Bienvenue sur Saint Seiya Animecdz
  




Cette fiche vous est proposée par : Guilux


Guerres Helléniques

Struma, Macédoine, 6 juin 2007, 8h30.



La Macédoine était l’un des plus pauvres pays de l’ex-Yougoslavie et son instabilité politique et religieuse en faisait une vraie bombe à retardement. Après la déclaration d’indépendance, des extrémistes de tous bords avaient essayé de prendre le pouvoir, mais jusqu'à présent aucun n’avait réussi. Malheureusement après l’assassinat du président Outchko, une véritable guerre civile s’était déclarée entre orthodoxes et musulmans.



Loin des tumultes du nord du pays, il existait dans le sud des régions isolées que la guerre avait épargnées. Il s’agissait principalement de régions montagneuses où de petites communautés étaient dispersées dans de multiples villages, lesquels dépassaient rarement la centaine d’habitants. Struma était l’un ces petits villages enclavés. Perché dans la paroi d’une falaise, ses habitants vivaient principalement de la vente de la viande de mouton. Leur maire se nommait Antoniev Markov, c’était un berger choisi par tous pour représenter le village devant les institutions officielles.



Alexeï, le fils d’Antoniev, avait grandi dans ce village, mais à la différence des autres enfants, il avait eu la chance d’étudier à Skopje, la capitale du pays. C’est là qu’il avait découvert que les dirigeants de son pays n’étaient que des escrocs qui s’enrichissaient sur le dos des paysans et bergers comme ceux de son village. Pendant ses études à la faculté d’histoire et de géographie de Skopje, il avait été fasciné par la façon dont Alexandre le Grand avait soumis tous les peuples de la Grèce antique, de Perse et d’Egypte. Sa fascination l’avait poussé à écrire une thèse sur la vie d’Alexandre et il avait fait une découverte sensationnelle. A la mort de l’empereur, son armure ainsi que celles de ses généraux avaient disparu dans le sud du pays, non loin de son village natal. Il avait donc abandonné ses études et sous prétexte de vouloir aider son père au village, il poursuivait ses recherches dans la région. Malheureusement après sept années de recherches acharnées, il n’avait pu mettre la main sur ce trésor. A la différence de ses compatriotes, majoritairement bruns, Alexeï était pourvu d’une courte mais abondante chevelure blonde, qui reflétait la lumière du soleil. Ses yeux d’un bleu profond en faisaient l’un des garçons les plus convoités par la gent féminine de la région. Sa grande taille et sa musculature en auraient fait un bon soldat, mais les guerres auxquelles se livraient ses compatriotes ne l’intéressaient pas, car elles étaient dirigées par des hommes avides de pouvoir qui n’avaient que faire de la population macédonienne.



Ce jour là, le père d’Alexeï l’avait chargé d’aller au village voisin pour négocier une nouvelle répartition des parcelles de pâturage. Il profitait de ce magnifique temps, mais ne doutait pas que d’ici peu la guerre atteindrait son village et entraînerait mort et désolation. Il avait un peu de temps avant son rendez-vous, et il décida de passer par les montagnes plutôt que de prendre la route habituelle. Alors qu’il marchait depuis près d’une heure, il aperçut soudain une fissure dans la paroi rocheuse qui bordait le sentier. Comme attiré par une force inconnue il s’approcha et constatant qu’il pouvait s’y glisser il décida d’avancer vers l’intérieur. Il faisait noir et l’odeur nauséabonde donnait envie de quitter l’endroit, mais au fur et à mesure qu’il progressait une lueur apparut dans le fond. Il déboucha alors dans une salle couverte de mousse phosphorescente, avec au centre de la pièce, un objet d’où émanait une lumière bleutée. Le sol était jonché de cadavres en décomposition, ce qui expliquait l’odeur infecte qui régnait dans cet antre. En s’approchant de l’objet phosphorescent Alexeï découvrit que c’était une armure qui était disposée sous la forme d’un homme tenant une lance dans sa main. Il se rendit compte alors de la présence de cinq autres armures dans la pièce. En scrutant un peu plus la première armure, il reconnut l’homme qui était représenté : Alexandre le Grand. Après sept années de recherches infructueuses, il les avait trouvées, les armures d’Alexandre.



La seconde armure était en diamant, et ressemblait à une Amazone, une de ces guerrières mythologiques qui utilisaient les hommes uniquement pour se reproduire et qui étaient reconnues pour leurs grandes qualités de guerrières. La troisième armure était noire comme la nuit et malgré tous ses efforts, Alexeï n’arrivait pas à en discerner les formes. La quatrième semblait représenter un démon, noir et jaune comme les flammes des enfers. Les cornes sur le casque étaient courtes mais acérées, le reste de l’armure était massive et totalement noire parcourue par de minces filets jaunes aux jointures des différentes parties de l’armure. La cinquième était d’un bleu turquoise rappelant les sirènes de l’antiquité, mais sa forme était étonnante puisqu’elle ressemblait à un enfant en train de prier. Enfin la dernière était d’un blanc pur et représentait un homme debout sans particularité aucune, il ressemblait à un gladiateur, l’armure était simple, mais la puissance qui s’en dégageait était énorme. Alexeï s’approcha de l’armure d’Alexandre et la toucha. Tout d’un coup un éclair de lumière emplit la salle, le sol se mit à trembler. La montagne s’ouvrit en deux et six étoiles furent emportées vers la capitale macédonienne.



Athènes, Grèce, 6 Juin 2007, 14h00.



Malgré son statut de Grand Pope et ses obligations inhérentes, Seiya avait décidé de ne pas vivre au Sanctuaire. Il s’était donc installé en ville, dans un appartement, avec Shina qu’il avait épousée. Depuis le départ d’Athéna, il n’avait pas eu beaucoup de choses à faire, à l’exception de choisir des jeunes gens qui aspiraient à devenir chevaliers, et de les envoyer dans les différents centres de formation tenus principalement par ses amis. Mais Seiya surveillait néanmoins avec attention la situation géopolitique des Balkans qui ne cessait de se dégrader. En cela, les nouvelles provenant de la Macédoine voisine ne lui disaient rien de bon, il avait un mauvais pressentiment. Il se promenait en ville quand il apprit la nouvelle sur les télévisions du magasin d’électroménager devant lequel il se trouvait.



Journaliste : Nous apprenons à l’instant qu’une violente explosion a littéralement soufflé une montagne dans le sud de la Macédoine, qui était pourtant une des rares régions que la guerre avait épargnées jusqu'à aujourd’hui. Les raisons de cette explosion sont encore inconnues même si toutes les pistes mènent vers l’explosion d’une base secrète de l’armée macédonienne. Nous vous donnerons plus de renseignements dès que possible.


Seiya : Une base militaire, si proche de la frontière grecque, cela semble peu probable. Se pourrait-il que cette explosion soit l’œuvre de ce cosmos hostile que je ressens depuis quelque temps ?


Shina : A quoi penses-tu Seiya ?


Seiya : J’ai un mauvais pressentiment, cette explosion cache plus de choses que ce que l’on croit. Il faut que je retourne au Sanctuaire. Shina envoie des messagers à tous les chevaliers d’Or et les chevaliers Divins, je veux les voir de toute urgence.


Shina : D’accord, je te rejoins après.


Seiya : Non !! Je veux que tu regroupes toi-même Jabu, Ichi, Ban, Geki et Nachi et que vous alliez à la fondation au Japon où vous attendrez mes ordres.


Shina : Mais pourquoi ?


Seiya : Obéis ! Ce n’est pas ton mari qui parle, c’est un ordre du Grand Pope.



Le ton dur qu’avait employé Seiya fit peur à Shina, mais elle obéit sans rien demander de plus.



Seiya : Désolé ma chérie, mais je sens le danger approcher du Sanctuaire et je ne veux pas que tu risques ta vie.



Skopje, Macédoine, 6 Juin 2007, 14h05.



Alexeï n’avait pas réellement compris ce qui venait de lui arriver, mais il sentait au fond de lui que la découverte de ces armures allait changer le cours de sa vie. Il avait le sentiment que grâce à lui, la Macédoine recouvrerait sa grandeur passée, mais il ne pouvait pas encore expliquer pourquoi. Lorsqu’il avait touché l’armure, il avait ressenti une énorme énergie entrer dans son corps, et une multitude d’images avaient traversé son esprit pendant un temps qu’il n’avait pas réussi à mesurer. Il avait atterri au cœur de la capitale sans trop comprendre comment, des fusillades éclataient de partout et il alla se réfugier dans une église en ruines pensant y être en sécurité. Lorsqu’il entra il fut saisi à la gorge par une main de femme qui le projeta au sol. Il se trouva alors nez à nez avec trois fusils automatiques braqués sur lui par trois jeunes hommes. La jeune fille qui l’avait mis au sol était grande et athlétique, ces longs cheveux châtains tombant en boucles sur ses épaules, elle avait de magnifiques yeux verts qui séduirent immédiatement Alexeï. Elle était très belle et le fait d’avoir été mis au sol par cette créature procura à Alexeï un sentiment particulier de honte et de plaisir. Les trois hommes étaient tous vêtus d’un uniforme de militaire, mais si les deux premiers le remplissaient bien, le troisième était trop maigre pour bien le porter et avait un visage d’enfant. Ses courts cheveux roux contrastaient avec ses yeux bleu turquoise. L’un des deux autres était énorme et ses cheveux rasés lui donnaient l’air d’un militaire, son regard était empli de haine, et ses yeux étaient noirs comme les ténèbres. Le dernier dégageait une véritable impression de sérénité, ses cheveux de couleur argentée étaient mal coiffés et il portait des lunettes de soleil, qui ne permettait pas à Alexeï de distinguer ses yeux.



Le Gamin : Hé toi, que fais-tu ici ?


Alexeï : Euh, je suis catholique, je venais chercher refuge auprès de notre Seigneur.


La Brute  : Tu tombes mal, nous haïssons tous ces religieux qui se disent les envoyés de Dieu.



La haine pouvait se lire dans leur regard et on comprenait facilement qu’ils avaient dû beaucoup souffrir, ce qui expliquait cet amalgame entre fanatique et simple croyant.



La Femme  : Assez bavardé !!! Débarrassons-nous de lui.


Voix : Attendez !!


L’Argenté : Qu’est ce qu’il y a Zarko, pourquoi t’interposes-tu dans cette affaire ?


Zarko : Cet homme vous a menti, il n’est pas catholique, il a dit ça car il pensait que vivant dans une église vous ne pouviez pas être des musulmans.



Alexeï aperçut enfin l’homme qui avait parlé, il avait les cheveux blancs coupés très court et portait une soutane. Ses yeux étaient empreints d’une froideur qu’Alexeï n’avait jamais vue chez un religieux. Ce qui était sûr, c’est que cet homme avait tout de suite compris le stratagème d’Alexeï, et cela le mettait plutôt mal à l’aise.



Zarko : Que fais-tu ici ? Et je te conseille de nous dire la vérité !



A la vue de ces cinq combattants réunis, Alexeï se rendit compte alors de l’étrange ressemblance entre les armures découvertes dans la grotte et ces réfugiés et il comprit enfin ce qui s’était passé. Il était l’élu. Lorsqu’il avait touché l’armure d’Alexandre, l’esprit guerrier de celui-ci s’était emparé de lui pour l’aider à rétablir l’ordre dans le monde moderne, comme l’avait fait son illustre prédécesseur. Il avait été ensuite envoyé à côté de cette église car là étaient réunis les élus des Dieux pour l’aider dans sa quête. Son cosmos venait de se révéler et il sentit monter en lui une puissance infinie. Alexeï dressa alors un bras vers le ciel et une colonne bleue l’engloba. L’armure qu’il avait découverte dans la grotte vint se positionner au-dessus de lui. Puis elle se décomposa et vint recouvrir son corps. Une fois portée l’armure ressemblait beaucoup à sa forme d’origine, un serre-tête avec l’emblème d’Alexandre le Grand sur le front ornait désormais la tête d’Alexeï, sur son plastron était gravée une scène de la mythologie grecque où l’on voyait Dionysos, le dieu du vin, festoyer avec ses bacchantes. Mais le plus impressionnant était la couleur de l’armure, un bleu surnaturel qui sortait de nulle part, aucune des cinq personnes présentes n’aurait pu dire dans quelle matière elle avait été forgée. Dans sa main une lance scintillait encore plus que l’armure.



La Brute  : Tuons-le !!!!



Les trois hommes tirèrent à bout portant sur Alexeï mais les balles n’atteignirent pas leur but, comme repoussées par une force invisible. D’un seul geste avec sa lance, Alexeï trancha les armes en deux et son cosmos paralysa ses cinq ennemis. Il partit alors de l’armure d’Alexeï des étranges nuages de fumée de couleurs différentes, noir, blanc, rouge, bleu et jaune, qui se dirigèrent vers les cinq personnes présentes. C’était en fait les cosmos des cinq généraux d’Alexandre emprisonnés dans son armure. Chacun sentit alors monter en lui une puissance incomparable, et ils comprirent que leur destinée était désormais liée à celle de cet homme. Alexeï diminua son cosmos et fixa ses nouveaux compagnons. Ils s’agenouillèrent devant leur nouveau chef.



Alexeï : Comment vous appelez-vous ?


La Femme  : Yakosklva.


La Brute  : Yourkov.


L’Argenté : Actéon.


Le Gamin : Ismaël.


Alexeï : Très bien, vous serez donc les cinq généraux de mon armée. Yakosklva, tu t’appelleras désormais Olympias et tu porteras l’armure divine de Cristal.



Il pointa sa lance vers elle et un souffle de glace engloba Yakosklva. L’armure de Cristal apparut devant celle qui s’appellerait désormais Olympias.



Alexeï : Yourkov, tu seras désormais Antigonos Monophthalmos et tu porteras l’armure divine de Cendre.



Il pointa sa lance vers lui et un brasier enflamma Yourkov, lorsqu’il s’éteignit l’armure de Cendre était face à lui.



Alexeï : Actéon, on te connaîtra désormais sous le nom d’Eumène de Cardia, et tu revêtiras l’armure divine d’Etoile.



Il pointa sa lance vers lui et un éclair frappa Actéon. L’armure d’Etoile apparut devant lui.



Alexeï : Ismaël, tu t’appelleras Parménion et revêtiras l’armure divine de Corail pour te battre.



Il dirigea sa lance dans sa direction, un jet d’eau recouvrit Ismaël et l’armure de Corail fit son apparition.



Alexeï : Et toi Zarko, tu deviens aujourd’hui Néarque, et tu seras notre guide spirituel en revêtant l’armure divine des Ames.



L’armure apparut alors devant Zarko.



Alexeï : Ensemble mes amis, nous reconstruirons l’empire de Macédoine !



Quelques jours plus tard la guerre civile était finie et Alexeï dirigeait le pays après avoir massacré tous ceux qui s’opposaient à lui. Il instaura de nouvelles lois pour le peuple afin que plus personne ne vive dans la misère en Macédoine. Mais malgré ses bonnes intentions, les pulsions guerrières d’Alexandre le poussèrent à regarder vers la Grèce.



Sanctuaire, Grèce, 10 Juin 2007, 10h00.



Les craintes de Seiya s’étaient révélées fondées. Il sentait ce cosmos noir grandir au nord et il ne comprenait pas encore comment le nouvel homme fort de Macédoine qui se faisait maintenant appeler Alexandre, avait obtenu une si grande puissance. Et il sentait déjà son regard tourné vers la Grèce. Ses émissaires n’étaient pas encore revenus, mais plusieurs chevaliers étaient présents au Sanctuaire pour défendre le temple d’Athéna le cas échéant. Mais le fait que les chevaliers Divins et les chevaliers d’Or n’aient pas encore répondu à son appel l’inquiétait profondément. En effet depuis quelque temps il avait remarqué que les nouveaux chevaliers se soumettaient de moins en moins à son autorité, et que l’absence d’Athéna permettait à certains chevaliers de se croire tout-puissants. Il avait dû à de nombreuses reprises rappeler à l’ordre certains chevaliers qui utilisaient leur cosmos pour leur profit personnel. Et il avait peur que lors de la bataille qui semblait maintenant inévitable, certains de ses chevaliers soient tentés de rejoindre l’ennemi.



Seiya fut coupé dans ses songes lorsque cinq cadavres atterrirent sur le parvis de son temple. Il reconnut immédiatement les corps des chevaliers de Bronze du Lièvre et de la Girafe, et les corps des chevaliers d’Argent de la Mouche, de Céphée et du Cocher. Leurs armures étaient complètement en miettes, les cinq chevaliers avaient été balayés comme un fétu de paille.



Seiya : Qu’est ce qui se passe ?


Voix : Alors voici le représentant d’Athéna sur Terre et ses fidèles chevaliers. Vous me faites rire.


Seiya : Qui est là ? Montre-toi !


Voix : Je me nomme Néarque.



Un homme sortit alors de derrière une colonne, son armure brillait d’un éclat noir comme la nuit. Elle ressemblait à la robe de cérémonie des prêtres de l’antiquité, mais curieusement, les contours en étaient flous et Seiya ne parvenait pas véritablement à la distinguer. Elle paraissait néanmoins très légère. Le visage de l’homme était caché par une sorte de capuche, qui lui rappelait les spectres d’Hadès.



Seiya : Que veux-tu ? Pourquoi as-tu tué ces chevaliers ?


Néarque : Je suis le représentant d’Alexandre. Et je suis venu vous ordonner à toi et à tous tes chevaliers de vous rassembler autour de lui et de rejoindre son armée.


Seiya : Comment !!! J’espère que tu te moques de moi. Jamais les chevaliers d’Athéna ne se joindront à un homme dont le premier désir est de faire la guerre.


Néarque : Alexandre ne veut pas la guerre, il souhaite la paix pour tous dans ce monde.


Seiya : C’est pour cela qu’il a fait exécuter tous les hommes qui s’opposaient à lui ? Drôle de façon d’envisager le bonheur pour tous.


Néarque : Pour obtenir la paix il est nécessaire de faire des sacrifices, c’est pour cela que si vous n’obéissez pas, j’ai ordre de vous tuer, comme je l’ai fait avec ces quelques chevaliers qui ont voulu m’empêcher de passer.



Seiya frémit en songeant aux cinq corps des chevaliers qui gisaient face à lui. Ils faisaient partie des plus forts guerriers de la nouvelle génération et ils avaient été balayés en deux minutes. Il fit exploser son cosmos et l’armure divine de Pégase le recouvrit. Il déploya les deux grandes ailes de son armure et se jeta vers son adversaire qui para son coup avec une simplicité déconcertante.



Néarque : Tu n’as aucune chance contre moi. Je peux lire dans ton âme et je connais tes faiblesses et tes forces.


Seiya : Très bien, nous allons voir de quoi tu es capable.



Les Météores de Pégase !!!



Les météores furent comme absorbés par l’armure de Néarque.



Néarque : Tu ne peux rien contre moi, mon armure est … Oh et puis non, tu ne mérites pas de le savoir, sache que bientôt la Grèce ne sera plus ! Maintenant je vais te crucifier sur le fronton de ton temple, afin que tu voies la fin de ton pays et que tous sachent ce qu’il en coûte de défier Néarque, le chevalier des Ames.



La rédemption du Christ !!!



Trois rayons lumineux frappèrent Seiya aux mains et aux pieds, brisant son armure. Il était immobilisé dans les airs, le corps dans la même position que celui du Christ.



Néarque : Tu ne peux plus bouger, mais ne t’inquiètes pas, tu auras ainsi l’honneur d’être aux premières loges pour voir la fin du règne d’Athéna sur la Terre. Ha ha ha ….


Alexandre : Très bien Néarque, je suis content de toi.



Alexandre entra dans la salle, suivi de ses autres généraux. Seiya observa cet homme qu’il avait tant redouté. Son cosmos était immense et ses yeux bleus emplis d’une froideur qui le fit frémir. Son armure étincelait comme si le soleil était contenu à l’intérieur de celle-ci. Seiya comprit alors que l’homme qui se trouvait face à lui n’était autre que la réincarnation même d’Alexandre le Grand et que sa soif de pouvoir en faisait un ennemi bien plus dangereux que tous ceux qu’il avait affronté jusqu'à présent.



Néarque : Alexandre, le Sanctuaire est totalement sûr, j’ai éliminé tous les chevaliers à l’exception du Grand Pope comme tu me l’avais demandé.



Alexandre n’adressa même pas un regard à Néarque. Toute son attention était déjà tournée vers Seiya qu’il fixait intensément. Il prit soin de regarder en détail le corps du Grand Pope de la tête aux pieds : il prenait visiblement beaucoup de plaisir à contempler le chevalier Pégase dans cette position. Levant les yeux vers Seiya, il eut un petit sourire moqueur.



Alexandre : Alors voici l’homme qui a défié les dieux ! On se demande comment ? Ou alors ces années d’inaction l’ont rendu plus inoffensif qu’un enfant.


Seiya : Qui es-tu ?


Alexandre : Qui je suis ? Tu le sais déjà, mais je vais quand même te répondre. Je suis celui qui va permettre au monde de renaître en un monde uni, un monde parfait, purifié de tous ces religieux qui souillent notre société. Je vais permettre à tous ces peuples de pouvoir enfin vivre libres et plus asservis par des hommes sans scrupules. Je suis venu pour recommencer l’œuvre d’un grand homme, pour achever son destin, nous allons rendre à la Macédoine le prestige qu’elle n’aurait jamais dû perdre. En ce jour de gloire, où le Sanctuaire d’Athéna a été vaincu, je me proclame, moi, alias Alexeï Markov, Empereur de Macédoine, et serai désormais connu sous le nom d’Alexandre de Macédoine !!!



Les craintes de Seiya furent confirmées par ce discours, cet homme était fou, même si certains de ses idéaux étaient bénéfiques à son peuple. Une paix basée sur le sang de nombreux innocents ne pouvait satisfaire Athéna. Il essaya de se libérer de la prise de Néarque sans succès. Ce dernier remarqua sa tentative et le regarda en souriant.



Néarque : Tu crois vraiment que tu peux m’échapper ? Personne ne peut échapper à la rédemption et maintenant je vais t’envoyer aux enfers!!


Alexandre : Non, attends !! Il peut encore nous servir. Je veux que tu l’enfermes quelque part d’où il ne pourra pas s’échapper.


Néarque : Oui votre altesse.


Alexandre : Ce n’est pas la peine de m’appeler ainsi, nous sommes tous des hommes, appelez moi Alexandre.


Néarque : Bien, Alexandre.



Néarque se plaça alors face à Seiya et commença à marmonner des incantations en latin. Seiya sentit alors son âme quitter son corps et être aspirée par Néarque.



Néarque : Désormais, ton âme fera partie de mon armure. Tu verras ainsi l’accomplissement d’Alexandre, la création d’un monde parfait.



Seiya comprit alors pourquoi il n’avait pu distinguer l’armure de Néarque : elle n’était pas ordinaire, elle était composée d’âmes humaines. Il était toujours conscient, mais il voyait désormais le monde comme s’il se trouvait dans le corps de Néarque, mais qu’il ne pouvait pas le diriger. Son corps n’était désormais plus qu’une masse de chair et d’os que l’on emmena dans la chambre à coucher, sans même prendre la peine de retirer l’armure divine de Pégase.



Seiya : Mais comment ces hommes ont-ils fait pour avoir une telle puissance ? Et d’où proviennent ces armures qui ne ressemblent en rien à toutes celles que j’ai vu auparavant ?

Commencer







Recopier le nombre avant d'envoyer votre formulaire.




© 2002-2019 Animecdz. Tous droits réservés. Saint Seiya © Toei Animation, Bandai et Masami Kurumada