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Cette fiche vous est proposée par : Guilux


Guerres Helléniques

Prison Macédonienne, Hors de l’espace, Hors du temps.


Ikki ne se souvenait plus depuis combien de temps il était enfermé avec son adversaire, la lutte était acharnée et aucun des deux combattants n’avait pris le dessus sur l’autre. Mis à part la fatigue, leurs corps et leurs armures n’indiquaient aucune trace d’un combat.


Antigonos : Tu es bien plus puissant que je ne l’aurais imaginé, je comprends mieux pourquoi mes compagnons d’armes ont été vaincus par des chevaliers Divins.
Ikki : Sous estimer ses adversaires est la pire des erreurs que peut faire un chevalier, je suis néanmoins tout autant étonné par ton niveau.
Antigonos : Alors tu n’es pas au bout de tes surprises, guerrier d’Athéna.
Ikki : Je t’attends, général d’Alexandre.


Antigonos concentra son cosmos et un fouet de flammes apparut dans sa main. Il le fit claquer au dessus de sa tête plusieurs fois en regardant son adversaire.


Antigonos : Sais-tu ce que représente ce fouet ?
Ikki : Si je ne me trompe pas, il s’agit du fouet de feu d’Apollon.
Antigonos : Tu es bien renseigné, effectivement, Apollon fit cadeau au vrai Antigonos du pouvoir d’invoquer son arme divine afin d’éliminer ses adversaires.
Ikki : Les dieux ont toujours envié la Terre pour en faire un champ de ruines, comment oses-tu te mettre à leur service ?
Antigonos : Je ne suis au service de personne, seul Alexandre peut me dire ce qu’il semble bon ou non. Les dieux se sont depuis longtemps désintéressés de la Terre.
Ikki : Je vois que tu ne connais pas exactement les origines d’Alexandre, crois-tu vraiment que les dieux laisseraient aux hommes un tel pouvoir ?
Antigonos : Tais-toi.


Le fouet vint claquer aux oreilles d’Ikki, et sans qu’il s’en rende compte, il s’était démultiplié et avait enserré tous ses membres. Antigonos concentra alors son cosmos, les fissures de son armure passèrent du rouge au jaune, comme dicté par les battements de son cœur.


Les Flammes de l’Enfer !!!


Un tourbillon de feu partit des mains d’Antigonos et vint frapper Ikki qui ne pouvait pas se dégager. Il fut projeté plus loin contre un mur de la prison. Alors qu’il pensait être libre, il vit que ses membres étaient toujours immobilisés par le fouet.


Antigonos : Cette arme a des propriétés intéressantes, ne trouves-tu pas, chevalier ?
Ikki : Effectivement, mais ne crois pas que cette arme pourra me retenir éternellement. Je trouverai bien un moyen de m’en défaire.
Antigonos : La volonté d’un homme n’est pas toujours suffisante pour réaliser des miracles.
Ikki : Mais elle l’est toujours pour rendre la justice.
Antigonos : La justice ? De quelle justice parles-tu ? De celle que le Sanctuaire d’Athéna impose depuis des siècles, manipulant les hommes comme de simples jouets à l’aide de ses chevaliers.
Ikki : Athéna n’interfère pas dans le monde des hommes.
Antigonos : Alors à quoi lui servent tous ces chevaliers disséminés par delà le monde ?
Ikki : Il sont là pour éviter que le monde tombe entre les mains d’un dieu qui n’aurait pas autant de respect pour les hommes.
Antigonos : En d’autres termes, elle contrôle les hommes pour que d’autres ne prennent sa place, ainsi en quoi est-elle différente des autres dieux ?
Ikki : Je …
Antigonos : Je vois que ma question fait naître le doute en toi, dommage que pour sortir de cette prison nous n’ayons d’autre choix que de nous entretuer. Tu aurais été un allié de poids.
Ikki : Jamais je ne me rangerais aux cotés d’un tueur d’enfants.
Antigonos : Crois-tu que cela me fait plaisir à moi ou à Alexandre de devoir tuer autant de gens ? Nous voulons un monde uni, sans corruption, sans inégalités, malheureusement les hommes ne comprennent que la force.
Ikki : Je vois, massacrer des enfants pour la bonne cause, je suis sûr que vous mériteriez le prix Nobel de la paix.


Le ton sarcastique de Ikki enragea Antigonos qui fit se resserrer les liens emprisonnant son adversaire lui arrachant des cris de douleur.


Antigonos : Tu te permets de me juger, mais tu ne peux pas comprendre ce que je ressens. Toi tu es né au Japon, dans un pays en paix. La Bulgarie est tout autre, la corruption est le seul langage compris par tous. J’étais un bon militaire, je faisais honneur à mon pays. Un jour lors d’une bagarre dans la rue, ma femme et mon fils ont pris une balle perdue. Les hommes ont été arrêtés rapidement, mais il s’agissait de fils de la pègre locale, et c’est à coups de pot de vin qu’ils ont été libérés, sans aucune sanction. Dégoûté, j’ai quitté l’armée et suis devenu mercenaire, j’ai tué le fils de pute qui avait abattu ma femme et mon fils de mes propres mains, le faisant agoniser très lentement. Après ça, j’ai décidé de m’expatrier en Macédoine où la guerre civile menaçait. J’ai rencontré cette fille, qui faisait le trottoir, et j’ai décidé de la protéger, pour payer ma dette envers dieu. Mais lorsque j’ai rencontré Alexandre, j’ai compris que notre avenir n’était pas là, c’est pour cela que même si ses méthodes me révulsent je soutiens mon empereur.
Ikki : Tu es un homme d’honneur, mais tu oublies que les femmes et les enfants qui meurent par la main d’Alexandre sont comme ta famille, innocents.


Antigonos, d’un mouvement de son fouet, projeta Ikki contre le mur opposé de la prison. Puis fondit sur lui en enchaînant une série de coups de poings violents. Il recula ensuite, son visage exprimait la colère, mais aussi la peine et Ikki s’en était rendu compte.


Ikki : Je suis désolé chevalier, tu ne mérites pas de mourir, mais puisque pour sortir de cette prison je dois te tuer, je n’ai pas d’autre choix. Mais avant, je vais te donner l’occasion de te repentir.
Antigonos : Dans ta position tu profères des menaces ? Je vais en finir une bonne fois pour toutes avec toi.


Le cosmos d’Antigonos commença à augmenter, il allait lancer à nouveau sa terrible attaque. Ikki quant à lui concentra son cosmos dans une main. Il savait déjà ce qui allait se passer, il l’avait su la première fois qu’il avait vu Antigonos.


Les Flammes de …


L’Illusion du Phénix !!!


Durant les vingt années qui étaient passées, Ikki avait amélioré sa technique. Alors qu’Antigonos ne comprenait pas ce qu’il se passait, le décor autour d’eux changea, ils se retrouvèrent dans un hôpital de Sofia.


Antigonos : Que se passe-t-il ? Où sommes nous ?
Ikki : Nous sommes dans ta mémoire.
Antigonos : Ma mémoire ?
Ikki : C’est ici que toi, Yourkov Sirko, tu es né.


Une porte au-dessus de laquelle était écrit salle d’accouchement en russe s’ouvrit, et un homme tenant un bébé dans ses bras apparut en s’écriant, pour que tous l’entende : « c’est un garçon, il s’appellera Yourkov, comme son grand père ».


Ikki : Malheureusement, c’est la dernière fois que tu as vu ton père.
Antigonos : Comment sais-tu cela ?
Ikki : Mon attaque m’a ouvert ton esprit, tu ne peux rien me cacher. Ton père était militaire, et a été appelé pour une mission spéciale durant la guerre froide et n’est jamais revenu. Mais porté par l’élan patriotique de l’époque, tu as choisi d’embrasser la même carrière.


Ils se retrouvèrent au milieu d’un camp d’entraînement de l’armée bulgare. Un soldat devançait tous les autres dans le parcours que leur avaient préparé leurs instructeurs.


Instructeur : Allez fainéants, prenez exemple sur le soldat Sirko, l’armée c’est pas fait pour les femmelettes.
Ikki : Tu étais un homme heureux, tu as alors rencontré ta femme, tu t’es marié, tu as eu un fils à qui tu as donné le nom de ton père, puis…


Ils étaient désormais au milieu d’une rue ensoleillée, de nombreuses mamans avec leurs enfants étaient au café de la gare qui faisait face à cette dernière. Tout allait pour le mieux, la rue était calme et l’on entendait les oiseaux dans les arbres longeant l’avenue chanter. Puis des hommes sortent de la gare en se disputant, ils avancent vers le milieu de la rue, et l’un sort un UZI, mitraillant l’autre à bout portant. Soudain la rue s’embrase, deux autres hommes sortent des MP5 et tirent sur l’homme armé qui se réfugie dans la foule. Là, une femme et son enfant sont fauchés par une rafale d’automatique et tombent à terre. Yourkov apparaît alors au coin de la rue, mais il est trop tard, ils sont déjà morts.


Antigonos : Comment peux-tu m’obliger à revivre ce calvaire, tu n’as donc pas de cœur ?


Antigonos était agenouillé en pleurs, Ikki s’approcha de lui.


Ikki : À partir de ce jour, toi non plus tu n’as plus eu de cœur.


Le décor changea à nouveau, il faisait nuit, aucun bruit aux alentours, un homme avançait à pas de loup vers la chambre à coucher muni d’un couteau. Il n’avait pas voulu se faire remarquer, mais avait brisé un vase en fracturant la porte d’entrée. Il espérait ne pas avoir réveillé l’homme qu’il était venu tuer. Alors qu’il commençait à entrouvrir la porte, une balle traversa le montant et lui frôla l’oreille.


Ikki : Reconnais-tu cet endroit ?
Antigonos : Oui, c’est le jour où j’ai tué ce fils de pute qui avait tué ma femme et mon gosse.
Ikki : Observe bien la scène, car je pense que ce jour là, tu as été pire encore que celui que tu tuais.


Yourkov dégoupilla alors une grenade aveuglante qui lui restait de l’armée et la fit rouler dans la chambre. Lorsqu’elle explosa, il entra et le vit avec son pistolet, dans son lit, sa femme à coté de lui. Yourkov se jeta sur lui et le désarma avant qu’il ne puisse ouvrir ses yeux. Sa femme apeurée, n’osait pas bouger, le couteau se plaça sous la gorge du pauvre homme.


Yourkov : Sais-tu qui je suis ?
Homme : Non.
Yourkov : Je suis celui qui veut ta mort, mais avant, tu vas voir mourir ta femme, comme j’ai vu mourir la mienne sous tes balles.


La femme tenta de s’enfuir et se dirigea vers l’armoire, d’un geste Yourkov brisa d’un mouvement du genou la jambe de son adversaire, qui était deux fois moins musclé que lui, pour qu’il ne puisse pas s’enfuir et se jeta sur la femme, la plaquant contre l’armoire. Puis il lui planta le couteau dans le bas ventre et remonta vers le cœur.


Ikki : Quelle horrible façon de tuer, et tu oses me dire ensuite que tu te refuses à tuer et faire souffrir des innocents.
Antigonos : Elle faisait partie de la Mafia, si je ne l’avais pas tuée, un autre l’aurait fait.
Ikki : Peut-être.


Il laissa tomber la femme qui agonisait au milieu de la pièce et retourna vers l’homme. Il l’obligea à regarder sa femme se vider de son sang, puis petit à petit le lacéra jusqu'à ce que mort s’en suive.


Ikki : Sans doute qu’il le méritait lui aussi, mais regarde l’armoire.


Antigonos qui s’était ressaisi aperçut alors la porte de l’armoire entrebâillée, et vit cette petite fille qui ne devait pas avoir plus de six ans.


Antigonos : Elle n’était pas là, tu manipules ma mémoire !
Ikki : Tu sais bien que non, ce jour là, tu as massacré atrocement un couple devant leur fille de six ans.


Antigonos perdit pied à nouveau.


Antigonos : Je … Je ne pouvais pas le savoir.
Ikki : Elle était dans ta mémoire, ce qui veut dire que inconsciemment tu l’as toujours su, c’est pour cela que tu as recueilli Yakosklva. C’est pour ça que tu m’as dit que tu voulais expier tes fautes passées.


Antigonos était décomposé, il était à genoux se tenant la tête entre les mains, son visage était tiré à l’extrême.


Antigonos : Arrête ça !


Les Flammes de l’Enfer !!!


L’attaque dirigée vers Ikki ne fit que l’effleurer, le décor tomba alors et redevint celui de la prison.


Ikki : Es-tu enfin conscient de ta vraie nature chevalier ?


Antigonos éclata alors dans un rire démoniaque, son regard auparavant posé était désormais celui d’un fou. Le fouet disparu, le cosmos d’Antigonos se concentra au cœur de son armure. Le sang qui coulait le long des murs fut tout à coup attiré par le chevalier, lui permettant d’augmenter son cosmos.


Les Flammes de l’Enfer !!!


L’attaque était deux fois plus puissante que la précédente, Ikki ne put l’éviter et croisa les bras pour se protéger. Son armure commença à se désintégrer sous la chaleur intense des flammes d’Antigonos. Lorsque les flammes s’arrêtèrent, Ikki n’avait quasiment plus d’armure, et il vit Antigonos se tenir la tête entre les mains, une expression de douleur indescriptible sur le visage.


Voix : Tu dois le tuer, il te fait croire ce qu’il veut, il manipule ton esprit.
Antigonos : Non, il a raison, je ne suis qu’un monstre, je ne vaux pas mieux que celui qui a tué Iona.
Voix : Il le méritait, c’était un tueur d’enfants, toi tu n’as jamais tué d’enfant.
Antigonos : Oui, tu as raison, ils le méritaient tous les deux.


Il releva la tête et regarda Ikki avec un visage à nouveau serein.


Antigonos : Je ne tomberai pas dans le piège de tes illusions, chevalier du Phénix.
Ikki : Il n’y a aucun piège, je t’ai juste laissé voir ce que ton inconscient refoulait.


Antigonos se lança vers Ikki qui n’avait plus d’armure pour l’achever, et lorsqu’il allait frapper le ventre du japonais, un éclair de lumière rouge le fit reculer et un phénix de flammes s’interposa entre lui et son adversaire et vint recouvrir Ikki d’une nouvelle armure.
Antigonos : Comment ? J’avais réduit en miettes ton armure.
Ikki : Ne connais-tu pas la légende du Phénix ? Mon armure est capable de renaître de ses cendres.
Antigonos : Je ne connaissais pas cette légende en effet, mais ton corps, lui, ne répond pas à cette légende, c’est pourquoi je vais te battre.
Ikki : Tu ne pourras me battre avec ta technique, j’ai déjà connu l’enfer, et je ne succomberai pas à tes flammes.
Antigonos : Je vois, je n’ai donc pas d’autre choix que de te montrer la vraie puissance du chevalier Divin de Cendres.


La Naissance du Balrog !!!


Les morceaux noirs de l’armure d’Antigonos se séparèrent de son corps et se regroupèrent autour d’une forme invisible. Ils flottaient dans l’air donnant la forme d’un démon. Le corps d’Antigonos semblait comme embrasé.


Ikki : Qu’est ce que c’est ?
Antigonos : Mon armure a été créée à l’aide des cendres d’une créature mythique, le Balrog. Cette créature fut à l’aube des temps le représentant du diable sur Terre. Même après sa mort, une partie de son âme, si on peut appeler cela comme ça, résidait dans ses cendres. C’est elle aujourd’hui qui anime mon armure et va te donner la mort.


Le Balrog fonça alors sur Ikki et commença à enchaîner des coups de poing à une vitesse surpassant largement celle d’Antigonos. Le chevalier d’Athéna se défendait comme il pouvait, mais lorsqu’il tentait de frapper son adversaire, les morceaux d’armure se décomposaient pour l’éviter. De plus, frapper l’armure ne provoquait aucun dégât à Antigonos qui était dans une sorte de méditation pour contrôler le Balrog. Ikki fut projeté contre un mur et le Balrog s’arrêta un moment.


Ikki : Tu es un homme d’honneur Yourkov, pourquoi te rabaisses-tu à servir un dieu qui méprise la vie humaine ?
Antigonos : Je ne sers aucun dieu comparé à toi, je suis au service d’un homme de bien, Alexandre le Grand.
Ikki : Ne connais-tu pas la légende d’Alexandre ?
Antigonos : Quelle légende ?
Ikki : Alexandre le Grand n’était pas un humain, c’était le fils d’un dieu, un dieu qui par la suite l’a manipulé afin de détruire les Sanctuaires terrestres sans que ses congénères ne se rendent compte qu’il tirait les ficelles, laissant ainsi les hommes se battre entre eux. La chute d’Alexandre n’est pas due à une maladie comme on le raconte, mais au fait qu’il avait découvert la vérité, et plutôt que de continuer à servir son père et d’étendre son empire, il a choisi de laisser les humains libres de leur destin. Cependant, son père n’a pas apprécié cette trahison, et a emprisonné l’âme d’Alexandre et de ses généraux dans leurs armures. Petit à petit, vous perdez vos personnalités, et celles des généraux prennent la place. Ne le comprends-tu pas ?
Antigonos : Tu racontes n’importe quoi !
Yourkov : Et s’il avait raison, si cette voix …
Antigonos : Ne l’écoutes pas, il essaye d’empoisonner ton esprit.
Yourkov : Serais-je en train de perdre ma personnalité ?
Yourkov : Donne-moi, s’il te plait chevalier, le nom de ce dieu qui manipule nos pensées.


Ikki remarqua le changement d’attitude de Yourkov, mais le Balrog était toujours entre eux et il devait faire attention à ce qu’il allait dire.


Ikki : Pourquoi veux-tu le savoir ?
Yourkov : Ceci ne te regarde pas, j’ai mes raisons.
Ikki : Puisque je suis un homme d’honneur, je vais te le dire, ce dieu, c’est …


Une Dimension inconnue, hors du temps.


Voix féminine : Tu perds le contrôle de la situation, il semblerait que les chevaliers d’Athéna en savent plus sur toi que tu ne le pensais.
Voix masculine : Ce n’est pas grave, nous sommes des dieux, nous n’avons rien à craindre de ces humains.
Voix féminine : Nous ?
Voix masculine : Bien sûr, ton mari, toi et moi.
Voix féminine : Désolé, mais seul ton nom est connu, je crois donc qu’il est temps pour nous de nous retirer.
Voix masculine : Comment oses-tu ? Après tout ce que j’ai fait pour vous.
Voix féminine : Bonne chance mon frère …


Prison Macédonienne, Hors de l’espace, Hors du temps.


Après la révélation d’Ikki, Antigonos était devenu comme fou et avait lancé son Balrog sur Ikki. L’armure de celui-ci commençait à se craqueler et il sentait que certaines côtes avaient cédé. Il essayait tant bien que mal de se dégager, mais il n’y arrivait pas.


Yourkov : Arrête, ce n’est plus mon ennemi.
Antigonos : Cette décision ne t’appartient plus, je suis désormais suffisamment fort pour prendre possession de ce corps seul.
Yourkov : Alors le chevalier du Phénix avait raison, nous ne sommes que des pantins dans les mains avisés d’un dieu et de ses servants.
Antigonos : Croyais-tu vraiment profiter de ma puissance sans rien en retour ? Vous avez voulu devenir puissants, on vous a laissés faire pendant un temps, mais devant vos hésitations nous n’avons plus le choix.
Yourkov : Je ne te laisserai pas faire !


Le cri de Yourkov surprit Ikki qui le vit à nouveau se tenir la tête, bien qu’il ne comprenne toujours pas ce qu’il arrivait à Yourkov, il essaya de se dégager de l’étreinte du Balrog pour lancer une attaque.


Les Ailes du Phénix !!!


L’attaque fondit sur Yourkov, mais alors qu’elle allait le toucher, l’armure de Cendres reprit sa place sur les épaules du bulgare et le protégea de la majorité des dégâts. Le regard de Yourkov était de nouveau serein, Ikki tomba à genoux, épuisé par le combat contre le Balrog. Il sentait que son cosmos ne pourrait plus brûler longtemps, il fallait en finir.


Yourkov : Tu m’as convaincu chevalier.
Ikki : Quoi ?
Yourkov : J’ai enfin compris pourquoi tu te battais. C’est pourquoi je ne veux plus avoir à me battre contre toi.


Yourkov prit alors la position du lotus et récita des incantations qu’Ikki ne pouvait entendre. Son cosmos se concentra au cœur de son armure comme précédemment brillant de milles flammes.


Yourkov : Adieu, chevalier.


Une explosion embrasa toute la prison comme un soleil arrivé en fin de vie. Les murs furent désintégrés instantanément.


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