta une riposte mais il fut encore battu et reçut un puissant coup de genou dans le thorax côté cœur, le propulsant plusieurs mètres en arrière sur le sol. Ascella tentait vainement de se relever. Même sa protection dorée s’était brisée, se révélant alors totalement insuffisante. Janubi se trouvait alors devant lui, debout, le visage inexpressif. Le Saint voulu se relever mais le Marinas le stoppa, l’attrapa par la nuque et tenta de le soulever.

Ascella : Ne compte pas sur moi pour me laisser tabasser sans réagir…

Janubi (crispé) : Gniiii…

 La prise de Janubi échoua, le Sagittaire l’attrapa à son tour et propulsa Janubi contre les remparts du palais dans un violent fracas.

Ascella : Sache que tel le Sagittaire, j’ai hérité de la force physique du centaure.

Janubi : Arrête de me raconter des bêtises… C’est d’une insulte…

Ascella : Hein ?

Le Marinas se trouvait derrière le Saint d’or, un sourire de vampire aux lèvres.

Ascella : Co… Comment as-tu fait ?

Janubi (ricanant) : Tu es toujours sous l’emprise de mon attaque… Le coup que je t’ai porté n’est pas simplement une attaque physique, c’est aussi une attaque mentale. Elle te fait voir ce que tu souhaites voir avant d’instaurer en toi… la PEUR de l’affreuse réalité qui s’abat sur toi, la peur des profondeurs !!

Ascella (les yeux écarquillés) : …

Janubi (ricanant) : Oui, exactement comme tu l’es maintenant ! Hahahahahaha !!!

Ascella : Enfoiré !

Janubi : Bien, nous avons assez rigolé !

 Le sourire du Marinas s’estompa, Janubi leva la main en direction de son adversaire qui ne bougea pas d’un poil. Le regard terrifié d’Ascella se brisa net tel un miroir, le plongeant dans une obscurité totale.

 Au Sanctuaire, la situation était gravissime. La météo ne changeait pas d’un pouce. L’inviolable et gigantesque corps immatériel formé d’eau et de nuages de Poséidon siégeait toujours au dessus de la mer démontée. Le Grand Pope Mélik s’était désormais placé entre Athéna et Poséidon. En dépit de sa toge déchirée et de son visage écorché, Mélik regardait avec courage les yeux brillants de Poséidon.

Athéna : Mélik…

Mélik : Athéna, comprenez-moi… Je suis vieux, je n’ai plus ma force d’antan… Mais je me suis juré de vous protéger, au péril de ma propre vie !

Athéna (les larmes aux yeux) : Ne fais pas ça… Je t’en prie…

Mélik : Athéna, vous êtes devenue une bien jolie jeune fille… Je prie pour que vos véritables retrouvailles avec votre frère puissent être aussi belles…

Poséidon : Vieux fou ! Aurais-tu l’intention de te sacrifier inutilement ? Tu ne peux pas me tuer !

Mélik : J’accomplis mon devoir en me lavant de mes pêchés… J’ai recueilli Pallas il y a de ça huit ans et je craignais que ce jour arrive… L’ironie du destin !

Poséidon : Tu l’as arraché à la seule famille de sang qu’elle avait !

Mélik : Je regrette cet acte… Mais elle est la réincarnation d’Athéna ! Près de son frère, elle était vulnérable, alors je m’en suis occupé moi-même depuis le jour où je l'ai faite enlever. Même si lors de mon jugement chez Hadès, j’irai en Enfer, je sais que mon acte ne sera pas inutile ! Athéna, j’espère que vous saurez me pardonner…

Athéna : Mélik…

Mélik : C’est moi qui ai ordonné votre enlèvement, je me suis senti profondément blessé lorsque votre frère s’est présenté à nous mais je savais que cela arriverait, je m’y étais préparé !

Poséidon : Athéna, tu devrais mieux choisir ton entourage ! Hahaha !

 Pallas était toute bouleversée. Elle en pleurait mais ses larmes étaient cachées par la pluie qui tambourinait son visage. Elle s’approcha du vieil homme.

Athéna : Tu as fais ce que tu as toujours cru être bon, tu t’es occupé de moi comme un père, tu m’as toujours bien traitée et protégée… Tu n’as pas besoin de te sacrifier. Je t’en prie…

Mélik : Je le fais pour votre frère… Il souffre terriblement de ce qu’il s’est passé ce jour-là. J’ai sauvé une déesse mais j’ai tué votre frère avec son amour fraternel, je dois me repentir, pour mon bien-être… Cela fait si longtemps que je vis avec ce remord !

Poséidon : Dans ce cas, vieil homme, je vais exaucer ton souhait !

 Le cosmos de Poséidon prit une nouvelle fois possession de la pluie à laquelle s’ajoutaient la foudre et les éclairs. Mélik observa la scène d’un air déterminé. Le dieu des mers lui envoya toute la charge mais Mélik riposta en utilisant un puissant mur de glace pour se protéger. Mais en dépit de toute sa volonté, le mur se brisa encore une fois, renvoyant le Pope au sol, meurtri.

Athéna : Mélik !! Arrête je t’en prie !

Mélik : Restez en dehors de ça ! C’est moi qui vous en supplie… Athéna…

Athéna (déboussolée) : …

Poséidon : Votre petite histoire commence à m’agacer et je n’ai pas de temps à perdre !!

Mélik (se relevant) : C’est entre toi et moi Poséidon !

Poséidon : Tu ne pourras rien faire, tu ne pourras pas m’empêcher de régner sur cette Terre !

Mélik : Je réussirai au moins à retarder l’échéance…

Poséidon : Dans ce cas, je vais commencer par définitivement raser ce Sanctuaire !

Mélik : Je t’attends !

Poséidon : Qu’il en soit ainsi, « Grand Pope », tu as choisi ton destin !

Mélik (pensif) : Albali, mon cher disciple… Tu dois surement te poser des questions… Je compte sur toi pour protéger au mieux ta déesse. Je livre ici mon ultime combat, de tout mon cosmos, de toute ma vie, de toute mon âme. Puisses-tu vivre en paix une fois tout ceci terminé… Vis, je t’en supplie !

 Poséidon poussa un rugissement bestial. Son corps se disloqua avant de disparaitre au fond de la mer dans un sourd tremblement de terre. La mer se recula soudain avant de commencer à dangereusement s’élever dans les airs. C’était un véritable raz-de-marée qui se dirigeait vers le Grand Pope dans un vacarme de tous les diables, pulvérisant tout sur son passage.

Mélik : Athéna… Acceptez ce dernier conseil ! Vos guerriers, PROTEGEZ-LES !

Athéna (hurlant) : Méliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiik !

 Mélik pointa une nouvelle fois ses bras en l’air, conscient de la portée de son geste ! Autour de lui se manifestait tout son cosmos, d’un jaune d’or qui illuminait les alentours comme un soleil. Dans cette lueur brillait toute sa force et son âme…

Poséidon : C’est ta fin !

Mélik (haut et fort) : Alrisha, pardonne-moi !!!

Poséidon : DEEP TIDAL WAVE !

Mélik : AURORA EXECUTION !

 Le raz-de-marée se fracassa de plein fouet contre l’Aurora Execution de Mélik. Le froid intense qu’il généra cristallisa instantanément chaque particule d’eau de la gigantesque vague qui disparut dans un interminable capharnaüm.

Athéna (se protégeant la tête) : Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!

 Pallas releva la tête mais elle était seule… Le corps de Poséidon avait disparu et Mélik, son fidèle Grand Pope n’était malheureusement plus avec elle. Elle voulut pleurer mais elle n’en eut pas le temps. L’eau se mit soudainement à tournoyer, la voix puissante et divine de Poséidon se fit entendre.

Poséidon : Athéna, la guerre tu veux, la guerre tu auras…

Athéna (pleurant de rage) : Le Grand Pope a donné sa vie pour sauver le sanctuaire et laver son âme ! Je ferai tout pour que ça ne reste pas impuni et vain, Poséidon !

Poséidon : Médite sur la mort inutile de ton Pope si ça te fais plaisir mais ne t’attends à aucune pitié de ma part… Le déluge a commencé et ta chère Terre sera noyée de force dans mes terres ou plutôt mes eaux… HAHAHAHA !!

Athéna (ignorant Poséidon) : Mélik, je suivrai ton conseil…

 La voix de Poséidon se tut mais la météo continua de vociférer. Athéna savait très bien que le combat ne faisait que commencer et elle devait songer à protéger ses guerriers du terrible affrontement à venir. Il fallait profiter de la situation tant que Poséidon n’était pas réincarné et qu’il était donc encore « faible ».
Triste et se sentant abattue, elle songea à son frère tout en ouvrant lentement la paume de sa main tandis que s’y déposèrent les dernières particules du cosmos d’un Grand Pope disparu…

Commencer







Recopier le nombre avant d'envoyer votre formulaire.




© 2002-2018 Animecdz. Tous droits réservés. Saint Seiya © Toei Animation, Bandai et Masami Kurumada