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Cette fiche vous est proposée par : Sage_Panda


Poséidon – Origins

            Il était près de deux heures du matin. Les dernières patrouilles rôdaient au cœur d’Athènes. Alrisha ne trouvait pas le sommeil. Il était couché sur son lit de paille fait maison, aux abords de la ville. Fatigué de ne pas pouvoir dormir, il préféra se lever. La nuit était vraiment belle et étoilée, tout comme la lune bien dégagée et pratiquement pleine. Certaines étoiles semblaient briller davantage que les autres. Alrisha ne connaissait rien en astrologie mais un groupe d’étoiles se distinguait près de la constellation d’Andromède, c’était la seule qu’il connaissait. Sans y prêter davantage d’importance, il profita du calme avoisinant pour aller faire un tour en ville.


            Erysichton utilisa une nouvelle fois sa méthode personnelle pour rentrer dans ses appartements. Il avait préparé une grande corde attachée sur le balcon de sa chambre et il l’escaladait pour rejoindre ses quartiers, tout en faisant le moins de bruit possible. La fenêtre était grande ouverte, exactement comme il l’avait laissé lors de son départ. Une fois à l’intérieur, il remonta la corde et la rangea dans un placard.


 


«  Enfin tu es là… »


 


Une voix s’était élevée dans la petite pénombre mais c’était une voix familière et féminine. Il n’en fallut pas plus pour permettre au Prince de l’identifier.


Erysichton (le cœur battant) : Pandrose… S’il te plait, la prochaine fois, préviens-moi. J’ai failli avoir une attaque…


Pandrose : Excuse moi… c’est juste que j’étais un peu inquiète.


Erysichton : Ce n’est pas grave…


            Le frère et la soeur se regardèrent quelques instants, Erysichton sentait que quelque chose n’allait pas.


Erysichton : Qu’y a-t-il ?


Pandrose (gênée) : Père a demandé l’aide de Poséidon…


Erysichton : Comment ?


Pandrose : Aglaure a réussi à le convaincre !


Erysichton : Poséidon ne nous aidera pas… il fera semblant !


Pandrose : Comment as-tu eu de telles certitudes ?


Erysichton : Parce que Poséidon convoite ces terres pour éteindre son Royaume maritime ! N’as-tu pas encore compris pourquoi l’air est aussi sec ? Aucune pluie, rien… C’est pour cela que demain, je me rendrai au Sanctuaire d’Athéna…


Pandrose : Pardon ?


Erysichton (sur un ton pressé) : Nous n’avons pas le choix Pandrose, les gens ont faim, pas soif et nous n’avons rien à leur donner. Une révolte se prépare, il faut agir avant qu’elle n’éclate ! De plus, Athéna est la divinité la plus proche avec Poséidon mais elle n’est pas conquérante, je sais qu’elle nous aidera.


Pandrose (étonnée) : Comment sais-tu tout ça ?


Erysichton (tête baissée, tournant un peu en rond) : Je… j’ai été attaqué… par des villageois.


Pandrose : Comment ?? Tu n’as rien ?


Erysichton : Non rassures toi, je vais bien. Quelqu’un est venu à ma rescousse.


Pandrose : … C’était lui ?


Erysichton : …


Pandrose : Réponds-moi s’il te plait…


Erysichton : Oui…


Pandrose : Tu sais que Père ne veut pas que tu le voies !


Erysichton : Pandrose, Alrisha m’a sauvé la vie ! Je ne serais peut-être pas là sans lui…


Pandrose : Je sais… Ce n’est pas ce que je voulais dire… C’est juste que je t’envie car j’aimerais tant le rencontrer… mais Père est constamment dans mon dos, je n’ai pas ta liberté.


Erysichton (étonné) : Hein ?


Pandrose : Je t’en prie, ne dis rien à Père…


Erysichton : Mais non mais… explique moi…


Pandrose : Souviens toi de la fois où Père t’as surpris avec lui près de ton ancienne école. C’est ici que pour la première fois, mon regard a croisé le sien et il m’a tendu une magnifique rose rouge… Je n’ai pu lui répondre que par un sourire… Jamais je n’ai eu l’occasion de lui parler jusqu’ici mais j’aimerais tant que ça arrive…


Erysichton (étonné) : Pandrose, je…


Pandrose : Je suis certaine qu’il a quelque chose pour moi, qu’il ne m’a pas oubliée…


Erysichton sortit la rose rouge qu’Alrisha lui avait donnée tout à l’heure. Elle avait conservé tout son éclat et les quelques rayons de lune qui pénétraient dans la pièce la rendaient encore plus belle qu’elle ne l’était.


Pandrose : C’est… pour moi ?


Erysichton : Il m’a dit de te la donner…


Pandrose saisit délicatement la rose que tenait son frère dans ses mains, la contemplant pendant plusieurs minutes. Une petite larme se dessina sur le coin de son œil droit, larme qu’Erysichton s’empressa d’essuyer…


Erysichton : Ne t’inquiètes pas… Je suis sur qu’un jour, tout sera possible !


Pandrose : Tout nous sépare…


Erysichton : La roue tourne chère sœur… le temps vous laissera votre chance, j’en suis convaincu.


Pandrose : Je l’espère…


            Erysichton sourit et prit sa sœur dans ses bras. Il est vrai qu’elle avait de quoi être triste. Alrisha était pauvre et vivait dans la rue alors qu’elle vivait dans un grand palais et était plus riche que tout le reste de la population.


            Alrisha se baladait dans les rues de la ville, la nuit était toujours aussi belle et il n’y avait que pendant l’obscurité que le jeune garçon pouvait se mouvoir dans la cité sans être dévisagé ou insulté. C’était le moment préféré de ses journées… Il arrivait à la hauteur du forum où la vue dégagée donnait lieu à une vue magnifique sur le palais Royal.


Alrisha (pensif et triste) : Pandrose…


            Au même moment, Pandrose se trouvait sur le balcon de ses appartements au palais. Elle aussi n’avait qu’Alrisha en tête. Elle porta sa main droite sur son cœur, la rose entre les doigts et ne prononça qu’un seul mot avant d’aller se coucher…


Pandrose : Alrisha…


            Le jeune garçon faisait le tour de la place, chantonnant tout bas en pensant à celle qu’il considérait depuis toujours comme sa bien-aimée, espérant que le destin les fasse se rencontrer un jour. Les premiers bâillements survinrent assez vite, il était temps d’aller dormir.         Une fois rentré, il s’installa confortablement sur son lit de paille. Le sommeil ne mit pas longtemps à arriver…


            L’ombre musicale s’approcha de lui, jouant de sa flûte un air sans aucune note machiavélique. Il faisait sombre, Alrisha n’avait aucune visibilité. La silhouette qui se dirigeait vers lui était entourée d’un halo de lumière blanc, créant un fort contraste empêchant le jeune homme de discerner le visage du flûtiste. L’étranger continuait de jouer de sa flûte. Elle semblait avoir un effet sur les hommes, son chant l’ensorcelait. Alrisha marcha en sa direction mais il avait comme un malaise au fur et à mesure que ses pas progressaient. Quelque chose rôdait autour de lui. Le jeune homme sortit une rose mais celle-ci se fana aussitôt, perdant sa couleur rouge écarlate… Le halo de lumière qui entourait le flûtiste vira au bleu ciel et sa mélodie s’accéléra, troublant les sens d’Alrisha. Une voix rauque résonna dans sa tête, comme si quelqu’un voulut s’introduire en lui.


 


« Viens… »


 


« Viens à moi… »


 


Alrisha : ARRETEZ !!!


            Le jeune homme mit ses mains sur ses oreilles, tentant vainement de se les boucher mais cela ne servait à rien, la mélodie du flûtiste passait au travers. Ce dernier se mit à marcher dans la direction du jeune homme continuant de tenir son instrument à ses lèvres.


 


« Viens à moiii… »


 



 


            Le Sanctuaire. Nous voici au cœur de la demeure d’Athéna, déesse de la guerre sage. Ce lieu sacré était facilement repérable de loin grâce à la gigantesque statue qui en ornait le sommet. Celle-ci tenait dans sa main droite Niké, la déesse de la victoire, représentée ici sous une forme similaire à un ange. En sa main gauche se trouvait un gigantesque bouclier, témoin du sentiment de protection qui émanait de ce lieu.


            Erysichton ne se trouvait plus très loin maintenant, il était parti voici quelques heures, vers le milieu de la matinée, en cachette, afin d’éviter que son père le voie. Poséidon ou un de ses subordonnés devrait arriver en journée à Athènes, il fallait donc se dépêcher. Les quelques kilomètres restants n’étaient pas vraiment de tout repos mais plutôt une sympathique partie d’escalade. Heureusement, les parois n’étaient pas difficiles. Le jeune Prince parvenait sans trop de mal à se hisser. Le dernier effort fut l’effort de trop. Une pierre glissa, déséquilibrant le jeune homme mais qui parvint à se rattraper en s’agrippant comme il put à la paroi.


 


«  Aieuuu… Eh ! Fais attention, t’es pas tout seul ici !! »


 


            Une voix familière résonna quelques mètres plus bas. A en juger le ton, cette personne a pris la pierre sur la tête mais visiblement avec humour…


Erysichton (étonné) : Alrisha… Toi ici ?


Alrisha (le rejoignant) : Pff… Tu pensais que j’allais te laisser partir seul ? Allez monte !


            Les deux garçons montèrent au sommet de la colline, un petit plateau rocailleux s’offrait devant, l’immense statue d’Athéna droit devant mais à une altitude bien plus élevée encore.


Erysichton : Comment as-tu fait pour me rejoindre aussi vite ?


Alrisha (ironisant) : Tu manques d’entraînement, moi pas…


Erysichton : À ce propos, je t’ai fait mal ?


Alrisha : Non, ne t’inquiètes pas… En revanche, ton bras…


Erysichton : Oh… Petite blessure sans doute causée lorsque j’ai voulu m’agripper, rien de méchant.


Alrisha : Tant mieux alors ! Nous sommes loin du Sanctuaire ?


Erysichton : Du tout, l’entrée est droit devant à l’ouest… En tous cas, merci d’être venu…


Alrisha (souriant) : Un ami m’a dit hier soir… L’amitié est quelque chose de sacré !


Erysichton (ravi) : Ça fait plaisir…


            Après un peu de marche, le Sanctuaire se donna aux deux jeunes hommes. C’était un lieu vivant avec des temples et des habitations partout. Ils se trouvaient à l’entrée de la colline sacrée et à l’extrémité de la ville avoisinante. Loin derrière, au sommet de la colline, on apercevait une partie de la statue d’Athéna. Plein de gens bougeaient autour d’eux tandis que des ruines jonchaient le sol. Cependant un énorme vacarme attira leur attention. Un vaste colisée s’y trouvait. Attirés par curiosité, les jeunes garçons s’y rendirent. Des hommes s’y entraînaient. Deux se battaient pendant qu’une trentaine d’autres jouaient les supporters. L’un était de très grande taille, d’une musculature à faire peur à un ours tandis que l’autre avait un physique plus modeste et tentait vainement de faire mal au colosse qui lui faisait face. Ce dernier jouait avec son adversaire, lui décochant de formidables directs.


Erysichton (légèrement crispé) : Aie…


Alrisha : Le pauvre, il s’y prend mal…


Garde supporter : Comment ? Tu prétends faire mieux sans doute ?


Alrisha (effrayé) : Non, ce n’est pas ce que je voul…


Garde : Mettez-le au centre face à Hélios le colosse !


Les autres gardes : Ouaaaiiiiiiiiis !!


            Alrisha avait beau tenter de se justifier, lui et Erysichton se retrouvaient désormais au centre de l’arène, avec trente et une paires d’yeux rivés sur eux et face à un colosse d’une force redoutable.


Erysichton : Écoutez on pourrait…


Hélios : La ferme !!


            Le Prince reçut une formidable gifle qui le fit virevolter et s’écraser lourdement sur le sol. Il saignait du nez et était sérieusement secoué. Au sommet du colisée, sans que personne ne le remarque, quelqu’un les surveillait.


Alrisha : Erysichton !!


Hélios : Héhé… A ton tour !!


            Le mastodonte dirigea son poing sur Alrisha mais celui le stoppa net de ses mains avant de basculer pour se retrouver debout sur le bras et lui décocher un fantastique coup de pied au visage. Hélios vola en arrière, titubant sérieusement étant touché à la tête mais quelques secondes après, il commença à retrouver son équilibre, une belle balafre au visage.


Hélios : Ce… Ce n’est pas vrai, comment as-tu fait ça ?


Alrisha (énervé) : Tu vas regretter ce que tu lui as fait !


Hélios : C’est ce qu’on verra !!


Hélios perdait son sang-froid, il fonça tête baissée sur Alrisha qui lui décocha un nouveau coup de pied au visage, faisant s’écrouler le géant de chair.


Gardes : Non mais pour qui il se prend celui-là ? On va lui faire sa fête les gars !


            Alrisha prépara alors sa dernière carte, la rose rouge. Erysichton qui assistait tant bien que mal à la scène n’en croyait pas ses yeux. Son ami créait ses roses comme bon lui semblait et plus étrange encore, lorsqu’il était dans un certain état d’animosité, une lueur bleu ciel semblait l’entourer, celle-ci virant au doré avec les rayons du soleil. Les gardes et Hélios foncèrent sur Alrisha, toutes armes dehors lorsqu’une voix féminine les interrompit.


 


« Ça suffit !! »


 


Tout le monde se retourna en direction de l’inconnue qui observait la scène depuis le début. Celle-ci descendit une à une les marches, sous les yeux prudents des gardes qui avaient l’air de connaître la personne.


Inconnue : Laissez nous, je vais m’occuper d’eux…


Hélios (bégayant) : Très bien ! Nous… Nous vous les laissons !


Les gardes s’en allèrent sans demander leur reste. Visiblement, cette inconnue avait l’air de laisser imposer un certain respect. Elle se tenait face à Alrisha qui n’avait pas baissé sa garde. L’inconnue portait toujours sa toge marron qui empêchait toute distinction de son visage ou de ses vêtements. Erysichton parvint à se relever tant bien que mal, toujours légèrement sonné.


Alrisha : Ça va aller ?


Erysichton (ironisant) : Oui… Ne t’inquiètes pas, j’ai connu pire !


            L’inconnue s’avança vers le Prince, Alrisha voulut ne pas le laisser faire mais il était dans l’incapacité de bouger, comme paralysé par quelqu’un ou quelque chose…


Alrisha (paralysé) : Mais qu’est ce que…


Inconnue (à Erysichton) : Ne bougez pas…


            Le Prince préféra obéir et resta immobile et droit. La jeune femme posa ses mains sur le visage et le bras du jeune homme blessé. Erysichton ne parvint pas à décrire à son ami ce qu’il ressentait. Toute trace de douleur semblait disparaître de lui, toute douleur et toute animosité envers ceux qui les ont attaqué. Il était comme dans une havre de paix et de bien être. La jeune fille le lâcha.


Erysichton (étonné) : Je… Je suis guéri ! Merci !


Alrisha (mobile) : Ça alors…


Inconnue (à Alrisha) : Je suis désolée… j’ai dû vous immobiliser pour ne pas que vous fassiez une bêtise.


            Elle retira sa cape, laissant paraître son visage à la lumière. C’était une magnifique blonde avec semble-t-il une longue chevelure qui descendait dans son dos mais qui était cachée par sa toge. Entre ses deux yeux bleus se trouvaient une sorte de petite tâche rosée circulaire, située à la base du front.


Erysichton (sans voix) : …


Alrisha (surpris) : Eh bien… A dire vrai, suite à ce qui s’était passé, je ne pensais pas que… Enfin bref, nous ne sommes pas venus ici p…


Inconnue (l’interrompant) : Je sais pourquoi vous êtes ici. Suivez-moi, elle vous attend…


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